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Élections régionales : voici les listes présentes au second tour

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Au lendemain d'un premier tour marqué par une abstention record et qui a déjoué les sondages, d'âpres tractations pour la bataille finale du second tour ont eu lieu. Quelles listes seront présentes le 27 juin ? France Bleu fait le point, région par région.

Au lendemain du premier tour, les tractions entre liste vont bon train pour le second tour des régionales
Au lendemain du premier tour, les tractions entre liste vont bon train pour le second tour des régionales © AFP - Virginie Seiller / Hans Lucas

La démocratie française s'est réveillée avec un mal de crâne lundi matin. Le premier tour des élections régionales et départementales a été marqué par une abstention abyssale : entre 66,1% et 68% des électeurs ne sont pas allés voter dimanche selon les dernières estimations. Une désertion des urnes qui a profité aux présidents de région sortants, de droite comme de gauche. 

Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour pouvaient se maintenir au second tour. Celles ayant obtenu au moins 5% des voix pouvaient fusionner avec d'autres. Les candidats avaient jusqu'à mardi 18h pour trouver des accords. À l'issue des tractations, quelles listes se maintiennent ? France Bleu fait le point. 

PACA    

Tous les regards sont tournés vers la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La seule où le président sortant, le candidate LR Renaud Muselier, allié à l'UDI et LREM, n'est qu'en deuxième position à l'issue du premier tour (31,91%). Thierry Mariani (RN) est arrivé en tête avec 36,68% des suffrages exprimés. 

Refusant de se désister pour respecter le principe du front républicain, le troisième homme Jean-Laurent Felizia a finalement abdiqué, comme le réclamaient la gauche et la droite. Julien Bayou, le patron d'EELV, était allé jusqu'à le menacer d'exclusion.   

  • Au second tour, Renaud Muselier (LR) sera donc opposé l'ex-Républicain passé au RN Thierry Mariani.

Ile-de-France

En Ile-de-France, la présidente sortante Valérie Pécresse (Libres/LR/UDI) est arrivée très largement en tête du premier tour avec 34,7% des voix selon les dernières estimations. Un cran en dessous, les listes RN, menée par Jordan Bardella, et EELL/Gen.s de Julien Bayou sont quasiment à égalité avec 13,12% des voix pour le premier, et 12,95% pour le second.

Au total, six listes étaient en capacité de se maintenir au deuxième tour. Mais le patron des Verts a indiqué la fusion des trois listes de gauche pour le second tour. Les listes d'Audrey Pulvar, soutenue par le PS, et de Clémentine Autain, candidate de la France Insoumise et du PCF avaient indiqué dimanche soir "immédiatement se mettre au service du rassemblement".

"Je pense que nous pouvons gagner sept régions dimanche prochain" a estimé Olivier Faure, patron du PS, dont les "Pays de la Loire et l'Ile-de-France". Plusieurs personnalités issues de la gauche comme Manuel Valls ou Jean-Paul Huchon ont cependant appelé jeudi à voter pour la présidente sortante de droite Valérie Pécresse au second tour des régionales dimanche en Ile-de-France, pour faire battre la liste d'union de la gauche, suscitant une levée de boucliers au PS et chez LFI.

  • Au second tour, les trois listes de gauche, celles de Julien Bayou (EELV), Audrey Pulvar (PS) et Clémentine Autain (LFI) ont fusionné former une seule liste. La gauche va affronter Valérie Pécresse, présidente de droite sortante, en tête à l'issue du premier tour, Jordan Bardella (RN) et Laurent Saint-Martin (LREM).

Hauts-de-France  

Malgré la mobilisation de cinq ministres, dont Eric Dupond-Moretti, la liste LREM a été éliminée dès le premier tour dans les Hauts-de-France. Le président sortant Xavier Bertand (ex-LR) est en très bonne posture pour conserver la région. Selon les derniers résultats, il a recueilli 41,39% des voix, très loin devant son concurrent du RN Sébastien Chenu, à 24,37%. 

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie et candidate sur la liste LREM de Laurent Pietraszewski, a déclaré sur franceinfo qu'elle voterait pour Xavier Bertrand au second tour, non "pas avec enthousiasme", "mais parce qu'il faut toujours faire les choix qui vont dans le sens de la démocratie", tout en invitant les électeurs à faire barrage au Rassemblement national. 

Karima Delli, candidate de l'union de la gauche (PS/EELV/LFI) a indiqué qu'elle maintenait sa liste pour le second tour. Elle a obtenu 19% des voix dimanche. 

  • Au second tour, la liste de Xavier Bertrand, identique à celle du premier tour, affrontera la liste RN et celle de la gauche unie, emmenée par l'écologiste Karima Delli.

Auvergne-Rhône-Alpes

Le président sortant Laurent Wauquiez (LR) a écrasé la concurrence lors du premier tour des régionales en Auvergne-Rhône-Alpes. Le candidat a obtenu un score de 43,79%, soit près de trente points de plus que l'écologiste Fabienne Grébert (14,45%), et plus de trente que le candidat du RN Andréa Kotarac (12,33%). 

La candidate socialiste Najat Vallaud-Belkacem (11,4%) s'est rangée derrière Fabienne Grébert afin de "déloger" le président sortant. La communiste Cécile Cukierman (5,5%) complète l'alliance. Mais leur score cumulé reste cependant inférieur de 10 points à celui de Laurent Wauquiez. Le candidat LREM Bruno Bonnell (9,87% des voix) avait prévenu que, s'il ne se qualifiait pas, sa liste ne fusionnerait avec aucune autre. 

  • Au second tour, Laurent Wauquiez (LR) affrontera une liste d'union réunissant les écologistes, les socialistes et les communistes, emmenée par Fabienne Grébert (EELV). Le RN Andrea Kotarac participera également à cette triangulaire.

Grand Est

Région de France marquée par le plus fort taux d'abstention (70,8% selon les dernières estimations), le Grand Est a voté majoritairement pour le président sortant Jean Rottner (LR/UDI) avec 31,15% des voix. Le candidat du RN, Laurent Jacobelli a subi un revers inattendu avec seulement 21,12% des suffrages. Ce dernier mise sur un réservoir de voix grâce aux électeurs de Florian Philippot, candidat de la liste des Patriotes (6,95%), même si l'ex-numéro 2 du RN a exclu toute fusion. 

En troisième position, la candidate EELV Eliane Romani, soutenue par le PS et le PCF, atteint 14,60% des voix. Si l'écologiste a confié avoir pris contact dès dimanche soir avec l'ancienne ministre de la Culture PS Aurélie Filipetti (8,64% des voix, soutenue par Générations et LFI), aucun accord n'a été trouvé pour fusionner les listes pour le second tour. 

De son côté, Brigitte Klinkert, ex-LR officiellement sans étiquette mais soutenue par LREM, a décidé de maintenir sa liste au second tour, après que Jean Rottner a rejeté l'idée d'une fusion de listes, mais "a tendu la main à tous les républicains" pour faire barrage au RN. 

  • Au second tour, les quatre listes qualifiées se maintiennent, sans fusion avec d'autres listes. Le président sortant Jean Rottner (LR/UDI), arrivé en tête au 1er tour, sera face au RN Laurent Jacobelli, à la candidate EELV Eliane Romani, soutenue par le PS et le PCF, et à Brigitte Klinkert, soutenue par la majorité présidentielle.

Bourgogne-Franche-Comté    

En Bourgogne-Franche-Comté, c'est la présidente sortante Marie-Guite Dufay (PS-PCF-PRG) qui est arrivée en tête du premier tour avec 26,52% des suffrages. Si elle a appelé de ses vœux un large rassemblement à gauche, elle a exclu toute alliance avec LREM-Modem, dont le candidat Denis Thuriot (quatrième avec 11,69%) a décidé de maintenir sa liste au second tour. La candidate socialiste et la candidate EELV Stéphanie Modde (10,34%) ont annoncé la fusion de leurs listes lors d'une conférence de presse lundi. 

Le candidat RN Julien Odoul s'est placé à la deuxième place avec 23,19% des voix et le candidat LR, Gilles Platret, troisième avec 21,04%. La décision du candidat LREM de maintenir sa liste a fait réagir le bras droit de Marie-Guite Dufay. "Je ne comprends pas et je ne suis pas certain qu'il puisse tenir cela longtemps dans la journée. J'imagine que les arbitrages chez LREM seront rendus au plus haut niveau de l'Etat. Nous attendons donc du président (Emmanuel) Macron qu'il prenne toutes ses responsabilités (...) pour éviter le risque du Rassemblement national" a-t-il déclaré sur France Bleu Besançon

  • Au second tour, Marie-Guite Dufay (PS) a fusionné avec l'écologiste Stéphanie Modde. Lors de la quadrangulaire de dimanche, son principal adversaire sera le RN Julien Odoul. Le maire LR de Chalon-sur-Saône Gilles Platret et celui LREM de Nevers Denis Thuriot seront également en lice.

Centre-Val-de-Loire

Le président sortant de la région Centre-Val de Loire François Bonneau (PS/PCF) est arrivé en tête du premier tour des élections régionales avec 24,81% des voix. Il a annoncé lundi la fusion de sa liste avec celle EELV-LFI, portée par Charles Fournier (10,85%). "Un peu plus des deux tiers" de la site du second tour sera donc issue de la formation PS-PCF du candidat sortant, a expliqué François Bonneau, une proportion confirmée par l'équipe de campagne EELV.

À droite et au centre, il n'y aura finalement pas d'alliance des listes conduites par Nicolas Forissier (LR) et Marc Fesneau (MoDem-LREM). "J'ai appelé Nicolas Forissier ce lundi, il m'a répondu qu'il me demandait de retirer ma liste. C'est hors de question, on ne peut pas balayer comme ça 17% d'électeurs qui ont voté pour moi", regrette Marc Fesneau. Le candidat LR a recueilli 18,82% des voix au premier tour, et celui de la majorité 16,65%. Le président des Républicains Christian Jacob a demandé "le retrait des listes de la majorité présidentielle" de Marc Fesneau, ainsi que pour celles de François de Rugy en Pays de la Loire et Denis Thuriot en Bourgogne-France-Comté.

Le candidat RN, Aleksandar Nikolic a quant a lui recueilli 22,24% des suffrages. 

  • Au second tour, le président sortant PS François Bonneau, qui a fusionné sa liste avec celle EELV-LFI portée par Charles Fournier, affrontera Aleksandar Nikolic (RN), Nicolas Forissier (LR) et Marc Fesneau (MoDem-LREM).

Bretagne

En Bretagne, Claire Desmares-Poirrier et sa liste Europe-Ecologie-Les Verts ont décidé de se maintenir au second tour des régionales dimanche prochain, et ce malgré leur quatrième place dimanche avec 14,84% des voix. La liste EELV ne fusionnera donc pas avec celle de Loïg Chesnais-Girard, arrivé en tête avec 20,95%, ni avec celle de la France Insoumise, ou celle de Daniel Cueff. 

En revanche, le président sortant a annoncé avoir trouvé un accord avec la liste écologiste de l'ancien maire antipesticides de Langouët. Avec ses 6,52%, il était en position de pouvoir fusionner sa liste. En revanche, aucun accord n'a été trouvé avec la liste de l'ex-PS Thierry Burlot, soutenu par LREM

  • Au second tour, la Bretagne aura droit à une quinquangulaire. Loïg Chesnais-Girard (PS), a fusionné sa liste avec l'ancien maire antipesticides de Langouët Daniel Cueff. La liste EELV de Claire Desmares-Poirrier a choisi de partir seule au second tour. Isabelle Le Callennec (LR), Thierry Burlot (LREM) et Gilles Pennelle (RN) seront aussi en lice.

Occitanie

La présidente sortante PS de l'Occitanie Carole Delga part grande favorite pour le second tour, après être arrivée en tête dimanche avec 39,72% des voix. Le revers est de taille pour la liste RN qui n'enregistre que 23,25% des suffrages, et encore plus pour la liste LR et 12,19%. 

Dès le soir du premier tour, le PS et le candidat EELV/Génération.s, Antoine Maurice (8,84%), avaient engagé des négociations mais les divergences étaient nombreuses selon France Bleu Occitanie. Carole Delga a finalement annoncé lundi après-midi qu'il n'y aurait pas d'accord.

  • Au second tour, Carole Delga (PS) affrontera donc le RN Jean-Paul Garraud (ex-député LR) et le candidat LR Aurélien Pradié avec sa liste initiale. La liste LREM/MoDem de Vincent Terrail-Novès n'a pas franchi le premier tour.

Nouvelle-Aquitaine

Même scénario en Nouvelle-Aquitaine que dans de nombreuses autres régions, le président sortant Alain Rousset est arrivé largement en tête du premier tour des régionales avec 28,84% des voix. Mais cinq listes ont obtenu suffisamment de suffrages pour se maintenir au second tour. La liste LR menée par Nicolas Florian (12,51%) a décliné toute fusion avec LREM. 

Du côté d'Alain Rousset (PS), la discussion engagée avec Nicolas Thierry (EELV) s'est soldée par un échec lundi : les deux listes n'ont pas  fusionné.

  • Au second tour, la Nouvelle-Aquitaine sera le théâtre d'une quinquangulaire. Le président sortant PS Alain Rousset, affrontera Edwige Diaz (RN), Geneviève Darrieussecq (MoDem/LREM), Nicolas Florian (LR) et l'écologiste Nicolas Thierry.

Pays-de-la-Loire

Là aussi, c'est la président sortante LR Christelle Morançais qui est arrivée largement en tête avec 34,29% des voix. Mais la gauche, bien décidée à lui voler sa couronne, a annoncé une alliance entre l'écologiste Matthieu Orphelin (18,70%) et le socialiste Guillaume Garot (16,31%). "On est la région de France où la présidente LR sortante fait le plus mauvais score" selon les deux candidats. La liste sera donc menée par EELV. 

Le président des Républicains Christian Jacob a demandé "le retrait des listes de la majorité présidentielle" du LREM François de Rugy (11,97%) au profit de Christelle Morançais (LR/UDI). Mais lundi soir, François de Rugy, a réaffirmé sa volonté de se maintenir au second tour.

  • Au second tour, Christelle Morançais (LR) affrontera le candidat écologiste Matthieu Orphelin et le socialiste Guillaume Garot qui ont fusionné leurs listes. Le candidat du Rassemblement national Hervé Juvin, et celui de la majorité présidentielle François de Rugy se sont maintenus.

Normandie

En Normandie, le président sortant Hervé Morin (LR/UDI/MoDem) est arrivé largement en tête du premier tour avec 38,86% des voix, devançant nettement la liste RN de Nicolas Bay (19,86%) et celle PS/EELV/Gen.s de Mélanie Boulanger (18,37%). Cette dernière a indiqué que sa liste ne fusionnerait pas avec celle de Sébastien Jumel (PCF) crédité de 9,64% des voix, faute d'avoir trouvé un accord. La voie semble donc dégagée pour le président sortant. 

  • Au second tour, Hervé Morin (Les Centristes), soutenu par la droite, affrontera lors d'une quadrangulaire le RN Nicolas Bay, Laurent Bonnaterre (LREM) et la socialiste Mélanie Boulanger, alliée aux écologistes, mais qui n'a pas trouvé d'accord avec la liste PCF-LFI éliminée au premier tour.

Corse

En Corse, le président sortant autonomiste du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni est arrivé en tête du premier tour avec 29,2% des voix. Ce dernier part avec un avantage pour le second tour face à son rival Laurent Marcangeli (LR), le maire d'Ajaccio et tête d'une liste d'union de la droite.

Le candidat du parti radical et indépendantiste Core in Fronte (8,4%) a d'ores et déjà fait savoir qu'il refuserait toute union au second tour.

Jean-Guy Talamoni, président sortant de l'hémicycle insulaire ne figure sur aucune liste et sera donc absent de l'Assemblée de Corse pour la première fois depuis 29 ans. 

  • Au second tour, le président autonomiste sortant du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, affrontera Laurent Marcangeli, à la tête d'une liste d'union de la droite investie par Les Républicains, Paul-Felix Benedetti, à la tête du parti indépendantiste radical Core in Fronte, et la liste d'union PNC-Corsica Libera emmenée par Jean-Christophe Angelini. 
Les couleurs politiques des régions au lendemain du premier tour
Les couleurs politiques des régions au lendemain du premier tour © Visactu
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