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Municipales à Rive-de-Gier : quatre candidats en lice

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Rive-de-Gier, dans la vallée du même nom entre Givors et Saint-Étienne,15 182 habitants au dernier recensement. Une ville dirigée depuis 1995 par le divers droite, Jean-Claude Charvin, qui postule cette année pour son cinquième mandat consécutif.

La mairie de Rive de Gier
La mairie de Rive de Gier © Radio France - Yves Renaud

Le titre du film de ces élections à Rive-de-Gier, cela pourrait bien être "Qui veut la peau de Jean Claude Charvin ?". Jean-Pierre Granata, le candidat sans étiquette, ancien industriel, estime que le maire sortant a fait son temps. De son côté, son ex premier adjoint, Gérard Octroy, regrette l’attitude du maire ces derniers mois. L’opposition est moins surprenante de la part de Vincent Bony, son adversaire naturel d’union de gauche. Une unanimité à son encontre qui ne surprend pas vraiment Jean-Claude Charvin, le maire sortant.

Jean pierre Granata , candidat sans étiquette
Jean pierre Granata , candidat sans étiquette © Radio France - Yves Renaud

Le ton est donc donné, la campagne sera rude

La commune de Rive-de-Gier cumule quelques handicaps : un taux de chômage de près de 20% et un quart de la population en-dessous du seuil de pauvreté, avec des quartiers qu’il faut redynamiser. Le maire sortant Jean-Claude Charvin estime avoir eu quelques réussites dans ce domaine. "J'ai le souvenir que le quartier du  Grand-Pont était complètement stigmatisé à cause de ses difficultés, aujourd'hui, on voit les résultats de ce qu'on a mis en place, c'est un quartier qui commence à se revaloriser."

Vincent Bony, le candidat écologiste et d’Union de la gauche estime que Rive-de-Gier a aussi des atouts et qu’il faut les faire émerger. "C'est pas parce qu'on a des difficultés que nous n'avons pas une ville avec un fort potentiel. Nous nous proposons d'engager la commune sur d'autres choix, la qualité du service public, la transition écologique et la place du citoyen dans les décisions."

Caroline Benoumelaz et Vincent Bony, têtes de liste  Rive de Gier demain
Caroline Benoumelaz et Vincent Bony, têtes de liste Rive de Gier demain © Radio France - Yves Renaud

Gérard Octroy refuse de s’apitoyer sur l’image négative de la commune et compte au contraire sur son dynamisme. "La ville compte une centaine d'associations, je ne dis pas que le commerce est florissant, mais il résiste. Ce qu il faut, c'est plus d'impulsions et aider beaucoup plus." 

Enfin, l’ancien chef d’entreprise Jean-Pierre Granata veut recréer des emplois sur le secteur pour faire reculer le chômage, il a une solution. "On veut travailler sur une zone franche plus étendue sur Rive-de-Gier, ça va donner envie à des entreprises de venir s'installer sur les friches industrielles et donner des emplois durables aux Ripagériens."

Gérard Octroy , sans étiquette, ancien 1er adjoint de la commune
Gérard Octroy , sans étiquette, ancien 1er adjoint de la commune © Radio France - Yves Renaud

Rive-de-Gier, une ville avec un environnement très contraint.

La ville est située sur un goulot d’étranglement de la vallée et cette configuration pose pas mal de contraintes à tous les projets d’aménagements urbains. Le maire sortant, Jean-Claude Charvin, malgré toutes les contraintes estime avoir plutôt bien négocié le réaménagement urbain avec notamment le contrat ANRU 2 qui démarre sur le réaménagement du centre ville.

"L’A47, c’est de la pollution ; le Gier, ce sont des risques d’inondation ; le transit SNCF, ce sont des problématiques de gare et d‘aménagement de parking ; la RD 88, c'est l’échappatoire dès qu’un problème se pose sur l’A47 c’est-à-dire engorger la ville de Rive-de-Gier. Malgré toutes les contraintes qui pèsent sur la ville, vous verrez dans les années qui viennent que nous arriverons à mettre en place tout ça."

Jean Claude Charvin le maire sortant  divers droite
Jean Claude Charvin le maire sortant divers droite © Radio France - Yves Renaud

Dans les projets figure la découverture du Gier dans sa traversée urbaine, mais Jean-Pierre Granata, le candidat sans étiquette n’y croit pas. "La découverture du Gier ne se fera pas demain, c'est un budget trop important et Rive-de-Gier seule ne pourra pas y faire face. Il faut vraiment travailler avec toutes les communes alentours pour élargir le lit du Gier et pour pouvoir laisser passer cette rivière plus tranquillement, mais ce n'est pas finalisé."

Parmi les menaces, on se souvient ici de l’inondation dévastatrice de 2008 et de l’alerte de novembre 2014. Un dossier qui intéresse Vincent Bonny et sa liste de rassemblement à gauche avec les écologistes. "Le centre-ville est extrêmement encaissé, la ville est traversé par une rivière qui peut être très sympathique, mais aussi très virulente, nous sommes traversés par l’autoroute, une voie de chemin de fer donc il faut vraiment donner la place à de nouveaux modes de transport des aménagements mais aussi en amont de notre commune pour travailler sur ses aléas climatiques qui peuvent être très très très dangereux."

Et tant que nous sommes sur l'aménagement urbain un mot du dossier ANRU 2. Gérard Octroy veut le poursuivre en y apportant tout de même quelques amendements. "Les deux dossiers de l'ANRU centre ville et Duralex sont dans les tuyaux, on les réalisera, mais on les réalisera probablement différemment. Il y a beaucoup de choses à revoir, il est clair que tous les projets qui vont se dérouler passer par le filtre des Ripagériens."

  • Toutes ces questions et bien d’autres encore seront abordées durant le débat qui sera organisé entre les candidats, le mardi 3 mars entre 19h et 20h sur France Bleu Saint-Étienne Loire, depuis la salle Michel-Dessel à Rive-de-Gier.   
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