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Elections départementales en Sarthe : faute de pouvoir s'entendre, la gauche partira dispersée au second tour

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Maine

Dimanche soir, un accord semblait probable entre l'alliance de gauche Uni.e.s et le Parti socialiste pour tenter de faire basculer le département tenu par la droite. Les négociations sur la question du désistement républicain dans deux cantons où ils devaient s'affronter.

Dans le canton Le Mans 1, le binôme de gauche U.n.i.e.s est arrivé devant le tandem du PS au premier tour des départementales 2021. Y aura-t-il désistement des moins bien placés pour le second tour ?
Dans le canton Le Mans 1, le binôme de gauche U.n.i.e.s est arrivé devant le tandem du PS au premier tour des départementales 2021. Y aura-t-il désistement des moins bien placés pour le second tour ? © Radio France - Julie Le Duff

À peine envisagée, l'alliance à gauche a fait pschiit en Sarthe. Qualifié dans onze cantons dimanche soir au terme du premier tour des départementales, le Parti socialiste caressait le rêve de faire enfin basculer un département tenu par la droite depuis les années 70 grâce à l'appui des candidats Uni.e.s (LFI, EELV, PCF...), qualifiés eux dans six cantons. Mais moins de 24 heures après, les deux gauches se sont finalement tourné le dos. Ou presque.

Selon le PS, "l'accord global" proposé dès dimanche soir comprenait "un soutien mutuel et réciproque" aux binômes des deux camps opposés à la droite dans 13 cantons, sur la base d'une "stratégie de gouvernance commune" pour le département. Mais aussi le principe d'un désistement républicain au profit du binôme le mieux placé dans deux cantons où les deux gauches devaient s'affronter : Le Mans 1, où Nelly Heuzé et Samuel Guy (Uni.e.s) devancent Charlotte Persant et Claude Petit-Lassay (PS), et Le Mans 5, où le tandem Blandine Affagard-Yves Calippe est arrivé devant le binôme Ouafa Le Boterff-Matthias Tavel (Uni.e.s). C'est sur ce dernier point que les négociations ont échoué, certains candidats Uni.e.s n'étant pas "prêt à ce sacrifice", selon Christophe Counil, le chef de file des socialistes.

Un communiqué de presse qui passe mal

Cette proposition, le PS l'a rendue publique dans un communiqué de presse lundi midi... Une manière de "mettre la pression" peu appréciée du côté d'Uni.e.s, qui réservait encore sa réponse à ce moment-là.... Et qui a finalement rejeté la proposition. "Il n'y a pas de danger dans ces deux cantons, commente Isabelle Sévère, candidate Uni.e.s sur le canton Le Mans 3, donc nous présenterons nos candidats et nous laisserons les électeurs faire leur choix en fonction de leurs valeurs. En revanche, nous soutiendrons sans ambiguïté tous les candidats de gauche présents au second tour face à la droite et l'extrême droite."

Dans ces deux cantons, les deux gauches vont donc s'affronter... Contrairement à ce que le PS préconisait : "Le désistement, c'est la condition du rassemblement ! Sinon on s'affronte dans deux cantons et on se soutient ailleurs ? Enfin, où est la cohérence ?", tempête Christophe Counil, élu pour la première fois dans son canton avec 100 % des voix, en 1998, suite au désistement de la candidate communiste. D'autant que "des membres d'Uni.e.s figureront sur la liste d'union menée... aux régionales par Mathieu Orphelin (EELV) et Guillaume Garot (PS) et siègent au conseil municipal du Mans en compagnie du PS", note avec amertume Thierry Cozic, le patron du PS sarthois.

Piqué par cette décision qu'il "ne comprend pas", le Parti socialiste ne donnera donc aucune consigne de vote. "Isabelle Sévère a expliqué que chaque électeur étaient libre de ses choix, et bien nous allons faire nôtre cette maxime", conclut Thierry Cozic. En attendant, le Parti Socialiste a reçu le soutien de La République en Marche sur le canton de Montval-sur-Loir.

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