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Élections départementales : "Satisfaction" mais "bémol important" de l'abstention pour Jean-Luc Gleyze

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Par , France Bleu Gironde

La vague rose s'est renforcée, ce dimanche, pour le second tour des élections départementales. Les listes de gauche ont remporté 25 cantons sur 33 et vont offrir un second mandat à leur chef de file Jean-Luc Gleyze. Il était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi.

Jean-Luc Gleyze était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi.
Jean-Luc Gleyze était l'invité de France Bleu Gironde, ce lundi. © Radio France - Capture d'écran France 3

Comme aux élections régionales pour la Nouvelle-Aquitaine, c'est la gauche qui est sortie grande vainqueure des élections départementales en Gironde. Les socialistes, seuls ou associés aux écologistes remportent 24 cantons sur 33, auxquels on peut ajouter le canton de Villenave-d'Ornon, remporté par les écologistes. Ce qui va donner une plus large majorité à Jean-Luc Gleyze, qui va être réélu ce jeudi.

En attendant, celui qui avait été élu dès le premier tour dans son canton du Sud-Gironde était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi. Il a confié sa "satisfaction" de conforter cette majorité, "parce qu'il s'agissait de faire perdurer l'héritage qui avait été transmis par Philippe Madrelle il y a six ans". Parmi ses satisfactions, la victoire de ses alliés Stéphane Le Bot et Michelle Saintout dans le Nord-Médoc, seul canton détenu par le Rassemblement national, un canton que Jean-Luc Gleyze qualifiait de "tache médocaine". "J'avais pour ambition et pour première priorité d'effacer le Rassemblement national de la Gironde. Donc c'est une belle réussite.", dit-il . 

LREM, un "parti très artificiel"

Il égratigne aussi La République en matche, battue partout en Gironde, y compris ses têtes d'affiche Bérangère Couillard et Christelle Dubos. "Je crois que le parti de La République en marche en est un parti très artificiel, qui n'a aucun ancrage territorial", dit le président du conseil départemental, qui pointe "l'histoire différente du PS et des Républicains, qui est liée à ces élus de terrain, qui nous permettent d'incarner nos citoyens. Donc, je crois que c'est là la grande différence et la grande leçon à retenir". 

Jean-Luc Gleyze sera donc à la tête d'une majorité qui présente un "renouvellement assez extraordinaire avec un rajeunissement important". Une majorité large qui s'explique aussi par "une forme de reconnaissance du chef de file qui est le président du Département" . Il espère avec "beaucoup de modestie, d'humilité", "incarner, mais aussi d'être très accessible et en proximité avec celles et ceux que je représente". 

Une majorité écrasante face à laquelle il émet un "bémol important", celui de l'abstention, qui s'élève à 66,4% en Gironde pour les départementales. "Si nous sommes élus  25, 30 ou 35% de la population, ça n'a évidemment pas le même poids que si nous étions élus par 70 ou 80%", relativise-t-il. Une abstention que le président du Département ne comprend pas. "C'est la question d'un droit. Souvent, on nous réclame un certain nombre de droits...Là, pour une fois, il y a un droit que l'on peut exercer librement et qui est accessible à tout le monde, il me semble que ce droit doit être exercé. On ne peut se permettre ensuite de dire que une collectivité fait bien ou fait mal".

Etre "beaucoup plus pédagogue" sur les actions du Département

Interrogé par les auditeurs de France Bleu Gironde sur les moyens de réduire cette abstention, il répond que le passage au vote électronique ne lui pose "pas de souci en soi". En revanche, il trouverait "dommage" que le vote devienne obligatoire. Sur les raisons en elle-même, il juge que les actions du Département ne sont "pas suffisamment connues" et "souvent très diffuses et assez difficiles à voir". 

Il cite plusieurs exemples, le repas à la cantine des collèges qui "coûte huit euros et en réalité, les collégiens paient maximum 2,92 €", ou encore le fait que le Département finance les clubs sportifs. "C'est un effort que nous allons devoir faire dans la mandature qui vient être beaucoup plus pédagogue sur ce que fait le Département", dit-il. 

Quand au rejet qu'on les Français envers les politiciens, il répond que "le mot politicien m'agace. Moi, je suis élu avec une charge qui m'a été confiée, une responsabilité que je dois rendre ensuite à l'issue du mandat". Jean-Luc Gleyze dénonce "la politique spectacle, fortement relayée par les médias" et appelle les élus à être "encore plus sur le terrain". 

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