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Politique

Elections européennes : le député sarthois Jean-Carles Grelier dénonce "cet espèce de caporalisme" au sein de LR

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Par , France Bleu Maine

Après une lourde défaite aux élections européennes pour le parti Les Républicains, le député de la Sarthe Jean-Carles Grelier pointe du doigt "une forme de caporalisme" au sein des Républicains et appelle sa famille politique à "proposer de nouveau des idées ambitieuses."

 "Il faut que tout le monde se remette à penser" déclare Jean-Carles Grelier, député de la Sarthe
"Il faut que tout le monde se remette à penser" déclare Jean-Carles Grelier, député de la Sarthe © Maxppp - Aurelien Morissard

Sarthe, France

Le parti Les Républicains va t-il se déchirer à la suite des élections européennes de ce dimanche 27 mai ? En Sarthe, le Rassemblement National a obtenu 26.23% des voix, les Républicains sont loin derrière avec 9.09% des votants. 

Aujourd'hui, Jean-Carles Grelier, député Les Républicains de la 5e circonscription de la Sarthe se dit "pas complètement surpris". "La Sarthe correspond depuis bien longtemps à cette France périphérique, c'est une partie de la population qui a un sentiment d'abandon de la part des services publics et des partis politiques, et cela d'abord dans ma famille qui ne répond plus à leurs attentes" tente d'expliquer le député. 

Jean-Carles Grelier ne mâche pas ses mots sur les raisons de l'échec de son parti. "On n'a rien vu, rien entendu et rien compris de ce qu'il s'est passé depuis 2017 sur le plan politique dans ce pays. Nous n'avons pas pris conscience de ce que sont les attentes de la population. _En politique, quand on ne sait pas penser, se projeter, anticiper, on en paie la facture, c'est ce qu'il s'est passé hier_."

"Je pointe cet espèce de caporalisme"

S'il n'appelle pas directement à la démission de Laurent Wauquiez, il précise que "s'il est responsable, il prendra lui même ses décisions." Selon le député, il faut reconstruire une ligne politique cohérente. "J'appelle à la reconstitution de ce qu'a été l'UMP il y a quelques années, avec un parti gaulliste relativement puissant et une droite libérale sociale et européenne à laquelle j'appartiens. Laurent Wauquiez a fait le choix stratégique d'exclure cette partie là de la droite du jeu politique, il récolte aujourd'hui les fruits de ses choix. Je pointe cet espèce de caporalisme qui fait que chez Les Républicains aujourd'hui, ou on pense "Wauquiez" ou on s'exclut." Le député proche de Valérie Pécresse estime que le parti est à un tournant de son histoire. Il n'exclut pas une implosion des Républicains : "Si on s'aperçoit à un moment donné que nous n'allons pas tous dans la même direction, séparons-nous" ajoute-t-il.

Pour Jean-Carles Grelier, le parti a encore un avenir, à condition que les méthodes changent. " Si le positionnement de Laurent Wauquiez reste celui d'aujourd'hui à savoir "j'ai raison, je suis le chef, je suis le seul à avoir raison", et bien il a fait 8% aujourd'hui, il en fera 4 la fois prochaine et puis dans 10 ans on n'en parlera plus."

Jean-Carles Grelier, député Les Républicains de la 5e circonscription de la Sarthe