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Politique

Présidentielle : le premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône penche pour Emmanuel Macron

mercredi 8 mars 2017 à 9:54 Par Fanette Hourt, France Bleu Provence

Le patron des socialistes dans les Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot, n'adhère pas au programme de Benoît Hamon, et réfléchit à apporter son soutien à Emmanuel Macron.

Jean-David Ciot, député-maire du Puy-Sainte-Réparade et premier secrétaire du parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône.
Jean-David Ciot, député-maire du Puy-Sainte-Réparade et premier secrétaire du parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône. © Maxppp - Maxppp

Bouches-du-Rhône, France

Peut-être une nouvelle défection dans le camp socialiste. Plusieurs piliers du parti ont déjà annoncé leur soutien au candidat d'En Marche ! à l'élection présidentielle, et non au gagnant de la victoire de la primaire à gauche, Benoît Hamon. C'est notamment le cas de Bertand Delanoë. L'ancien maire PS de Paris a déclaré mercredi 8 mars qu'il soutiendrait Emmanuel Macron. Jean-David Ciot, le premier secrétaire du parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône et député-maire du Puy-Sainte-Réparade réfléchit, lui aussi, à cette possibilité.

"Moi je suis socialiste et je le reste, contrairement à ce que certains peuvent penser", a affirmé Jean-David Ciot au micro de France Bleu Provence. "Mais je considère que le parti socialiste n'est pas un parti aujourd'hui social-démocrate, responsable, et en capacité d'exercer les responsabilités politiques, et notamment l'exercice du pouvoir. Cela oblige à certains choix politiques. (...) Je crois que l'on ne peut pas raconter n'importe quoi, on ne peut pas être dans la démagogie ou dans les populismes", a-t-il expliqué.

La pomme de discorde de la légalisation du cannabis

Il y a un certain nombre de points du programme de Benoît Hamon qui crispe d'ailleurs le patron du PS dans les Bouches-du-Rhône, notamment la question de la légalisation du cannabis. "On ne peut pas régler la question de l'économie de la drogue au détriment de la santé publique", s'est agacé Jean-David Ciot.

La question de la légalisation de la drogue est un choix extrêmement douteux, non pas au vu de la moral, mais au vu de la question de la santé publique.

Le député-maire socialiste a ainsi décrit un paradoxe : "On ne peut pas avoir prôné pendant cette mandature le paquet neutre, avec les difficultés économiques que cela a posé pour certains, en disant que la santé publique était au-dessus des intérêts économiques, pour dire aujourd'hui que l'on va légaliser le cannabis parce que cela réglerait les trafics de drogue." Pour lui, la lutte contre les trafics illégaux et la violence passe par la présence sur le terrain des forces de l'ordre, mais aussi par des mesures d'éducation culturelle et sociale.

C'est pourquoi, "refuser de discuter avec Emmanuel Macron, refuser d'essayer de rassembler toutes les gauches" est une erreur pour Jean-David Ciot. Certes, le candidat d'En Marche ! n'est pas au parti socialiste - "je le regrette", a d'ailleurs estimé le premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône - mais "j'ai une compatibilité avec Emmanuel Macron".

Par ailleurs, Jean-David Ciot ne fonde pas beaucoup d'espoirs en la candidature de Benoît Hamon. "Sa candidature, malgré la primaire, ne prend pas. On reste toujours en quatrième place. Il faudra avoir la responsabilité de se dire, est-ce que face au Front national, face à une droite très conservatrice (...), est-ce qu'on est en capacité de proposer un projet de société ?", s'est-t-il demandé. "Si cela doit être derrière Emmanuel Macron, parce qu'il s'opposera à cette droite conservatrice et à cette extrême-droite... Moi je regarde ça avec beaucoup d'attention".