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Élections départementales : la Seine-Saint-Denis peut-elle basculer à droite ?

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Par , France Bleu Paris

À gauche comme à droite, les forces politiques se disent "confiantes" pour s'imposer dimanche prochain au second tour des élections départementales. Tout se jouera dans cinq cantons clés.

Philippe Dallier, sénateur LR de la Seine Saint-Denis
Philippe Dallier, sénateur LR de la Seine Saint-Denis © Maxppp - Maxppp

Le département de la Seine-Saint-Denis, historiquement à gauche depuis sa création en 1968, peut-il basculer à droite ce dimanche soir ? La réponse dépendra des résultats obtenus lors du second tour des élections départementales, ce dimanche 27 juin 2021.

La droite y croit

Aujourd'hui, la droite et ses alliés détiennent 9 cantons sur 21. Pour prendre le conseil départemental à la gauche, elle doit absolument conserver ces cantons et en gagner deux supplémentaires ou en gagner trois de plus, sans en perdre un seul. Tout se jouera dans cinq cantons clés : Noisy-le-Grand, Tremblay, Sevran-Villepinte, Aubervilliers et Saint-Ouen.

Pour Philippe Dallier, sénateur LR de la Seine-Saint-Denis, la victoire _"est toujours possible"pour la droite. "On est très bien placé pour gagner Noisy-le-Grand, Tremblay et Aubervilliers. Tout va peut-être se jouer sur le canton de Sevran-Villepinte où c'est très serré",_ estime l'élu, lui-même arrivé en tête dimanche dernier à Bondy.  

Sur le canton stratégique de Sevran-Villepinte, c'est pourtant le binôme de gauche qui est arrivé en tête au premier tour avec 14 points d'avance sur la droite. Le président sortant du conseil départemental, Stéphane Troussel (PS) lui-même candidat à La Courneuve-Dugny est confiant pour ce second tour.

La gauche confiante

Il suffit de gagner deux des cinq cantons clés pour conserver la majorité au département. Une victoire confirmée au second tour à Saint-Ouen et à Sevran-Villepinte suffirait. Pour ça, le département compte sur sa large union de la gauche socialiste et écologique rassemblée dès le premier tour, sous l'étiquette "Agir nous protège". Dimanche dernier, tous les binômes ont rassemblé au total 36,23% des voix, contre 11,57% pour LR et 9,12% pour le RN.

Mais là encore pour Philippe Dallier, cette union n'est pas une garantie. "Ce n'est pas une union de la gauche, c'est comme pour les élections régionales, on a des alliances de bric et de broc avec des gens qui ne sont pas d'accord sur tout. Au second tour, il y aura ceux qui incarnent la majorité sortante et son bilan calamiteux, et ceux qui incarnent un espoir de changement", dit-il.  

Tout dépendra des reports de voix et de la participation au second tour, alors que la Seine-Saint-Denis a encore une fois enregistré le plus fort taux d'abstention dimanche dernier pour ces élections en Île-de-France, à 75,65%. 

Plusieurs cantons-clés

Voici la liste des cantons-clés où les résultats seront à suivre de près ce dimanche en Seine-Saint-Denis :

  • Noisy-le-Grand 

Au premier tour, c'est le binôme emmené par Emmanuel Constant (PS) qui est arrivé en tête avec 33,43% des suffrages exprimés, contre 30,03% pour la maire de la commune, Brigitte Marsigny (LR). Bruno Corgne et Stéphanie Richard, arrivés en troisième position avec leur liste citoyenne n'ont pas donné de consigne de vote officiellement pour le second tour. "Nous faisons pleinement confiance à nos électeurs pour faire preuve de discernement et défendre dimanche les valeurs que nous partageons", écrivent-ils simplement dans un communiqué. Le binôme RN, arrivé en quatrième position, a lancé un appel à ses électeurs à voter LR au second tour.

  • Tremblay-en-France 

Les conseillers départementaux sortants Dominique Dellac (PCF) et Pierre Laporte (LFI) sont arrivés en tête avec 38,70% des voix, devant le binôme formé par le maire de Montfermeil (Parti chrétien-démocrate) Xavier Lemoine et Lynda Ait Mesghat, en deuxième position avec 35,21%. Le report des voix du RN arrivé en troisième position (22,03%) pourrait leur être favorable.

  • Saint-Ouen :

Le maire de la ville, Karim Bouamrane (PS) et Emilie Lecroq (PCF) sont largement arrivés en tête avec 56,43% des voix,  loin devant l'ancien maire (DVD) William Delannoy et Marina Venturini (LR) à 28,44%. La gauche devrait sauf grosse surprise, gagner ce canton.

  • Aubervilliers

Là, c'est Karine Franclet, la maire (UDI) qui s'impose au premier tour avec 41,54% des voix. Après avoir fait basculer la ville lors des municipales l'an dernier, la droite pourrait encore une fois s'imposer sur le canton, devant le binôme PS-PCF composé de Corinne Narassiguin et Anthony Daguet qui ne dépasse pas les 25%. Ces derniers espèrent un report de voix des électeurs du dissident socialiste Marc Guerrien (15,47%) et de LFI qui a fait 10%.

  • Sevran-Villepinte

Enfin, sur le canton stratégique de Sevran-Villepinte, la gauche est arrivée en tête au premier tour avec 41,98% des voix pour le maire de Sevran Stéphane Blanchet (DGV) et Melissa Youssouf (EELV). Ils devancent la maire de Villepinte, Martine Valleton (LR) et son binôme Philippe Geoffroy qui ont recueilli 27,87% des suffrages. Les reports de voix seront scrutés à la loupe, notamment celles des électeurs de Nelly Rolland (12,80%), l'ex-maire de gauche de Villepinte. Celle-ci refuse pourtant de donner une consigne de vote officielle pour le second tour.

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