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Politique DOSSIER : Les élections européennes 2019

Elections européennes : le casse-tête des panneaux électoraux pour les petites communes

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Par , France Bleu Maine

Avec 34 listes pour les élections européennes, les petites communes s'affairent pour installer assez de panneaux électoraux. Au-delà du coût, c'est l'organisation qui pose problème aux maires.

A Chaufour-Notre-Dame, dans la Sarthe, c'est système D pour installer assez de panneaux électoraux pour les élections européennes 2019
A Chaufour-Notre-Dame, dans la Sarthe, c'est système D pour installer assez de panneaux électoraux pour les élections européennes 2019 © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Sarthe, France

Il est allé chercher des plaques de contreplaqué en bois avec sa fourgonnette et sa remorque : Christian Devaux, maire de La Quinte dans l'ouest de la Sarthe, s'est chargé lui-même de racheter des panneaux électoraux supplémentaires pour les élections européennes. "On en a neuf , dont trois nouveaux car on n'en avait pas assez", explique Adrien Mille, un des deux employés municipaux.

Système D pour l'installation

Du contreplaqué bois, ça tranche avec les panneaux officiels en métal, et ça demande plus de temps d'installation. "Déjà on doit les séparer en quatre cases sur chaque pour permettre à chaque liste de mettre deux affiches, indique Adrien Mille. On met des poteaux en bois avant de fixer les panneaux mais les vis peuvent se casser". "On va s'arranger pour que ça fonctionne, c'est du fait-maison !", lance Christian Devaux.

"Ce n'est pas les planches de contreplaqué qui vont ruiner la commune mais ça fait perdre du temps aux agents municipaux."

Dans la commune voisine de Chaufour-Notre-Dame, même constat : certains panneaux de bois sont accrochés sur des grillages, adossés à une haie, "tout autour du parking de la mairie", indique le maire, Patrice Le Boucher. "Au-delà de nos panneaux métalliques en stock, on a dû rajouter 25 mètres de panneaux de bois ! ajoute-t-il. Et pour ceux là, _on n'a pas les trous prévus dans le sol ni les fourreaux pour emboîter les pieds, donc ça prend plus de temps. On est obligés de faire du bricolage, c'est de l'artisanat_".

Christian Devaux et un des deux employés municipaux sont allés chercher des plaques de contreplaqué en guise de panneaux électoraux supplémentaires - Radio France
Christian Devaux et un des deux employés municipaux sont allés chercher des plaques de contreplaqué en guise de panneaux électoraux supplémentaires © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Une utilité questionnée

Les maires ont surtout l'impression que leurs efforts pour que tout soit prêt dès ce lundi, début de la campagne officielle pour les européennes, sont un peu vains. "On sait très bien qu'à La Quinte, les candidats de certaines listes ne vont pas venir mettre d'affiche !", lance Christian Devaux. 

On ne sait même pas si tous ces panneaux vont être utilisés, c'est ce qui est dommage ! 

Même si les 34 listes apposent leurs affiches, il n'est pas certain de l'intérêt démocratique que cela représente. "Je me demande comment les gens vont choisir entre toutes ces listes", conclut-il. "Je pense que l'abstention sera encore la principale gagnante aux européennes, ajoute Patrice Le Boucher. Au soir du scrutin, je suis sûr que certaines listes n'auront pas eu une seule voix", dans la commune d'un millier d'habitants.

Aucune commune épargnée

Au Mans aussi, la municipalité a dû racheter 80 panneaux de bois, qui seront réutilisés et transformés ensuite par les services, pour permettre à chaque liste de mettre leurs affiches dans les 51 lieux prévus à cette effet.

"Tout le monde a du se réapprovisionner, je crois qu'on est tous allés dévaliser les magasins en même temps !", plaisante Dominique Dhumeaux, le président de l'association des maires ruraux. Certains magasins de matériaux sarthois confirment ainsi avoir vu des agents municipaux de plusieurs communes venir chercher des panneaux de bois depuis deux semaines.