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Politique

Élections en Italie : l'Europe craint une poussée de l'extrême droite et une instabilité

dimanche 4 mars 2018 à 12:51 Par Isabelle Gaudin, France Bleu

Les Italiens votent ce dimanche pour élire leurs députés et leurs sénateurs. Plus de 46 millions d'électeurs sont invités à se rendre aux bureaux de vote pour des élections qui devraient voir une poussée de la droite de Silvio Berlusconi et des populistes.

Une coalition droite-extrême droite, composée du parti de Silvio Berlusconi et de la Ligue de Matteo Salvini, est donnée favorite
Une coalition droite-extrême droite, composée du parti de Silvio Berlusconi et de la Ligue de Matteo Salvini, est donnée favorite © AFP - Carlo Hermann

L'Europe a les yeux tournés vers l'Italie ce dimanche. Plus de 46 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire 630 députés et 315 sénateurs. Ces dernières semaines ont vu la montée de la droite de Silvio Berlusconi. Même s'il ne se présente pas, -il est inéligible après une fraude fiscale-, c'est bien lui qui fait campagne pour son parti Forza Italia. Son parti appartient à une coalition droite-extrême droite qui rassemble quatre formations, dont la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini.

Un risque d'absence de majorité parlementaire

Le suspense en tout cas est total entre la coalition de droite et d'extrême droite menée donc par Silvio Berlusconi, le centre gauche et le parti anti-système Cinq étoiles, sans oublier le poids de deux partis néo fascistes. Le scrutin est surtout incertain, de nombreux Italiens sont indécis. Beaucoup craignent que ces élections ne débouchent sur aucune majorité stable et voue le pays à l'instabilité.

La crise migratoire au centre de la campagne électorale

Le ressentiment s'est accentué dans le pays vis à vis de la crise migratoire en Europe. L'Italie est un des points d'entrée pour les migrants et la question des réfugiés a dominé la campagne électorale. Le pays compterait aujourd'hui 500.000 clandestins et les Italiens se sentent "abandonnés" par l'Europe. La coalition de droite et d'extrême droite a promis d'arrêter ce flux de migrants et de les renvoyer chez eux.

Si aucune majorité ne se dessine, le président de la République, Sergio Mattarella, devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche). Dans ce cas, il n'aura pas besoin de demander la confiance du nouveau Parlement, pour gérer les affaires courantes. Dans ce cas de figure, de nouvelles élections pourrait être organisée.