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Politique

Élections européennes : des conséquences pour les prochaines municipales à Laval ?

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Par , , France Bleu Mayenne

Après la débâcle de son parti de l'UDI aux élections européennes, le maire de Laval François Zocchetto ne s'affole pas à moins d'un an des élections municipales, lui qui compose depuis plusieurs années avec des élus LREM et LR dans son équipe municipale. Entretien.

Le maire de Laval François Zochetto
Le maire de Laval François Zochetto © Maxppp - Philippe Renault

Laval, France

- Quel regard portez-vous sur les résultats de ces élections européennes et notamment sur le score de l'UDI (5,38% en Mayenne, 2,50% au niveau national) ? 

Je constate qu'à Laval le vote modéré s'est exprimé majoritairement et que les extrêmes ne progressent pas. En tant que maire je m'en réjouis, notre ville demeure une ville ouverte, qui est pro-européenne, prête à préparer son avenir, et en particulier l'avenir des plus jeunes. Ce que je retiens aussi de ce scrutin, c'est qu'à la suite de  l'élection présidentielle, les partis politiques "traditionnels, ceux que l'on appelait les anciens partis sont bousculés. On en a une confirmation. Il y a une forte demande en matière de transition écologique et d'environnement, en particulier chez les plus jeunes. Nous avons aussi la confirmation que la participation citoyenne est un élément important dans le débat démocratique. Tout ça il faut en tenir compte et même si les élections européennes sont assez éloignées des élections municipales en termes de préoccupations et de choix des candidats, je pense qu'une équipe municipale doit tenir compte de ses opinions qui se sont exprimées dimanche.

- Actuellement, figurent dans votre équipe municipale des élus de droite, du centre, d'autres qui se revendiquent de La République En Marche. Cela veut dire que vous allez devoir tenir compte de cette diversité pour les prochaines Municipales en 2020 ? 

Bien sûr. Pour le moment nous avons bien travaillé ensemble. Il y a une cohésion d'équipe qui ne se dément pas et qui permet de faire un travail important. Donc il n'y a pas de raison que l'on ne continue pas. 

- Mais ne craigniez-vous pas, par exemple, que les élus LREM lancent leur propre liste ? 

Vous savez, les élections municipales ne sont pas une affaire de clivage politique. On choisit des hommes et des femmes, on choisit des projets très concrets, on est assez éloigné des préoccupations politiciennes et donc il y aura un projet qui sera proposé. Aujourd'hui, il est porté par une sensibilité très large. Centriste majoritairement mais aussi avec des partis un peu plus à droite. Il n'y a pas de raison pour que l'on ne continue pas. 

- Donc une large liste du centre aux Républicains en passant par En Marche est envisageable ? 

Quand on est maire, on souhaite qu'il y ait un maximum de cohésion dans la ville. Nous formons une communauté importante. Bien sûr tout le monde n'a pas les mêmes idées mais dès lors que l'on partage un socle de valeur, on travaille ensemble.