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Elections départementales en Sarthe : ce qu'il faut retenir du débat de l'entre-deux-tours

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Maine

Ce dimanche 27 juin, plus de 400 000 électeurs sarthois sont appelés aux urnes pour le second tour des élections départementales. Après un premier tour marqué par une abstention record, France Bleu Maine organisait un débat entre les principales listes : voici les points clés.

Plus de 400 000 électeurs sarthois sont appelés aux urnes ce dimanche 27 juin pour le second tour des élections départementales
Plus de 400 000 électeurs sarthois sont appelés aux urnes ce dimanche 27 juin pour le second tour des élections départementales © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Les électeurs sarthois seront-ils davantage mobilisés pour le second tour des élections départementales ce dimanche ? Pour permettre d'y voir plus clair sur les projets et les lignes politiques proposées, France Bleu Maine organisait ce mercredi 23 juin à 18h30 un débat entre les représentants des trois principales listes qualifiées, celles qui ont obtenu le plus de voix au premier tour et sont présentes dans le plus de cantons pour le second tour.

Cliquez sur le player ci-dessous pour réécouter le débat .

Réécoutez le débat de l'entre-deux-tours des départementales en Sarthe

Les participants au débat

  • Dominique Le Mèner, président sortant, pour la majorité départementale
  • Christophe Counil, chef de file de la liste "Osons la Sarthe à gauche"
  • Isabelle Sévère, pour la liste de gauche "Uni.es"

Du temps de parole sera également accordé au Rassemblement national, arrivé en quatrième position.

L'abstention record, un point d'inquiétude commun

Avec 70,2% des Sarthois qui ne se sont pas déplacés aux urnes pour le premier tour des élections départementales, un taux d'abstention record pour le département, la question de la légitimité des élus se pose de plus en plus : c'est d'ailleurs une préoccupation commune des chefs de file d' "Ensemble pour la Sarthe (majorité départementale), "Osons la Sarthe à gauche" (socialistes) et "Unies" (écologistes et Front de Gauche). 

"Si on ne parlait pas seulement de ces collectivités en période électorale, si on montrait leur importance au quotidien, peut-être que les choses se passeraient différemment, estime Dominique Le Mèner, président sortant du département. Il y a une nécessité decommuniquer de façon plus régulière sur leurs compétences." Un constat partagé par Isabelle Sévère, qui juge cependant "ce n'est pas nouveau" : "cette vague de l'abstention ne fait que monter. C'est _très inquiétant parce qu'on a atteint des sommets_."

"Nous avons notre part de responsabilité, ajoute le socialiste Christophe Counil. Rappelons que nous sommes d'un contexte particulier, on sort d'une crise très violente. Peut-être que les Français ont autre chose dans la tête. Il y a aussi le _scandale de la distribution de la propagande électorale_. Sur cette question on se fout complètement de nous. Si l'Etat assumait son rôle plutôt que de déléguer à des entreprises qui n'ont pas les capacités, ça ce serait peut-être mieux passé."

Quelles solutions à la désertification médicale ?

C'est un enjeu majeur en Sarthe : l'accès à des structures de santé et à un médecin traitant devient de plus en plus délicat. Le département a perdu une centaine de médecins en dix ans. Il n'en reste plus que 300 environ. Cette compétence a beau relever de l'Etat au niveau national, l'ensemble des candidats entendent "palier ses carences", comme l'indique Dominique Le Mèner. "Il faut qu'on interdise les installations dans les zones sur-dotées, estime-t-il. Il faut une réaction nationale, tout ce que tentent les collectivités ne sont là que pour pallier les carences de l'Etat." Pour Isabelle Sévère, il faut même aller plus loin : "tant qu'aucun gouvernement ne prend le problème à la source, _dire qu'on affecte des médecins dans des territoires déficitaires pour cinq ou dix ans_, ça ne pourra pas se régler."

"La priorité des priorités" pour Christophe Counil, c'est plutôt de _"_mettre fin à la compétition entre territoires pour se piquer les médecins". Il appelle à classer tout le département en zone sous-dotée, et reproche à la majorité départementale actuellement en place de ne pas financer les initiatives locales de projets de santé de la même façon partout : Christophe Counil dénonce "une forme de politique clientéliste" de Dominique Le Mèner qui apporterait davantage de soutien du département dans ce domaine dans les cantons gérés par la droite. Faux réplique ce dernier : "on a des dispositifs ouverts sur tout le territoire, dans la limite des zonages opérés par l'Etat. L'accusation de clientélisme, quand on connait bien de l'intérieur et qu'on vote les budgets, ce qui n'est pas votre cas, on est plus enclins à développer une politique locale."

Comment rendre la Sarthe plus attractive ?

Autre enjeu et champ de compétence du département : développer le territoire pour le faire rayonner, à l'heure où la population de la Sarthe a plutôt tendance à baisser. Christophe Counil d'"Osons la Sarthe à gauche" veut "essayer de sortir d'une sorte de médiocrité. Nous sommes la lanterne rouge des Pays de la Loire sur des domaines comme le chômage ou la santé", tacle-t-il. Il entend miser sur une convergence des forces politiques à plusieurs échelons pour ça : "si demain la ville et le département sont de la même couleur politique, ça peut être une solution, espère-t-il. Si on a en plus la région à gauche, on aura une vraie force de frappe."

"Nous sommes en avance dans plein de domaines, répond Dominique Le Mèner. On est le premier département des Pays de la Loire sur le déploiement du numérique, sur les dispositifs d'accompagnement d'insertion après le chômage." Il constate plutôt une dynamique avec une "politique d'accompagnement des collectivités" : "on a de nombreuses installations et des nouveaux venus dans le département, assure Dominique Le Mèner. Je constate que c'est pour une qualité de vie, l'accessibilité qu'offre le département à travers ses infrastructures."

Rendre la Sarthe attractive, c'est aussi la mettre sur les rails de la transition écologique pour Isabelle Sévère, ce qui "n'a pas été le cas sur ce dernier mandat" à ses yeux. "Il faut faire de la Sarthe un département de l'innovation sociale et où la transition écologique _doit être au cœur des investissements_, lance la candidate Unies. Il faut décarboner ce territoire, le rendre attractif, plaisant, agréable à vivre."

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