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Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

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Municipales à Romans-sur-Isère : les temps forts du débat du second tour

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Economie, santé et projet de 1083 sur la friche Jourdan : la maire sortante divers droite Marie-Hélène Thoraval et l'entrepreneur Thomas Huriez, à la tête de la liste trans-partisane Passionnément Romans, ont débattu de leur programme pour Romans-sur-Isère (Drôme) ce jeudi matin.

Débat dans les studios de France Bleu Drôme Ardèche entre les deux candidats à la mairie de Romans sur Isère, Marie-Hélène THORAVAL et Thomas HURIEZ.
Débat dans les studios de France Bleu Drôme Ardèche entre les deux candidats à la mairie de Romans sur Isère, Marie-Hélène THORAVAL et Thomas HURIEZ. © Radio France - Jean-Christophe Rampal

Marie-Hélène Thoraval, maire sortante, est arrivée en tête du premier tour des élections municipales le 15 mars dernier, 20 points devant Thomas Huriez : 46% des voix contre 26. Mais les lignes ont bougé entre les deux tours. Thomas Huriez et sa liste Passionnément Romans ont fait alliance avec une partie de la liste portée par Isabelle Pagani. L'abstention a été massive au premier tour en raison du coronavirus et des premières annonces de confinement : 63% d'abstention.

Quels reports de voix au second tour ? Les candidats ont-ils modifié leurs programmes au regard de la crise sanitaire ?

La relance économique, l'aide sociale après l'épidémie de coronavirus

Pour la relance économique, Thomas Huriez propose une politique de "petits travaux" pour faire réaliser des chantiers de réfection à des entreprises locales ; il souligne aussi la nécessité de soutenir le commerce de centre ville et met en avant une attention aux plus précaires : "l'idée générale, c'est vraiment de se faire travailler les uns les autres. La mairie a un budget d'investissement et de dépenses courantes important. Il faut que l'on consacre ce budget aux entreprises locales pour les faire travailler, les aider à surmonter la crise. Cette crise économique va générer une crise sociale aussi. Donc, il faut être auprès des Romanais, notamment des plus précaires. Pour cela, on propose l'ajout de deux nouvelles tranches de quotient familial pour rendre l'école, le périscolaire, la cantine plus abordables. Aujourd'hui, un chiffre simple : l'école, la cantine, le périscolaire coûtent 100 euros de plus par mois quand on habite Romans et qu'on a un enfant à l'école par rapport à Bourg de Péage. C'est vraiment du concret, pour tous les jours, qu'il faut rectifier. Et enfin, il y a le sujet du commerce. Romans devient une ville banale, une ville minérale qui perd énormément de commerces. Il y avait 107 commerces vacants fermés en 2014. Il y en a aujourd'hui 183. Ça fait un par mois qui ferme depuis six ans et c'est conséquent. Il faut inverser la tendance. Il faut absolument accueillir un maximum de visiteurs en centre ville, c'est à dire faire un stationnement qui encourage à aller moins en périphérie et plus en centre ville. Et une fois que les gens sont en centre ville, les garder plus longtemps. C'est pour ça qu'on propose le stationnement deux heures gratuites."

Marie-Hélène Thoraval assure qu'elle n'a pas augmenté les tarifs de la cantine, élude la question sociale, conteste les chiffres de fermeture de commerces, aborde l' économie à une plus grande échelle en citant la collaboration avec l'Agglo et la Région, qui sont du même bord politique : "la compétence économique relève de Valence Romans Agglomération, mais aussi de la Région. Hier, nous avons pu travailler avec les chefs d'entreprises et le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Laurent Wauquiez, ndlr) a annoncé aussi les mesures qui étaient prises par la Région, notamment en intervenant sur les aides à la trésorerie pour les entreprises au travers de prêts, mais aussi sur la création d'un fonds d'investissement qui pourrait intervenir, donc, c'est un peu technique, mais cela aurait vraiment une influence. Après, s'agissant de la commune, bien sûr, nous avons des investissements. En six ans, j'ai multiplié la capacité d'investissement de la Ville par quatre puisque la Ville était complètement exsangue en 2013, à cause de l'endettement qui était le sien. Donc ça, c'est une manne aussi qui est extrêmement importante. C'est 10 millions d'euros." 

Débat sur les mesures économiques et sociales

Les propositions en matière de santé

Suite à l'épidémie de coronavirus, Thomas Huriez propose de créer un stock de masques et de gel hydroalcoolique en mairie pour être prêt en cas de nouvelle crise : "il y a vraiment un enjeu majeur à avoir cette culture de la prévention en général, parce que ça coûte beaucoup moins cher de prévenir que guérir".  Marie-Hélène Thoraval n'en voit pas l'utilité, rappelle qu'un stock a un coût : "après, s'agissant du gel hydroalcoolique, Thomas semble oublier que nous avons des entreprises romanaises qui le fabriquent. Nous n'en avons absolument jamais manqué".

Marie-Hélène Thoraval propose la construction d'une maison pluridisciplinaire de santé : "je voudrais préciser que la santé se travaille aussi avec les institutions qui sont en charge de la santé. Je suis présidente du conseil de surveillance de l'hôpital. Donc c'est quelque chose que je travaille depuis six ans et nous travaillons de manière très rapprochée avec l'ARS, notamment entre médecine de ville et hôpital. Le choix a été fait d'un chantier qui s'appelle Ma santé en 2022, pour faire venir des médecins qui peuvent être à temps partagé sur la ville et sur l'hôpital, d'autres uniquement sur la ville, puisque on est dans un secteur qui n'a pas une grande densité. Et puis, cette maison pluridisciplinaire a déjà un grand succès puisqu'on a déjà testé auprès des professionnels et, nous Ville de Romans, nous accompagnerons l'installation de médecins généralistes sous un principe Doct'In Romans, c'est à dire de prendre en charge une partie des charges qui leur incombent pour qu'ils puissent s'installer. Et puis on a aussi la Maison des internes qu'on a créée, et on a déjà des internes qui ont fait le choix suite à leur stage de s'installer à Romans."

Thomas Huriez propose un nouveau centre de santé avec possibilité de salarier des médecins : "ça peut être un outil, en effet. Plus de 20 médecins sont partis en six ans. Certains d'entre eux avaient des projets sur la ville et ont été très mal reçus par madame le maire. Ces retours malveillants, on les a sans cesse. Et du coup, l'idée, c'est vraiment d'arrêter cette culture de la défiance, mais d'être dans une culture de confiance. Faire équipe avec tous les professionnels. Ça passe par une maison de santé ou un centre de santé pluridisciplinaire qui rassemblera un maximum de compétences différentes : ce n'est pas tout de faire un bâtiment, l'enjeu, c'est d'attirer les médecins, qu'ils viennent chez nous. On manque de médecins en France. Il faut créer les conditions pour qu'ils choisissent Romans plutôt qu'une autre ville. Aujourd'hui, ils quittent Romans pour d'autres villes et parfois des villes voisines. Pour ça, on veut salarier des médecins s'il le faut. On veut élargir l'offre de services aux libéraux pour que eux aussi se fédèrent autour de ce centre de santé et créer ainsi une dynamique d'installation sur Romans à très court terme. On veut créer aussi une bourse pour que les étudiants en médecine, des internes s'installent à l'issue de leurs études à Romans."

Les propositions en matière de santé

La discorde persistante sur 1083 et la friche Jourdan

Marie-Hélène Thoraval et Thomas Huriez se sont une nouvelle fois accrochés sur la reprise de la friche Jourdan par l'entreprise qu'il a fondée, 1083. Marie-Hélène Thoraval assure qu'il n'a pas réussi à boucler son financement : "on a passé énormément de temps avec Thomas Huriez et puis l'ensemble de son équipe pour apporter les éléments nécessaires. Il se trouve que Thomas Huriez, au travers du compromis qui était signé entre l'Agglomération et la Ville, n'a pas pu satisfaire aux clauses suspensives, c'est à dire qu'il n'a pas eu la confiance de ses banques." "C'est faux", répond Thomas Huriez qui reproche à la municipalité actuelle d'avoir traîné pour lui accorder son permis de construire : "on a le soutien des banques. Les banques veulent simplement un permis de construire, et un compromis de vente à jour. Il se trouve que le permis de construire, la Ville de Romans nous l'a donnée deux mois après la date qu'on avait convenue lorsqu'on a signé le compromis de vente, au dernier jour du délai légal."

La discorde sur 1083, les divergences sur le parking souterrain Jean Jaurès

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