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Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : Bruno Bonnell (LREM) écarte tout accord avec Laurent Wauquiez

À neuf jours du premier tour de l'élection régionale en Auvergne-Rhône-Alpes, Bruno Bonnell, tête de liste LREM, était l'invité de France Bleu vendredi. Il a été question des grandes lignes de son programme, de soutien économique et des alliances politiques.

Élections régionales : Bruno Bonnell, tête de liste LREM en Auvergne-Rhône-Alpes
Élections régionales : Bruno Bonnell, tête de liste LREM en Auvergne-Rhône-Alpes © Radio France - Nicolas Crozel

Bruno Bonnell, tête de liste LREM, était l'invité de France Bleu vendredi matin, à un peu plus d'une semaine du premier tour de l'élection régionale en Auvergne-Rhône-Alpes, le dimanche 20 juin. Il a été question avec des grandes lignes de son programme, des transports, de la crise sanitaire, du soutien économique et des alliances politiques.

Les transports

Les transports

France Bleu - Bruno Bonnell, vous avez 62 ans, député LREM du Rhône dans la circonscription de Villeurbanne, chef d'entreprise aujourd'hui dans la robotique et par le passé dans les jeux vidéo. Votre slogan, c'est "la région mérite mieux". Vous promettez en 30 jours de relancer et libérer la région. On n'est pas libre aujourd'hui en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Bruno Bonnell - Écoutez, je pense que le cœur de notre programme, c'est 30 jours, 30 mois, 30 ans. Pour cette région, il faut à la fois un programme sur une génération parce qu'on a des sujets de société sur une génération, le vieillissement de la population, la transition énergétique, la révolution de l'énergie décarbonée. Et il faut aussi des actions directes. On sort enfin de ce tunnel douloureux, terrible pour la France (la crise sanitaire liée au covid, ndlr). Je veux aussi avoir une pensée pour tous les gens qui sont très endeuillés. On a quand même 12.000 personnes qui sont mortes dans  notre région Auvergne-Rhône-Alpes et à côté de ça, on est à un moment de renaissance. Donc, cela veut dire qu'il faut accélérer, donner un coup de fouet. Et c'est pour ça qu'on propose 50 euros par foyer. Ça représente à peu près 100 millions d'euros, à condition qu'ils le dépensent dans la restauration, dans l'hébergement, dans des loisirs de leur territoire. 

Vous voulez libérer la région ? Vous avez l'impression qu'on est qu'on est contraint ?

Non, le mot "libéré" veut dire qu'on veut libérer les énergies de la région. Et c'est important parce que je crois que le développement économique est un élément qui a été négligé pendant cette mandature. Il est temps quand même de rappeler qu'une des grandes prérogatives de la région à côté du transport de l'information, c'est le développement économique. Et moi, je m'inscris comme un développeur, à l'inverse de la gouvernance actuelle, qui est plutôt un administrateur de la région. 

Les transports ce sont les plus gros budgets de la région... Qu'est-ce qu'on fait pour que ça marche mieux ? Parce que ceux qui nous écoutent ont certainement des galères de TER entre Lyon et Saint-Étienne, entre Lyon et Chambéry, entre Lyon et Grenoble, par exemple. On sait que c'est compliqué. 200.000 Rhônalpins vivent aussi avec la peur au ventre de rater leur TER tous les matins...

Et ils ont raison. Qu'est ce qu'on doit faire ? On doit justement penser à un plan de mobilité mixes nouveau, arrêtez de refaire du rapiéçage systématique, arrêtez de s'intéresser aux petites lignes et aux grands projets de déplacements. On a des vrais sujets, par exemple la liaison entre Clermont et Lyon. Il faut absolument l'améliorer en train. Moi, j'ai fait le voyage moi-même 2h40 en train et encore, j'ai eu de la chance et des retards et j'ai mis une heure trente en voiture. C'est pas possible. Il faut qu'on aille vers un calibrage meilleur.

Ça coûte très cher et ça demande de gros travaux, notamment à l'alignant Saint-Etienne. On sait qu'elle est en rade tous les jours...

Moi, je pars du principe : il n'y a pas de petites lignes mais des grands projets, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'autour d'une ligne, il ne faut pas regarder juste sa rentabilité immédiate de transport. Il faut voir ce qu'elle apporte. Moi, je vais vous donner un exemple très précis : quand j'ai créé mon entreprise en 1983 à Lyon, c'était juste la naissance du TGV. Si je n'avais pas eu de liaison avec Paris de deux heures, ma société, qui est devenue numéro deux mondial du jeu vidéo à l'époque, aurait été à Paris. Là, c'est pareil. Si on fait une liaison entre Lyon Clermont d'une heure trente, il y a des sociétés qui vont aller sur Clermont-Ferrand parce qu'elles diront je suis à 1h30 du hub européen que représente la Part-Dieu ou pas très loin d'un aéroport international Lyon-Saint-Exupéry.  Donc, il faut vraiment réfléchir en termes de projets quand on réfléchit, pas juste un coup. 

L'économie

L'économie

Vous êtes dans une économie que vous connaissez par cœur, l'économie mondialisée... Comment on fait pour lutter contre la concurrence asiatique alors qu'on a peut être la meilleure technologie ou qu'on est peut-être les meilleurs pour les faire, mais ça coûte plus cher ?

Si ça doit coûter plus cher, on peut les aider, on peut donner un avantage dans les appels d'offre. Si vraiment on a les meilleures technologies, montons les critères d'appel d'offres, c'est eux qui les remporteront. Mais même au-delà de ça, il faut aider ces entreprises aussi en disant qu'on requalifier des personnes. Dans notre programme on a un dispositif, vous embauchez une personne pour un premier emploi ou vous embaucher une personne de plus de 50 ans qui doit se repositionner professionnellement, eh bien la région pendant un an paiera les charges sociales de cette entreprise. Résultat : on trouve on réoxygène la possibilité de mobilité et on met le pied à l'étrier au premier employeur. 

Est-ce que ce dispositif-là peut s'appliquer, par exemple, dans une industrie en difficulté comme celle du silicium, comme les deux site de Ferropem, en Isère et en Savoie, menacés de fermeture ? Là, ce sont vraiment des secteurs d'une époque, victimes d'une désindustrialisation...

Ces sites sont stratégiques qui sont au delà de la relocalisation. On doit les soutenir de toutes nos forces. Il faut trouver la solution. Encore une fois, président de région, mais entrepreneur que je suis, je vais chercher des mécanismes d'ingénierie financière qui seront plus compliqués que ce que j'entends, les subventions qui ne suffiront pas. Mais on est sûr que là, il faut vraiment qu'on considère que c'est un élément essentiel de, non seulement notre territoire, mais provenant de la France. Le silicium, c'est le composant de base d'énormément de produits, donc c'est un besoin essentiel. Je leur dis que j'ai envie de les rencontrer et que si je suis président de cette région, on va trouver les solutions ensemble parce que je considère que là, ils sont à l'origine de dizaines de milliers d'activité par an sur notre territoire et en France.

La politique

La politique

Est-ce que c'est facile de porter l'étiquette LREM, majorité présidentielle, alors qu'on sent quand même une certaine défiance des Français envers la politique d'Emmanuel Macron ?

Si, je regarde les récents sondages, moi, je suis très fier de soutenir le président Emmanuel Macron et si des gens veulent le soutenir, il faut qu'ils votent pour notre liste parce que nous, on se cache pas derrière notre petit doigt. Nous, on mélange pas les genres. On n'a pas dit qu'au deuxième tour, on serait entre des écologistes qui sont contre la 5G, le Lyon-Turin, le nucléaire... Moi, j'ai envie d'un contrat clair. Je soutiens Emmanuel Macron, notre majorité, soutient Emmanuel Macron. Non seulement j'en suis fier, mais en plus, je pense que vu ce qui vient de passer, heureusement qu'on avait un capitaine comme Emmanuel Macron à bord. On va passer les 30 millions de personnes vaccinées en première dose. On va bien vers les objectifs qu'on s'était fixés. 

Où vous situez-vous... Vous nous dites que dans l'entre deux tours, vous ne soutiendrez pas Laurent Wauquiez ?

C'est clair et précis : Laurent Wauquiez est clairement un concurrent qui s'affiche de plus en plus vers une candidature présidentielle, qu'elle soit solide ou pas, j'en sais rien. Je ne vais pas me allier avec lui. Donc non, il n'y aura pas d'accord. Si le RN présentait un danger comme en PACA pour notre région, je ferais ce qu'il faut pour faire un front républicain. Je n'ai aucune ambiguïté là dessus. Nous n'avons pas cette situation ici. On doit affirmer les valeurs de transformation du président Emmanuel Macron. Nous les soutenons. Nous voulons les exprimer en région. Il n'y aura pas d'accord entre les deux tours. Tout simplement parce que les électeurs doivent savoir pour quel projet ils votent, alors 

Vous ne craignez pas une gifle politique, et aucune région LREM au soir du 27 juin ?

Je continue de penser que les gens qui soutiennent Emmanuel Macron soutiendront les listes qui sont clairement en faveur de sa politique. Je suis encore prêt à parier sur une belle surprise. Donc, attendons que les votes soient dépouillés, avant de faire des commentaires sur les listes du président de la République, 

Sa personnalité

Sa personnalité

Est-ce que vous n'avez pas la tête de liste par défaut ? On avait parlé d'Olivier Véran ou d'Olivier Dussopt...

Je crois qu'il y a un candidat qui est tête de liste. Moi, je suis surtout le candidat du rassemblement et j'ai voulu faire que toutes les composantes de la majorité présidentielle qui soutiennent Emmanuel Macron soient là. 

On nous dit que vous êtes dans tous les papiers qui sortent sur vous dans la presse en ce moment, que vous êtes quelqu'un qui a une vraie bonhomie, un sourire... Mais c'est vraiment vous, ce sourire-là ? 

Oui, parce que vous savez, j'ai vécu, comme tous les chefs d'entreprise, des moments exaltants, puis des moments difficiles. J'ai eu aussi bien à gérer des croissances à deux chiffres que des licenciements et j'ai toujours voulu rebondir et montrer aux gens qu'il y a une sortie. Tout obstacle est une opportunité. J'ai aussi vécu dans ma vie personnelle des drames un peu importants qui ont fait qu'ils m'ont montrés qu'il y a des choses importantes. Il faut savoir à la fois relativiser et il faut aussi garder cette énergie. Qu'est-ce qu'on offre à nos enfants ? Quand j'entends les écologistes qui expliquent on est foutu, on mange trop, quand j'entends qu'on ne parle que des gens qui sont dans la grande précarité.... J'ai dit dans mon programme que la fraternité était essentielle. Donc, je ne les néglige pas. Mais je dis attention, il y a aussi une autre France. Il y a une France qui travaille, qui se lève le matin et qui trouve heureusement du travail qui en a et qui veut l'exprimer... Donc, arrêtons d'avoir ce côté tristesse permanent en politique. Il ne faut pas être. Il faut être angélique. Il faut bien prendre conscience des problèmes, mais il faut aussi savoir comment on s'en est toujours sorti dans l'histoire de notre pays et on va encore s'en sortir. 

Vous êtes aujourd'hui député. Si vous gagnez la région, vous quittez l'Assemblée ?

J'ai dit depuis le début, donc je vous le confirme, effectivement, je suis président, de toute façon, c'est obligatoire, je quitterai l'Assemblée. 

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