Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Coronavirus : le confinement sera prolongé au-delà du 15 avril, Emmanuel Macron s’exprimera lundi soir

Elections municipales: la menace de l'abstention dans les quartiers sensibles à Nantes

-
Par , France Bleu Loire Océan

A moins d'un mois des élections municipales, la menace de l'abstention plane particulièrement sur les quartiers sensibles à Nantes. En 2014 elle avait à certains endroits frôlé les 70 %, contre 45 % dans le reste de la ville.

Vue du quartier Malakoff (archives).
Vue du quartier Malakoff (archives). © Radio France -

L'abstention sera t-elle la grande gagnante des prochaines élections municipales à Nantes ? A mois d'un mois du premier tour la question se pose particulièrement dans les quartiers sensibles de la ville. Lors des dernières élections municipales en 2014, c'est à Malakoff, Nantes Nord ou encore Bellevue que les électeurs se sont les moins déplacés dans les bureaux de vote. A Malakoff par exemple, l'abstention a frôlé les 60 % en 2014, à Bottière elle a grimpé jusqu'à 70 % contre 45 % dans l'ensemble de la ville. 

Des électeurs désabusés

"Pour qu'on vote il faudrait qu'un candidat représente le peuple. Il faudrait quelqu'un qui ait vécu la misère, qu'y ait passé des journées sans manger, sans savoir comment payer ses factures. Les élections sont faites pour les riches, et nous, nous sommes à part", s'indigne Ali. Cet homme d'une cinquantaine d'années habite Malakoff. Il observe que la pauvreté augmente dans son quartier et que les problèmes du quotidien sont de plus en plus difficiles à gérer. "Nous n'avons plus de projets pour demain", conclue-t-il. 

Dans le quartier de Bellevue, le constat est le même: la confiance avec les hommes politiques est bien souvent rompue. "C'est fini moi je ne vote plus. C'est toujours le même cinéma, et maintenant il n'y a plus d'argent, il n'y a plus rien", s’agace Pierre, qui a pourtant voté à gauche pendant 20 ans. 

Une volonté de changement? 

Chez les plus jeunes, le discours est un peu différent. L'espoir d'un avenir meilleur pourrait pousser certains indécis à se rendre dans les bureaux de vote le 15 mars prochain. "J'hésite encore mais je pense aller voter. Moi je dis qu'une voix fait toujours la différence. Et comme dans mon quartier ça a brûlé il y a pas longtemps, si les choses pouvaient changer, ce serait pas mal", affirme Nora, une jeune femme de trente ans qui vit avec sa fille à la Halvèque. Autour d'elle, les moues sont sceptiques quand elle parle d'élections. Les convaincre sera son combat car pour Nora: "une voix c'est une voix".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu