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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange

Municipales à Roanne : les enjeux du scrutin

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

À six semaines du premier tour des élections municipales, focus sur la commune de Roanne, la troisième ville du département de la Loire.

La bataille pour la mairie de Roanne est engagée
La bataille pour la mairie de Roanne est engagée © Radio France - Yves Renaud

Roanne et ses 34 685 habitants (dernier recensement) ont connu l’alternance sur les trois dernières élections municipales. L’actuel maire, Yves Nicolin (LR), est en campagne depuis le mois d’octobre. Il regarde cette élection avec pas mal de recul, à la fois comme sortant, mais aussi avec l’expérience de deux mandats menés ici. Yves Nicolin, qui fait de son action économique pour Roanne le cheval de bataille de sa campagne.

"Moi, je présente un bilan bien sûr, mais je présente surtout un projet, j'ai été battu en 2008 parce que je m'étais trop assis sur mon bilan." - Yves Nicolin (LR), maire sortant

Yves Nicolin le maire sortant de Roanne
Yves Nicolin le maire sortant de Roanne © Radio France - Yves Renaud

Difficultés à constituer des listes à gauche comme à droite

Cette relative tranquillité du maire sortant est largement confortée, puisqu'en face de lui, on peine à s’organiser. Que ce soit à gauche, au centre, ou à l’extrême droite, toutes les formations d’opposition semblent marquer le pas et avoir des soucis pour constituer leurs listes. C’est le cas des socialistes, qui a leur grand regret, n’ont pas réussi à trouver une plate-forme commune avec le parti communiste, les Verts et le collectif 88%, regrette Brigitte Dumoulin, la tête de liste PS / Génération.s. Ce rassemblement manqué va forcement fragiliser la gauche.

"Nous avons travaillé plusieurs mois pour construire cette union, mais malheureusement nous avons eu des difficultés sur la vision commune de notre territoire, une notion différente du temps nécessaire à la prise en compte de l'environnement." - regrette Brigitte Dumoulin, la tête de liste PS / Génération.s

Mais ce rassemblement manqué va forcement fragiliser la gauche.

Brigitte Dumoulin tête de liste PS-Génération
Brigitte Dumoulin tête de liste PS-Génération © Radio France - Yves Renaud

Le Rassemblement national, pourtant présent au deuxième tour en triangulaire en 2014, n’est pas mieux loti. Pour trouver une tête de liste, il a dû piquer celle de Michel Lucas, qui se présentait initialement sur la commune voisine de Riorges. Une tête de liste qui s'appuie sur les bons résultats de sa formation à Roanne lors des derniers scrutins nationaux. Mais une politique de droite face à un maire sortant de droite pourra-t-elle séduire les électeurs roannais ? Rien n'est moins sûr.

"Moi, je pars confiant, nous avons une carte à jouer par rapport aux événements politiques et économiques du moment qui nous sont favorables." - Candidat du RN à Roanne

Michel Lucas tête de liste du Rassemblement National
Michel Lucas tête de liste du Rassemblement National © Radio France - Yves Renaud

Les doutes de la République en Marche 

Deux autres listes devraient entrer en lice dans cette campagne, la liste 88%, en accord avec les Verts, et une liste apolitique menée par un ancien centriste. 

Andrea Iacovella a été maire de la petite commune de Sainte-Colombe-sur-Gand de 2008 à 2012.
Andrea Iacovella a été maire de la petite commune de Sainte-Colombe-sur-Gand de 2008 à 2012. © Radio France -

Du côté de la République en Marche, la liste n'est pas bouclée alors qu'elle devait être présentée en grandes pompes ce vendredi 31 janvier. Andrea Iacovella peine à recruter et subit des désistements à cause du contexte de cette campagne, les mouvements contre la réforme des retraites et des mouvements anti-Macron. "C'est ce climat qui s'est détérioré, des colistiers craignaient de s'afficher. Ils sentaient les tensions, les regards..." résume la tête de liste. 

Ce samedi, à l'issue d'une longue réunion, lui et son comité de campagne ont décidé de continuer quand même, encouragés par l'accueil que les Marcheurs disent recevoir lors des actions de porte-à-porte.  Ils ont jusqu'au 27 février pour rassembler les 39 personnes nécessaires.

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