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Élections régionales 2021 : "Pour Alain Rousset, le danger peut venir de partout", selon Jean Petaux

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Par , France Bleu Gironde

A trois mois des élections régionales et départementales, Jean-Luc Gleyze pour la Gironde et Alain Rousset pour la Nouvelle-Aquitaine s'apprêtent à briguer un nouveau mandat. Mais les rapports de force ne seront pas les mêmes que lors du scrutin de 2015, selon le politologue Jean Petaux.

Jean Petaux, politologue à Sciences Po Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi.
Jean Petaux, politologue à Sciences Po Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi. - Capture d'écran France 3

"Les prévisions, c'est toujours compliqué, surtout pour le futur", ironise Jean Petaux, politologue et invité de France Bleu Gironde lundi 15 mars, citant l'ancien président Jacques Chirac. Les élections régionales et départementales finalement reportées se tiennent dans trois mois, les 13 et 20 juin, mais "l'incertitude est encore grande", explique-t-il. "On ne sait pas ce qui peut arriver au pays dans une semaine. Si on part dans une période de confinement lourde, même avec des élections reportées en juin, la campagne aura été profondément modifiée." Mais même si le taux d'abstention pourrait à nouveau être élevé, "la légitimité de l'élu.e ne sera pas remise en cause", affirme Jean Petaux. "Elle peut être fragilisée comme lors des élections municipales mais elle ne sera pas contestée."

Pour le siège de la Région, Alain Rousset ne s'est pas encore déclaré candidat mais son envie de briguer un nouveau mandat ne fait plus aucun doute. "On ne peut pas dire que Rousset ferait le mandat de trop", indique le politologue. "Même s'il est élu pour la cinquième fois en Aquitaine, le changement de circonscription électorale avec la région Nouvelle-Aquitaine fait qu'Alain Rousset est encore 'jeune' dans les anciennes régions de Poitou-Charentes et du Limousin." "Tout va aussi dépendre de la participation électorale", insiste Jean Petaux. "Plus l'abstention est forte, plus la moindre chute de voix prend de l'ampleur. Chaque point est plus important, donc ça rajoute de l'aléa et de l'incertitude."

Darrieussecq pour "challenger" Rousset

L'incertitude viendra aussi des opposants à Alain Rousset dans cette course au conseil régional. "Le danger peut venir de partout", prévient Jean Petaux. "Avant le premier tour, on peut s'attendre à une reconfiguration des alliances. D'un côté, le Parti communiste va faire alliance avec le Parti socialiste, contrairement à 2015. Mais d'un autre côté, le parti Génération.s créé par Benoît Hamon a annoncé qu'il penchait plutôt du côté de Nicolas Thierry, le candidat d'Europe Ecologie-Les Verts, lui qui a fait partie de la majorité régionale et qui a même été chargé de mission au cabinet du président Rousset. Donc il y a sur la scène politique locale des choses qui se recomposent", estime Jean Petaux.

Quant au choix de Geneviève Darrieussecq pour mener la liste de La République en marche, le politologue le qualifie d'"intelligent". "Par rapport à ce qu'on a connu lors des municipales, faire appel à une élue d'expérience, ancienne maire de Mont-de-Marsan et secrétaire d'Etat aux anciens combattants, plutôt qu'un jeune LREM un peu novice, voire un peu tendre, c'est vraiment une candidature qui va challenger Alain Rousset", détaille Jean Petaux. "La présence de Nicolas Florian pour Les Républicains donne aussi du poids politique à cette liste, même si ça ne sera sans doute pas la même adhésion qu'avait connue Virginie Calmels en 2015, en rassemblant la droite et le centre. Quant au Rassemblement national, on est bien en peine d'évaluer son impact, notamment dans les zones rurales de la région."

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