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Politique

Elections municipales : la famille nationaliste en ordre dispersé ?

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Par , , France Bleu RCFM

À neuf mois des élections municipales la famille nationaliste partira-t-elle unie dès le premier tour ? Rien n'est moins sûr. Si le PNC et Corsica Libera ne cessent d'appeler à l'union, Femu a Corsica temporise et met en avant sa volonté d'ouverture.

Jean-Guy Talamoni, Jean-Christophe Angelini et Gilles Simeoni
Jean-Guy Talamoni, Jean-Christophe Angelini et Gilles Simeoni © Maxppp - Maxppp

Corse, France

L'union dès le premier tour des municipales, oui ou non ? La question déchire la famille nationaliste à moins de neuf mois de l'échéance. D'un côté, Corsica Libera et le PNC appellent au rassemblement dès le premier tour, sur le même modèle qu'aux élections territoriales ou lors des législatives. Il ne peut en être autrement selon Jean Christophe Angelini, qui espère encore voir les lignes bouger "Il faut que l'union prévale. Tout d'abord parce que c'est la recette qui a fonctionné politiquement et électoralement. Ensuite, parce que c'est celle qui préside aujourd'hui la Collectivité. Enfin, l'union c'est tout simplement ce que les corses attendent". Le secrétaire national du PNC qui se dit toutefois favorable à une ouverture à d'autres forces politiques.

Jean-Christophe Angelini, secrétaire national du PNC

"Les municipales ne sont pas des élections territoriales, législatives ou européennes"

Ces mots, ce sont ceux extraits de la dernière communication de Femu a Corsica, qui reprend le discours de Gilles Simeoni prononcé le 29 juin dernier à Bastia. En d'autres termes, ce qui est valable au niveau régional ne l'est pas forcément au niveau communal. C'est l'ouverture à l'ensemble des forces vives qui est plébiscitée par la première composante de la majorité territoriale, sans forcément passer par les autres forces nationalistes. Pour l'instant, semble donc prévaloir le modèle des municipales 2014 à Bastia et non celui de Pè a Corsica appliqué en 2017. Jean-Félix Acquaviva le secrétaire national de Femu a Corsica martèle sa volonté d'ouverture, sans pour autant fermer définitivement la porte à l'union dès le premier tour avec le PNC et Corsica Libera "Nous ne fermons pas la porte à l'union dès le premier tour, mais nous mettons au cœur du jeu la nécessité de continuer à s'ouvrir à des hommes et des femmes qui ne partageaient pas forcément nos trajectoires politiques jusqu'à il y a peu, mais qui sont capables aujourd'hui de venir en gestion avec Femu a Corsica ainsi que les autres composantes de la majorité territoriale." Jean-Félix Acquaviva qui, union ou pas, promet de clarifier la situation dès la rentrée de septembre.

Jean-Félix Acquaviva, secrétaire national de Femu a Corsica

Reste à savoir si cette désunion programmée pour 2020 laissera des séquelles en 2021, année des territoriales... Le risque est en tout cas réel.