Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Élections municipales 2020 : "il n'y aura pas de listes LREM pures" en Corrèze

-
Par , France Bleu Limousin

La République En Marche a fait son choix, en Corrèze, pour les prochaines élections municipales de mars 2020. "Il n'y aura pas de listes LREM pures" annonce sa référente départementale, mais des soutiens et des participations à des listes.

Patricia Bordas, référente La République en Marche, en Corrèze
Patricia Bordas, référente La République en Marche, en Corrèze © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive-la-Gaillarde, France

Plutôt que de constituer des listes en son nom propre pour les élections municipales de mars 2020, La République En Marche a choisi une autre stratégie en Corrèze. Le parti gouvernemental va au contraire participer et soutenir des listes en cours de constitution, parfois avec des maires sortants, parfois contre eux. C'est ce qu'annonce à France Bleu Limousin la référente du parti LREM dans le département, Patricia Bordas, au lendemain de son soutien apporté à la liste de Frédéric Soulier, maire LR sortant de Brive, à nos confrères de La Montagne. La décision est aussi prise pour plusieurs autres villes importantes de Corrèze : Brive donc, mais aussi Tulle, Malemort, et très probablement Ussel.

"Quand on partage les grandes lignes d'un projet, on va arrêter ce qui se faisait avant"

Il s'agit d'une stratégie départementale " décidée par les militants " selon Patricia Bordas. " On est respectueux des équipes municipales qui peuvent exister, on est pour le renouvellement mais on n'est pas pour le dégagisme " affirme-t-elle. " Quand on partage les grandes lignes d'un projet, on va arrêter ce qui se faisait avant " explique la référente LREM en Corrèze, précisant qu'il n'est plus dans l'air du temps de constituer une liste autonome au premier tour pour fusionner ensuite avec une autre au second tour. Elle réfute l'idée d'une forme d'opportunisme car LREM manque d'implantation locale. " Il y a un socle de personnes qui veulent qu'on leur donne l'image qu'on fait de la politique autrement. On ne cherche pas à montrer les muscles ". Elle jure aussi que pour l'heure rien n'a été négocié sur les positions qu'occuperont les marcheurs sur les listes soutenues. " Le temps des discussions viendra mais je ne suis pas inquiète. Quand vous dites que vous participez ou que vous soutenez, il faut en amont qu'il y ait la notion de confiance. Si on s'est trompé, l'avenir nous le dira ".

Soutien à la liste de Frédéric Soulier à Brive, mais Patricia Bordas n'en sera pas

A Brive, la liste conduite par le maire LR sortant Frédéric Soulier sera soutenue. L'inverse aurait été une surprise puisque Patricia Bordas vote les délibérations de la majorité depuis plusieurs mois déjà, alors qu'elle figure dans les rangs de l'opposition. " Il nous semble aujourd'hui qu'il y a plus de points de convergence que de points de désaccord ", justifie celle qui était encore dans les rangs du Parti Socialiste en 2015, et dont le parti LREM va cette fois mener bataille avec Les Républicains. Il faut dire que Frédéric Soulier, 'Macron compatible', a été reçu plusieurs fois à Matignon par le Premier ministre. Il a toutes ses chances d'être réélu en 2020 si la présence de deux listes à gauche se concrétise. Mais Patricia Bordas ne sera pas sur la liste du maire sortant. " Une vraie décision personnelle, mûrement réfléchie ", alors qu'elle siège au conseil municipal depuis 1995. C'est l'ancien membre du Modem et désormais animateur En Marche à Brive, Philippe Lescure qui en sera, avec d'autres. Battue aux dernières législatives (de 25 voix) après avoir été largement en tête au 1er tour, Patricia Bordas a probablement payé des rancoeurs à Brive. " La plus value à mes yeux pour Brive, c'est l'intérêt général " commente-t-elle, justifiant son choix de ne pas être candidate dans la cité gaillarde par sa volonté de continuer à structurer LREM en Corrèze. " Ca ne signe pas la fin de ma carrière politique " tient à souligner Patricia Bordas.

Avec Dominique Christian à Tulle, au soutien de Laurent Darthou à Malemort et sans doute de Christophe Arfeuillère à Ussel

Du côté de Tulle, pas question d'un soutien au maire sortant socialiste Bernard Combes, " qui a passé son mandat à critiquer le gouvernement et Emmanuel Macron ", ni du potentiel candidat LR Raphael Chaumeil, " je ne suis pas sûre que nous avons les mêmes valeurs que celles qu'il peut défendre ". LREM participera à une liste en train de s'organiser autour de Dominique Christian, ancienne sous-préfète d'Arcachon, aussi adoubée par le sénateur radical Daniel Chasseing. A Malemort, décision vient d'être prise de participer à la liste conduite par Laurent Darthou, président de l'UDI en Corrèze (et ex directeur de cabinet, depuis peu, du président LR du conseil départemental Pascal Coste). Il s'inscrit dans la succession de la députée Les Républicains Frédérique Meunier, qui avait battu Patricia Bordas de 25 voix au second tour des élections législatives en 2017. " Laurent Darthou a dit qu'il voulait faire une liste de rassemblement, ouverte. Les marcheurs malemortois veulent participer " commente la référente LREM en Corrèze. A Ussel, un très léger conditionnel subsiste, mais le ralliement au maire LR sortant Christophe Arfeuillère est quasiment acté. " Dans la préparation de sa liste et dans le projet qu'il présente, je crois qu'il y a des choses où on pourrait se retrouver. Le député LREM de la circonscription, Christophe Jerretie, suit cela de près ". Le soutien au maire sortant radical d'Argentat, Jean-Claude Leygnac, avait déjà été apporté depuis plusieurs semaines par LREM.

La commission nationale d'investiture a le dernier mot

Mais, avant que ces soutiens soient officiellement entérinés pour Brive, Tulle et Ussel, il faut que la commission nationale d'investiture de LREM donne son feu vert. C'est elle qui tranche pour les villes de plus de 9.000 habitants.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu