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Politique

Elections européennes : la galère des petites communes pour tenir les bureaux de vote

Les élections européennes c'est dimanche. Un scrutin qui ne passionne pas les foules (42,4% de participation en 2014) et qui s'accompagne d'une autre difficulté pour les communes : trouver le nombre d'assesseurs suffisant pour tenir chaque bureau de vote. Et ce n'est pas toujours simple...

Alain Guillot (Magny-le-Freule), Andrée Desveaux (Mézidon-Canon), Bruno Le Boucher (Coupesarte) et Roger Desprès (Percy-en-Auge)
Alain Guillot (Magny-le-Freule), Andrée Desveaux (Mézidon-Canon), Bruno Le Boucher (Coupesarte) et Roger Desprès (Percy-en-Auge) © Radio France - Philippe Thomas

Petite devinette : combien faut-il de personnes pour tenir un bureau de vote un dimanche d'élection ? Réponse : douze en moyenne. Comptez en effet quatre groupes de trois personnes qui assurent chacun deux heures et demi de permanence pour ouvrir toute la journée. 

A Mézidon-Canon, la commune lance un appel sur Facebook

Pour cela, il faut mobiliser les élus et trouver des bénévoles prêts à donner de leur temps. Pas simple comme en convient Andrée Desveaux, première adjointe à la commune déléguée de Mézidon-Canon (qui appartient aujourd'hui à la commune nouvelle de Mézidon-Vallée-d'Auge, 10 000 habitants regroupant quatorze communes) : "nous avons quatre bureaux de vote pour 3300 électeurs. Ce jour-là, nous avons un spectacle à la Loco où plusieurs élus sont bénévoles. Nous avons du lancer un appel sur Facebook et sur les panneaux lumineux de la commune pour trouver du monde." C'est aujourd'hui chose faite, mais pas simple de mobiliser un dimanche de fête des mères et à une période, fin mai, où de nombreuses familles sont prises par les communions ou les baptêmes.

La mairie de Mézidon-Vallée-d'Auge - Radio France
La mairie de Mézidon-Vallée-d'Auge © Radio France - Philippe Thomas

A Coupesarte, les permanences seront un peu plus longues

A Coupesarte (une quarantaine d'habitants eux aussi désormais rattachés à la commune nouvelle de Mézidon-Vallée-d'Auge), le maire délégué Bruno Le Boucher n'a pas eu le choix : "j'ai du rallonger la durée des permanences. Avant nous avions quatre équipes, cette fois-ci nous n'en aurons que trois. Chacune devra donc faire trois heures et demi en moyenne." D'après l'élu, la création de la commune nouvelle a aussi eu ses conséquences. Sur la commune de Coupesarte en effet, seuls deux des sept élus en 2014 siègent au sein de Mézidon-Vallée-d'Auge créée en 2017. Difficile de leur demander d'être aussi investis quand ils n'ont plus le droit de vote au sein de la nouvelle collectivité.

A terme, il faudra peut-être réduire le nombre de bureaux de vote

Les élus de la commune nouvelle se sont engagés à maintenir le nombre de bureau de vote jusqu'aux prochaines élections municipales l'an prochain. Et après ? "Ce sera à la nouvelle équipe de décider, explique Roger Desprès, maire délégué de Percy-en-Auge, mais c'est vrai qu'il y aura une réflexion à avoir à l'avenir. Il faudra s'adapter tout en faisant attention à ce que les bureaux ne soient pas trop éloignés des électeurs." Alain Guillot, maire délégué de Magny-le-Freule, rajoute : "les élections restent aussi un moyen de rencontrer la population, il faut garder ce lien." Mais tous redoutent déjà le dépouillement dimanche soir. Avec 34 listes, celui-ci s'annonce long et fastidieux. Voilà qui devrait occuper une bonne partie de la soirée...