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Politique

VIDÉO - Limitation à 80 km/h : "J'assume l'impopularité de cette mesure", dit le Premier ministre sur France Bleu

vendredi 4 mai 2018 à 7:57 - Mis à jour le vendredi 4 mai 2018 à 10:57 Par Régis Hervé et Isabelle Gaudin, France Bleu Berry et France Bleu

Présent dans le Cher depuis ce mercredi, le Premier ministre était l'invité de France Bleu Berry ce vendredi matin. Edouard Philippe est revenu sur le mouvement de grève à la SNCF, la limitation à 80 km/h sur les départementales ou encore la désertification médicale.

 Edouard Philippe était l'invité de France Bleu Berry ce vendredi
Edouard Philippe était l'invité de France Bleu Berry ce vendredi © Radio France - Olivier Loridan

Cher, France

Le Premier ministre était l'invité de France Bleu ce vendredi matin, au troisième jour du séminaire gouvernemental qui s'est déroulé dans le Cher. L'occasion pour Edouard Philippe de revenir sur plusieurs des sujets qui suscitent des inquiétudes dans le monde rural.

Le passage de 90 km/h à 80km/h au 1er juillet sur les routes secondaires : "Une politique de sécurité publique"

Pour justifier l’intérêt de cette mesure, le chef du gouvernement rappelle que chaque année, 3.600 personnes perdent la vie sur les routes françaises, 72.000 sont blessées dont 25.000 grièvement et qui vivront pour la plus part, avec des lésions  permanentes : "des gens qui vont être marqués toute leur vie ainsi que leur entourage". En rappelant que depuis 15, 20 ans, le nombre de morts et de blessés graves sur les routes a toutefois baissé. Le Premier ministre précise qu'à chaque fois, cela s'est fait avec des mesures "qui, c'est vrai, venaient contraindre un peu la liberté des français, en les obligeant à porter des ceintures, en les obligeant à rouler moins vite" et notamment en ville.

Pourquoi ne pas laisser aux présidents des conseils départementaux la liberté de choisir les axes sur lesquels il faudra rouler à 80kmh ?

Edouard Philippe reconnait qu'au début tous les élus locaux sont montés au créneau contre cette mesure. Aujourd'hui, selon le chef du gouvernement, les positions ne sont plus tout à fait les mêmes : "A chaque fois que je rencontre un président de conseil départemental, pas en public, en tête à tête, les yeux dans les yeux, ils me disent : "prenez votre décision, peut être qu'on la critiquera mais prenez là". Le Premier ministre dit par ailleurs assumer l'impopularité de cette mesure : " Si dans deux ans, on constate une baisse significative du nombre de morts et de blessés graves, je serai très heureux d'avoir accepté cette impopularité".

Les maisons de santé pluri-disciplinaires, c'est une des solutions et ça marche, contre la désertification médicale " - Edouard Philippe

Aujourd'hui dans l'Indre, 15.000 personnes n'ont plus de médecin référent ; le Cher lui, a perdu 23% de ses médecins généralistes entre 2010 et 2017, et avec les départs à la retraite, la situation ne va pas s'arranger dans les années qui viennent. Alors, dans ce contexte, est-ce qu'il ne faudra pas revenir un jour sur la liberté d’installation, contraindre les jeunes médecins en les obligeant à s'installer au début de leur parcours dans des zones sous dotées ? A cette question, le chef du gouvernement répond que si on allait vers cette voie, on changerait de nombreux aspects du système de santé français mais surtout "cette règle serait facilement contournée". 

Pour Edouard Philippe, "le problème, c'est que les jeunes médecins s’installent beaucoup plus tard ou préfèrent ne pas s'installer et effectuer des remplacements". Pour le chef du gouvernement, il faut d'abord libérer du temps aux médecins pour exercer la médecine, les débarrasser au maximum des tâches administratives. Pour lutter contre la désertification médicale, Edouard Philippe insiste sur la nécessité de développer la télé-médecine ou encore les maisons de santé pluri-disciplinaires :  "Ça marche, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : faut pas avoir la maison avant le projet de soins !"

Réforme et grève à la SNCF : "Il y a des choses qui ne sont pas négociables"

Lundi prochain, le Premier ministre doit recevoir les organisations syndicales de la SNCF et il prévient "Nous ne reviendrons pas sur l'ouverture à la concurrence, nous reviendrons pas sur la réorganisation de l’entreprise ou sur la fin du recrutement au statut". Dans le même temps, Edouard Philippe précise qu' il y a encore des sujets a discuter, comme les modalités de reprise de la dette : "Il faut en discuter avec les organisations syndicales, avec les direction de la SNCF, les associations d'usagers et il faudra en discuter au parlement". Edouard Philippe conclut en précisant que son état d'esprit avant la rencontre de lundi est le même qu'au début sur cette réforme de la SNCF "A la fois, très ouvert, mais très ferme : cette réforme est nécessaire pour améliorer la qualité de service ferroviaire".