Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales à Rouen : que va devenir le projet d'éco-quartier Flaubert ?

A Rouen, au cœur des dossiers urgents pour la future équipe municipale, les suites de la catastrophe de Lubrizol. En terme de prévention des risques mais aussi en terme d'urbanisme. Le gigantesque incendie a fortement mis à mal le projet d'éco-quartier Flaubert. Qu'en pensent les candidats ?

Le chantier du futur quartier Flaubert sur la rive gauche de Rouen
Le chantier du futur quartier Flaubert sur la rive gauche de Rouen © Radio France - Coralie Moreau

A Rouen, il y a les candidats aux élections municipales pour qui parler de la catastrophe de Lubrizol est une évidence et ceux qui aimeraient que l'accident industriel ne monopolise pas la campagne. Mais tous ou presque le savent qu'une fois arrivé "aux affaires", il faudra rapidement se pencher sur la question de la sécurité liée à la proximité de nombreux sites Seveso. 

Plusieurs d'entre eux, comme Marine Caron (centriste, liste sans étiquette), Jean-Louis Louvel (sans étiquette, soutenu par plusieurs partis de la droite et du centre) et Nicolas Mayer-Rossignol (PS, liste sans étiquette) insistent sur la nécessité de développer une culture du risque et de mettre en place un système d'alerte à la population efficace. Jean-Michel Bérégovoy (EELV, liste EELV et parti communiste) estime même, qu'à terme, les usines Seveso devront s'éloigner pour être remplacées par de l'emploi tertiaire. 

Mais ce n'est pas tout, puisque la catastrophe de Lubrizol aura également des conséquences sur la politique de la ville en matière d'urbanisme. 

Quatre-vingt-dix hectares de friches entre les ponts Flaubert et Guillaume le Conquérant à Rouen.
Quatre-vingt-dix hectares de friches entre les ponts Flaubert et Guillaume le Conquérant à Rouen. © Radio France - Coralie Moreau

Que va devenir le projet d'"éco-quartier" Flaubert ?

Balayé tout d'abord, le qualificatif "éco". Evidemment. Ensuite, les réactions sont diverses.

Certains candidats faisaient partie de la majorité qui a élaboré et validé le projet. Pour eux, impossible d'abandonner complètement l'idée, ils prévoient des aménagements. Plus question de construire à proximité de l'usine de Lubrizol. Jean-Michel Bérégovoy envisage de déplacer le dépôt de la TCAR à cet endroit pour libérer un nouvel espace capable d'accueillir un éco-quartier. 

Nicolas Mayer-Rossignol mise, lui, sur la création d'une forêt urbaine, sorte de poumon vert à proximité des usines. Pour le reste, tous deux sont d'accord, une partie centrale serait dédiée aux entreprise (5 000 emplois espérés) et la partie la plus à l'est pourrait accueillir du logement avec des normes de sécurité drastiques, précise l'ancien président socialiste de la région Haute-Normandie.

Pour Marine Caron et Jean-Louis Louvel, il faut avant tout prendre du temps. Les deux candidats veulent lancer une nouvelle consultation en impliquant les habitants, les acteurs économiques et les associations écologistes notamment. L'entrepreneur rappelle que le projet prévoit d'accueillir 15 000 habitants et salariés, soit plus de 10% de la population rouennaise actuelle. Mais il reconnaît aussi que la commercialisation s'annonce compliquée pour le moment. 

La jeune centriste, vice-présidente du département, mise elle aussi sur un développement de l'activité économique dans un premier temps. Elle ajoute avoir rencontré plusieurs entreprises et entrepreneurs qui ont encore le souhait de s'installer dans le futur quartier.

L'enjeu économique, c'est ce que met en avant Jean-François Bures (LR, liste sans étiquette). Pour lui, impossible d'abandonner le projet. Il précise que les places manquent cruellement à Rouen pour accueillir de nouvelles entreprises et que le projet de quartier Flaubert est essentiel

Enfin pour Guillaume Pennelle (RN), pas de marche arrière possible. L'essentiel est de maintenir le projet en informant les futurs habitants des risques encourus. Pour lui, l'important est avant tout la création des emplois promis sur le site. 

Les autres candidats pour cette élection sont : 

  • Lionel Descamps pour Rouen notre commune
  • Pierre-Alexandre Guesdon pour Rouen Animaliste
  • Frédéric Podguszer pour LO
  • Marc Fouilloux pour Rouen en lutte
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu