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Présidentielle - 1er tour : les réactions en Normandie

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)
Caen, France

A la suite du premier tour de l'élection présidentielle 2017, Emmanuel Macron (En Marche) et Marine Le Pen (Front national) sont les deux candidats encore en lice pour devenir le futur président de la République française. F. Fillon (LR), JL. Mélenchon (FI) et B. Hamon (PS) sont éliminés.

En Normandie, Marine Le Pen arrive en tête du premier tour des élections présidentielles.
En Normandie, Marine Le Pen arrive en tête du premier tour des élections présidentielles. © Radio France - Eric Turpin

A 39 ans, Emmanuel Macron est le plus jeune candidat qualifié pour un second tour d'une Présidentielle française dans l'Histoire de la 5e République. L'ancien conseiller de François Hollande à l'Elysée et ministre de l'Economie du gouvernement Cazeneuve est arrivé en tête du premier tour avec un score situé entre 23 et 24%. Avec sa démarche en dehors des partis habituels, son mouvement En Marche, il a fait le pari du rassemblement, un pari gagnant.

À lire aussi : Présidentielle -1er tour Marine Le Pen en tête en Normandie

Enfin les Français comprennent qu'il y avait une alternative"

Pour Rodolphe Thomas, maire d'Hérouville-St-Clair (Calvados) : "Enfin les Français comprennent qu'il y avait une alternative, un projet qu'a porté Macron, qu'il a pu partager pendant cette campagne." Le centriste normand qui pense aussi à François Bayrou au soir de ce premier tour : "Ça a toujours été le rêve de François Bayrou de lutter contre ce clivage du tout PS ou tout UMP, et c'est Emmanuel Macron qui l'a fait, on ne peut que s'en féliciter. Maintenant, il reste quinze jours pour essayer d'imaginer ce que doit être le futur président et Emmanuel Macron avec son pragmatisme et sa vision européenne a toutes ses chances de devenir le prochain président de la république mais il faut qu'on se mobilise tous pour gagner le second tour."

On donnera à Macron une majorité parlementaire"

Alain Tourret, député du Calvados soutien d'Emmanuel Macron, est quant à lui "plus que satisfait, c'est un bonheur absolu. Depuis mon engagement politique j'essaie ce rassemblement des républicains des deux rives, des progressistes, des majorités d'idée. Enfin nous y sommes arrivés. J'ai été l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron et j'ai le sentiment d'un devoir accompli. Le mot d'ordre c'est tous pour faire passer le deuxième tour parce qu'il reste encore à éliminer Marine Le Pen et c'est un gros morceau ! C’est d'un côté la République et de l'autre les néo fascistes. Ceux qui veulent l'Europe et les nationalistes. On va gagner le deuxième tour et après on donnera à Emmanuel Macron une majorité parlementaire."

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Le Pen, 15 ans après

Quinze ans après son père Jean-Marie, Marine Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle. Longtemps annoncée en tête à l'issue du premier tour par les sondages, la candidate du Front national n'arrive qu'en deuxième position mais a réussi à garder son avance sur François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et à distancer Benoit Hamon. Pour le FN, une partie de la mission est remplie : le bipartisme, "l'UMPS" tant décrié est écarté de la partie.

Toutes les étoiles sont alignées en faveur de Marine Le Pen"

Pour Christine Bisson, candidate FN aux législatives dans la 5e circonscription du Calvados, "C'était tout à fait prévu et prévisible. Il est toujours préférable d'être premier que second, bien évidemment. Néanmoins, l'essentiel était d'être dans les deux premiers et elle y est. Le clivage s'est déplacé, ce n'est plus droite gauche que nous avions depuis toujours mais désormais entre les mondialistes et les patriotes. En plus toutes les étoiles sont alignées en faveur de Marine Le Pen, je pense au Brexit, à l'élection de Donald Trump, au réveil des patriotismes un peu partout dans le monde. La candidature de Marine Le Pen et sa victoire vont dans le sens de l'histoire."

Les partisans de Fillon vont nous rejoindre"

Même optimisme du côté de Jean-Philippe Roy, conseiller régional FN : "On a encore un vivier derrière nous et c'est à nous sur le terrain d'encore ramener des gens vers nous. Les abstentionnistes et les partisan de Fillon vont nous rejoindre. On va essayer de porter Marine jusqu'au bout . C'est un travail de fond, Marine Le Pen a pris le parti en 2010 et l'a dédiabolisé. On a désormais 21 élus à la région Normandie, du jamais vu. Aujourd'hui des gens nous rejoignent, pour le programme, la ruralité, les services publics attirent les gens."

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L'élimination du bipartisme traditionnel

Les deux partis traditionnels, Les Républicains et le PS, sont passés à la trappe pour la première fois dans l'histoire de la 5e République. François Fillon arrive troisième, Benoît Hamon, est très loin derrière, en cinquième position. Le premier, troisième aux alentours de 20%, a été plombé par les affaires judiciaires dans lequel il est empêtré. Battu, François Fillon a annoncé qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour.

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Nicole Ameline, députée LR du Calvados : "La campagne a été tout à fait inédite et extraordinairement marquée par un focus sur les affaires. On n'a pas parlé du terrorisme jusqu'à l'attaque de jeudi dernier. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'enjeux majeurs confisqués, comme l’agriculture qui est très importante. Je me demande si la détermination de beaucoup de Français ne s'est pas fait sur des émotions, des impressions ou des réactions anti système. De plus, nous avons perdu avec Nicolas Dupont-Aignan 4 ou 5 points qui nous font défaut. Ce qui est très important c'est de garder nos fondamentaux, nos principes. C'est ce qui fait la force de la France."

Hervé Morin, président de la Région Normandie : "Je demeure convaincu que François Fillon avait le programme et l'expérience qu'il fallait pour le pays. Les affaires ont pesé lourd dans le résultat. Très clairement, on ne pouvait pas être audible avec cette avalanche quasi quotidienne de révélation d'affaires qui a empoissonné toute la campagne depuis janvier. Ce second tour m'amène à voter sans aucun état d'âme Emmanuel Macron et appeler à ce que toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas de l'effondrement du pays fassent le même choix."

Chez les socialistes, c'est la soupe à la grimace. Si le 21 avril 2002 avait été une tragédie pour le parti, ce 22 avril 2017 est un cataclysme pour le parti. Après cinq années de gouvernance très critiquée, une impopularité record pour le président de la République et un candidat frondeur et décrié dans son propre camp, il était annoncé que le couperet tomberait. A moins de 10%, est particulièrement aiguisé.

Le vote utile contre le vote de conviction"

Christophe Le Foll, secrétaire départemental du PS (14) : "Les Français ont privilégié le vote utile contre le vote de conviction auquel nous appelions. Vote utile pour Macron, utile et utopiste pour Mélenchon. Maintenant il s'agit de faire barrage au FN, qu'il ait le score le plus bas possible en votant pour Macron. Ensuite, il y aura les législatives et là le PS doit retourner vers les électeurs, leur proposer un programme qui les emporte : Nous sortons de cinq ans de gouvernement comme en 2002 où nous avons été éliminé donc nous allons voter pour un candidat de centre-droit. nous devons aller vers une renaissance une refondation porteuse d'espoir pour les français. Il n''est pas normal que'à chaque fois que nous sommes au gouvernement nous perdions les élections suivantes nous ne soyons pas capables de changer la vie des français ou du moins qu'ils n'ont pas senti que les choses changeaient positivement. Nous devons nous interroger sur l'élimination de la gauche au premier tour de l'élection présidentielle."

Laurence Dumont, députée du Calvados, 1ère vice-présidente de l'Assemblée nationale : "La gauche absente du deuxième tour de la Présidentielle, c'est une catastrophe parce qu'on est là pour représenter ceux qui ont besoin que la gauche soit là. Il y a une citation qui dit : entre l'utopie et le réel, c'est la gauche. On en a besoin de la gauche. Il faudra reprendre notre bâton de pèlerin et faire en sorte que la gauche soit représentée efficacement à l'Assemblée Nationale. Mais on n'en est pas. Il faut battre le FN , peu importe qui est en face. Je voterai Macron, évidemment sans aucun état d'âme. Et après, viendra la campagne des législatives où on pourra reparler du programme des uns et des autres."

Mélenchon progresse encore, mais pas assez

Finalement, au soir du premier tour de la Présidentielle, on établit le constat que la gauche est désormais représentée par Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise. Près de 20% des voix sont allé vers ce rassemblement qui monte depuis 2012. Toutefois, l'ancien ministre socialiste n'a pas réussi à fédérer assez de citoyens pour qualifier son mouvement au second tour.

Mahama Campaore, secrétaire fédéral du Parti communiste dans le Calvados : "Du gâchis non, c'est plutôt un manque de lucidité politique parce que vous voyez l'état dans lequel se trouve le pays. Nous avons voulu que la gauche puisse aller avec un seul candidat à l'élection et ça ne s'est pas fait. On va voir ce que le secrétaire national décidera pour la suite. Pour nous, communistes, on ne peut pas imaginer un seul instant qu'on laisse Marine Le Pen gagner le second tour. On ferait un grand pas en arrière pour la civilisation et pour ce qu'est la France si c'était le cas et c'est ce que nous combattons."

Karine Galbert, candidate de la France Insoumise : "Plus de 19%, nous sommes satisfait. Ça a été une campagne historique avec une dynamique jamais vue, porteuse de valeur pour changer la vie des gens. Redonner le goût du bonheur. Tout ce qu'on a porté là, on va le porter aussi aux législatives. Le président qui va sortir va devoir faire avec les députés de la France insoumise, qui porteront le programme sur nos valeurs : plus de démocratie, plus d'écologie, le partage du travail pour donner du travail à chacun. Quelque part, on aurait aimé que ça se passe différemment mais on aura essayé. On aura tout fait pour. Ça va rester, toutes ces valeurs qu'on porte vont rester, on construit et la construction va continuer."

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