Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Élection territoriale 2015 : les candidats en Corse

mardi 10 novembre 2015 à 7:55 Par Julien Baldacchino, France Bleu RCFM

Les 6 et 13 décembre 2015, les habitants de Corse votent pour élire leurs représentants à la Collectivité territoriale de Corse, équivalent des 12 autres régions de France métropolitaine. Pour ce scrutin, douze candidats sont en lice, avec une gauche partagée en cinq listes.

Les régionales sur Francebleu.fr
Les régionales sur Francebleu.fr © Radio France - Lucie Bombled

En Corse, il n’y a pas de Conseil régional mais une Collectivité territoriale qui compte trois institutions, le Conseil exécutif, qui joue le rôle d’un mini-gouvernement (instance exécutive), l’Assemblée de Corse (instance délibérante équivalente du Conseil régional mais avec des pouvoirs plus étendus), et le Conseil économique, social et culturel, qui n’a qu’une vocation consultative. C’est pour cela qu’on parle d’élection territoriale, et pas régionale.

L’élection territoriale de cette fin d’année sera aussi singulière que dans les autres territoires régionaux. Mais pas à cause de la fusion des régions, la Corse n’étant pas touchée par cette réforme. C’est que, à compter de 2018, il n’y aura plus qu’une collectivité unique, issue de la fusion de la collectivité actuelle et des deux départements. La prochaine élection se fera donc pour cette collectivité unique.

Pour ce scrutin, le paysage politique est très divisé, avec douze listes en tout, dont cinq listes pour la gauche dont une PS et une portée par le président sortant du Conseil exécutif, Paul Giacobbi, et trois nationalistes.

Découvrez les 12 candidats à la tête de la collectivité territoriale de Corse

Aucun(e)

Paul-Félix Benedetti | Rinnovu (nationaliste) : Conseiller territorial sortant, Paul-Félix Benedetti est inégnieur et maître de conférence à l’université de Corse. Son mouvement, le Rinnovu - issu d’une scission avec Corsica Libera en 2012, a tenté une alliance avec les autres courants nationalistes, sans succès. Il milite pour “une refonte de la société, un changement dans l’organisation du mode de gestion de la Corse”.

Dominique Bucchini | Front de Gauche : L’actuel président de l’Assemblée de Corse est candidat à sa propre succession. Instituteur de profession, il a aussi été député européen communiste, entre 1981 et 1984.

Christophe Canioni | Front national : Avant de se lancer en politique aux côtés du FN, Christophe Canioni, éditeur, s’est fait connaître en Corse en publiant un dictionnaire de la politique corse contemporaine, en 2009. Mot d’ordre pour sa campagne : “Défendons l’identité nationale et nos identités régionales”.

Aucun(e)

Emmanuelle de Gentili | Parti socialiste : La 1ère secrétaire fédérale du PS en Haute-Corse, et secrétaire nationale du parti, siège actuellement au Conseil exécutif de Corse. C’est la seule candidate de gauche à être officiellement investie par le PS. Elle est également première ajointe de Bastia. Dans son discours de lancement de sa liste, elle a déclaré que “la Corse mérite mieux que ce qu’on lui a proposé jusqu’à maintenant”.

Paul Giacobbi | DVG : C’est l’actuel président du Conseil exécutif de Corse, dont les membres sont choisis parmi les conseillers territoriaux élus à l’Assemblée de Corse. Il a quitté en 2014 le Parti radical de gauche, mais est toujours apparenté PRG à l’Assemblée nationale, en tant que député de la 2e circonscription de Haute-Corse. Sur sa liste, il est secondé par Maria Guidicelli, jusqu’à présent élue FDG.

Jean-Charles Orsucci | DVG : Le maire de Bonifacio présente une liste de gauche. Même si elle n’est officiellement affiliée à aucun parti, elle compte en deuxième position Vanina Pieri, présidente du mouvement Corse Social-Démocrate.

Aucun(e)

Camille de Rocca Serra | DVD : L’ancien président UMP de l’Assemblée de Corse (de 2004 à 2010) tente à nouveau sa chance, mais cette fois-ci sans l’étiquette Les Républicains. Ancien maire de Porto-Vecchio, il est aussi député de la 2e circonscription de Corse-du-Sud.

José Rossi | Les Républicains & UDI : C’est le candidat investi pour la candidature commune des Républicains (ex-UMP) et de et l’UDI. L’ancien ministre de l’Industrie (sous le gouvernement Balladur en 1994-1995) a déjà dirigé l’Assemblée de Corse entre 1998 et 2004, juste avant Camille de Rocca Serra.

Hyacinthe Santoni | Debout la France : L’ancien député des Bouches-du-Rhône a rejoint sa Corse natale, où il défend les couleurs du parti de Nicolas Dupont Aignan. Sa liste vise à “rassembler au maximum, toutes tendances confondues”, et part du principe “que l’indépendance est impossible, irréalisable”. C’est la première fois que Debout la France est représenté aux élections territoriales corses.

Aucun(e)

Gilles Simeoni | Femu a Corsica (nationaliste) : Le maire de Bastia, élu l’an dernier, est l’un des grands favoris de cette élection. Conseiller territorial sortant, il vise cette fois-ci la présidence du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale, à la tête d’une liste nationaliste modérée. Avocat de profession, il a été l'un des défenseurs d'Yvan Colonna pendant le procès de l’assassinat du préfet Erignac.

Jean-Guy Talamoni | Corsica Liberta (indépendantiste) : C’est le mouvement qui milite depuis toujours en faveur d’une indépendance de la Corse, en se fondant sur le principe du droit des peuples à l’autodétermination. Jean-Guy Talamoni siège déjà à l’Assemblée de Corse.

Jean Zuccarelli | Parti radical de gauche : Jean Zuccarrelli, conseiller municipal de Bastia, est le fils d'Emile Zuccarelli, l’ancien ministre et député-maire de Bastia. Sa liste, soutenue par le Parti radical de gauche, est nommée “La garantie Républicaine” et se présente comme celle “qui porte les valeurs de la République loin des préoccupations de réformes institutionnelles inutiles”, en se basant sur Paris et Bruxelles comme alliés. 

Crédits images : MaxPPP sauf pour Hyacinthe Santoni (Debout La France - CC BY-SA2.0) et Christophe Canioni (capture d'écran France 3 Via Stella)