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Régionales 2021 en Bourgogne-Franche-Comté : écoutez les quatre finalistes en débat sur France Bleu

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Quatre candidats pour un deuxième tour en Bourgogne-Franche Comté. France Bleu leur donne la parole au cours d'un débat de près d'une heure ce mercredi. Développement économique, formation professionnelle, leçons du premier tour et priorités pour le futur mandat.

Les têtes de liste aux régionales en Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay, Julien Odoul, Gilles Platret, et Denis Thuriot. Les têtes de liste aux régionales en Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay, Julien Odoul, Gilles Platret, et Denis Thuriot.
Les têtes de liste aux régionales en Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay, Julien Odoul, Gilles Platret, et Denis Thuriot. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Dans la dernière ligne droite de cette élection régionale en Bourgogne-Franche-Comté, France Bleu et le média en ligne : letrois.info vous proposent ce mercredi le débat de l’entre-deux-tours.  

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Réécoutez le débat 

Les sujets du débat : l'abstention, la stratégie politique, la situation économique avec le dossier emblématique de la fonderie MBF de Saint-Claude , dont la liquidation a été prononcée ce mardi par le tribunal de Dijon, la formation professionnelle et la priorité de chaque candidat au lendemain de son élection.

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Les invités

Ils sont interrogés par Christophe Beck (France Bleu Belfort Montbéliard) et Thibault Quartier du media en ligne LeTrois.info .

  • Marie-Guite Dufay, tête de liste de la gauche (a fusionné avec la liste de Stéphanie Modde, EELV). La présidente sortante est arrivée en tête du 1er tour avec 26,52% des voix.
  • Julien Odoul, tête du Rassemblement national, arrivé deuxième avec 23,19% des voix
  • Gilles Platret, tête de liste LR-UDI-DLF (21,04%)
  • Denis Thuriot, tête de liste LREM-Modem (11,69%)

La stratégie politique

Julien Odoul (RN) alerte contre le risque de “chaos”, en cas de réélection de Marie-Guite Dufay et ses alliés EELV. “Si nous perdons dimanche, c'est la gauche et l'extrême gauche, les extrémistes verts qui vont diriger la région. (...) Madame Dufay, pour qui j'ai le plus grand respect, n'est pas une personne extrémiste. Elle sera l'otage de ses vice-présidents verts, dont la gestion extrémiste et idéologique, totalement dingue aujourd'hui fait peur”.

Marie-Guite Dufay (PS-EELV) explique que les écologistes auront leur liberté de vote sur “ les sujets qui nous séparent”. Mais qu’elle s’appuiera sur les Verts pour accélérer des politiques qu’elle a initiées : économie d'énergie, énergies vertes, “agriculture plus vertueuse par rapport au sol”, nouvelles mobilités. Elle veut aussi s’inspirer de leurs propositions en matière de démocratie participative. 

Denis Thuriot (LREM-Modem), interrogé sur son maintien au second tour, alors qu’il est tout juste qualifié : “Nous avons aujourd'hui une situation où tout est possible, en fonction du nombre d’électeurs qui iront voter. Beaucoup d'électeurs, si j'avais décidé du retrait, ne se seraient pas retrouvés dans une gauche liée à l'extrême gauche et dans une droite liée à l'extrême droite.” Il insiste sur le fait qu’il représente une alliance, et pas seulement LREM, avec d'anciens ou d'actuels socialistes, beaucoup de "Verts raisonnables", également "des gens de droite qui ne se retrouvent pas dans une alliance avec Debout La France", le Mouvement radical, le Modem."

Gilles Platret (LR-UDI-DLF) s’en prend à ses adversaires : Julien Odoul qui “s'est flingué par ses déclarations, ses frasques, ce qu'on a appris de lui.” Denis Thuriot à qui il précise qu’”il n'y a pas d'exemple dans l'histoire politique française de quelqu'un qui passerait de 11 % au premier tour à 35% au deuxième”. Marie-Guite Dufay,  “qui s'est rougie verdie” et “est désormais prisonnière de ses alliés.” La tête de liste LR estime a contrario qu'il a notamment le soutien des agriculteurs et des chasseurs.

Le dossier MBF

Denis Thuriot (LREM-Modem) s’étonne de la décision de justice qui n’a "pas laissé le temps d’aller au bout des solutions, sachant qu'il y avait un engagement de l'Etat et également de la région sortante de garantir les salaires le temps de trouver un repreneur". Il rappelle qu’un appel reste possible. “Cette décision me semble particulièrement brutale alors que pour une fois, il y avait des solutions d'avenir”.

Marie-Guite Dufay (PS-EELV) proteste contre les “mensonges” du maire de Saint-Claude qui accuse la région de n’avoir rien fait. “La région a poussé tous les feux de ses leviers”, répond-elle, “d'une part, en payant les salaires, ça ne nous était jamais arrivé”. D’autre part, en cherchant des investisseurs : “On a prospecté 30 investisseurs, 27 ont dit non. Trois ont dit qu'ils étaient prêts à examiner les choses hier, au moment où le tribunal a prononcé la liquidation.”

Julien Odoul (RN) affirme que “la région est restée passive”. Il accuse la présidente sortante de s‘être servie “de la détresse des salariés MBF comme d'un instrument électoral de campagne”. Il affirme que la région a fait preuve de la même passivité sur les dossiers General Electric et Jacob Delafon, ce que Marie-Guite Dufay dément. Il estime qu’il aurait pu sauver MBF, avec son projet de "fonds souverain régional de 100 millions d'euros".

Pour Gilles Platret (LR-UDI-DLF), cette affaire incite à penser plus en termes d'anticipation. Il faut prévoir selon lui “des plans de reconversion industrielle”, “pour amener de nouvelles entreprises, de nouvelles industries sur ce bassin”. Et il pousse la proposition “portée en ce moment par le département du Jura” de désenclaver Saint-Claude avec un tunnel qui relierait la ville au pays de Gex. “C'est un gros projet de long terme, coûteux, mais qui mettrait Saint-Claude à 15 minutes de Genève”.

Les propositions en matière de formation professionnelle

Denis Thuriot (LREM-Modem) veut “soutenir l'enseignement et la formation dans les grandes villes”, mais aussi et surtout “dans les villes médianes et dans les territoires les plus ruraux”. Les conseillers régionaux devront “être présents sur le territoire beaucoup plus qu'ils ne le sont (...) Il faut qu'ils soient à côté de leur maire, à côté de leurs présidents de comités de communes, à côté des entreprises, les aider à monter des dossiers complexes dans un délai très court.”

Marie-Guite Dufay (PS-EELV) estime qu’il faut développer “l'appétence, la connaissance des métiers, des métiers manuels, des métiers techniques, des métiers industriels, des métiers artisanaux”, faire la promotion de ces filières, “immerger les jeunes dans ce milieu, en multipliant les contacts entre les lycées et les entreprises”.

Pour Julien Odoul (RN), la région doit mettre l'argent “au bon endroit” pour la formation des jeunes et pour l'emploi local. Il estime qu’il ne faut pas consacrer d’argent ou autant d’argent à la “formation des migrants”.

Gilles Platret (LR-UDI-DLF) considère que la région doit mettre plus d'argent sur l'orientation professionnelle. Il suggère que les jeunes eux-mêmes “aillent dans les lycées et les collèges présenter les filières qui recrutent et l'intérêt qu'ils prennent à leur métier.” Il plaide aussi pour “la préférence régionale lorsque la région passe des appels d'offres”.

Votre priorité si vous êtes élu ou réélue ?

Pour Marie-Guite Dufay (PS-EELV), “donner plus à ceux qui ont moins”, c’est-à-dire accentuer les politiques publiques au bénéfice des territoires “qui sont les plus frappés par les difficultés”. Saint-Claude en ferait nécessairement partie.

Pour Julien Odoul (RN), faire de la sécurité “une compétence régionale à part entière”, à travers la vidéoprotection, la politique de la ville ou encore un “fonds d'aide aux victimes de l'insécurité”.

Gilles Platret (LR-UDI-DLF) entamerait “immédiatement une tournée des communes de Bourgogne et de Franche-Comté, avec les élus sur le terrain. Il faut que nous rapprochons la région des habitants”. Parmi ses priorités, la vidéoprotection, l'équipement des polices municipales, la désertification médicale.

Denis Thuriot (LREM-Modem) monterait “une cellule de veille” avec “l'ensemble des acteurs de l'économie”, pour "définir avec eux la politique d'appui économique en associant l'ensemble des branches professionnelles de formation et d'enseignement supérieur”. Il veut s’appuyer sur le plan de relance de l’Etat, pour les entreprises et pour les jeunes.

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