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Régionales en Bourgogne-Franche-Comté: "pas besoin d'être rock star pour être président", Denis Thuriot (LREM)

Denis Thuriot, candidat LREM aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, était l'invité de France Bleu ce mardi 1er juin 2021. À trois semaines du premier tour, gros plan sur quelques unes de ses propositions, économie, sécurité, éolien, économie et Jacob Delafon au menu de cet entretien.

Denis Thuriot candidat LREM aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté
Denis Thuriot candidat LREM aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté © Radio France - Philippe Renaud

France Bleu vous donne rendez-vous chaque matin, entre 8 heures et 8h30 du 31 mai au 4 juin, pour mieux comprendre les programmes des candidats en lice les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté. Le premier tour aura lieu le 20 juin, le second le 27 juin, et pour vous faire une idée ou décider de votre bulletin de vote, nous vous donnons la parole, faites vos propositions ! Ce mardi 1er juin, Denis Thuriot, maire de Nevers (Nièvre), tête de liste LREM, était l'invité de France Bleu. Il se veut à la tête d'une liste de   sous l'étiquette "majorité présidentielle". Morceaux choisis.

Régionales en Bourgogne-Franche-Comté: "pas besoin d'être rock star pour être président", Denis Thuriot (LREM)

L'éolien

C'est l'Etat qui décide du déploiement du schéma de déploiement de l'éolien. Alors qu'un président de région ait son mot à dire et parce qu'il doit avoir un dialogue permanent avec le gouvernement, quelle que soit la couleur, c'est évident. Mais il n'empêche qu'il faut attribuer à César ce qui est à César. Et il ne faut pas faire croire qu'on a des baguettes magiques, qu'on décidera de tout. Par contre, qu'on puisse peser pour dire arrêtons l'éolien là où ça défigure. Arrêtons l'éolien quand c'est à proximité d'habitations et c'est des gens qui vivent à côté qui sont victimes de cela. Il y a possibilité, à mon avis. Il faut savoir ce que l'on veut au bout d'un moment. Vous parliez tout à l'heure de mon prétendu manque de notoriété. Mais on veut plus d'élus qui sont des anciens de la politique, je ne pense pas qu'il y ait forcément besoin d'être une rock star pour être président de région. Je suis un peu connu au fond, jusqu'au fond de mon jardin pour faire un peu d'humour. 

Je dis simplement qu'il faut être pragmatique et lucide. Il y a des zones où les éoliennes ne sont pas les bienvenues parce qu'elles vont dénaturer un paysage et parler des richesses touristiques de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elles sont nombreuses et il y a des endroits où ça gêne pas. D'ailleurs, on a des témoignages de gens qui vous disent il y a des champs d'éoliennes dans des sites qu'on traverse d'ailleurs, qui habillent, qui habitent le paysage et qui ne sont pas gênantes. Et puis moi, je pense que c'est sans doute facteur de développement de l'éolien: c'est une petite éolienne. Ça se fait beaucoup en Allemagne, dans d'autres pays où il y a des petites productions d'éoliennes qui sont des toutes petites éoliennes, mais qui parfois sont en autosuffisance pour tel équipement municipal, telle habitation, etc. Il y a certaines communes qui ont développé le petit éolien,qui même redistribue et qui ne prennent pas d'impôts parce que justement, c'est une richesse. Donc, il y a sûrement moyen raisonnablement de ne pas défigurer tout en faisant de l'éolien une partie du mix énergétique. 

La campagne et la crise sanitaire

C'est pas simple parce qu'elle est courte. C'est une campagne éclair et donc la dynamique, elle est déjà par nos réseaux. Il faut intéresser. Mais on sait que nos concitoyens s'étaient surtout intéressés par leur santé, par retrouver leur famille pour retrouver leurs amis. Donc, il faut les mobiliser. Il faut déjà leur rappeler qu'il y a un vote le 20 juin et je martèle cela. Et ensuite, faut rappeler aussi que ce n'est pas des élections qui mobilisent beaucoup, alors que les régions, comme je dis, elles ont le chéquier. Et ce sont elles qui peuvent fortement aider dans le quotidien de chacun. donc à nous de démontrer que la région n'est pas quelque chose d’abscons. C'est quelque chose qui est dans la vie de chacun de nos citoyens. 

L'accompagnement des jeunes

Il faut prendre conscience que la jeunesse, c'est vraiment évidemment, c'est l'avenir, ça veut dire qu'il faut le préparer. Et donc, on a plusieurs dispositifs, je prends deux ou trois exemples concrets parce que c'est important d'être concret. Tout d'abord, il y a des jeunes précaires qui n'arrivent pas à trouver un job d'été. Même si l'Etat a lancé une plateforme pour mobiliser les entreprises et les collectivités aussi, je le sais de quoi je parle. Et donc, ça peut être une prise en charge très temporaire de 500 euros par mois pour les jeunes qui sont sous le RSA, c'est à dire en dessous de 25 ans et qui n'ont aucun dispositif très précis. Le temps qu'ils arrivent à "un jeune une solution", c'est le dispositif de l'Etat. L'idée n'est pas de partir sur un assistanat qui ne débouche sur rien. 

Et puis, c'est aussi le capital jeunes, tout jeune, qui a un projet de finir une formation de se reconvertir, de porter un projet personnel, une aide de 10.000 euros, un prêt gratuit sans intérêt remboursable jusqu'à 30 ans à partir du moment où ce jeune percevra au moins 1800 euros net par mois et remboursera en fonction de ses possibilités sans se mettre en difficulté, ce sont deux exemples concrets qui s'intéresse à la fois à la jeunesse en difficulté et à la jeunesse en projet. Et c'est ça qui est quelque part cet arc que nous devons soutenir.

Le plan de relance

C'est bien le moindre qu'on doit à nos concitoyens pour leur rappeler qu'aujourd'hui, on va repartir de la relance des relances. Et c'est intéressant parce qu'effectivement, vous avez rappelé ma proximité avec l'Etat et que le chef de l'Etat et le gouvernement. Mais c'est lui qui porte la relance, c'est pas les régions. Aujourd'hui  les régions, elles les déploient et donc elles peuvent faire mieux. Notamment la région Bourgogne Franche-Comté en abondant davantage sur les dispositifs de l'Etat. Donc, ça serait une relance de l'économie parce qu'elle est nécessaire, ce qui permettrait une relance aussi des solidarités par rapport aux plus précaires. S'il n'y a pas la relance d'économies, il n'y aura pas les précaires.

Les viticulteurs et le gel

La viticulture est une richesse pour la Bourgogne-Franche-Comté. Elle est connue dans le monde entier et effectivement, je me suis rendu sur place et me suis aperçu que le gel avait fait de gros dégâts. Donc, nous devons être en appui. Le ministre l'Agriculture et l'Etat ont déjà pris des mesures fortes et si nous devons abonder, si nous devons accompagner dans le cadre du budget de la région, eh bien nous le ferons. Je m'y suis déjà engagé. C'est important. Quand je veux vous parler économie tout à l'heure, c'est créer de nouvelles choses. Mais c'est aussi soutenir ce qu'on a et de ne pas l'affaiblir. 

Le label Bourgogne-Franche-Comté

Je me rends compte à force de sillonner la région. Je la connaissais déjà un peu, mais je le fais d'autant plus en ce moment qu'on a des richesses partout où des richesses gastronomiques. On devrait faire un fil vert autour des territoires et de la gastronomie, par exemple, mais aussi autour de l'horlogerie, encore à Besançon, autour de la lunetterie dans le Jura. Ce sont des exemples. Mais l'idée, c'est de les valoriser. Et donc, aujourd'hui, on n'est parfois pas assez fiers de ce qu'on a à voir. On ne sait pas forcément ce qu'on n'a pas de très loin. Tout le monde s'est concentré sur la proximité par rapport à la crise sanitaire. Mais il faut qu'on le fasse de façon pérenne autour de nos richesses, de l'économie. Et donc, oui, le label fait en Bourgogne Franche-Comté. Cela permettrait d'aller chercher de l'attractivité. Je rappelle qu'on est une des rares régions qui perdons de la démographie et aussi de l'économie. Donc, c'est une piste. Ce n'est pas la seule. Pour essayer de ré intéresser au-delà, simplement l'appellation Bourgogne Franche-Comté. 

Jacob Delafon

On ne peut pas se désintéresser d'une telle situation. Ce qu'il faut faire, c'est être attentif et être facilitateur. Pour moi, un élu, c'est un facilitateur avant tout. Ce n’est pas juste un chéquier qui est là pour combler des trous. Si les trous se prolongent, c'est de l'argent public, c'est l'argent de chacun. J'insiste là-dessus. Par contre, on doit être attentif sur des dispositifs d'accompagnement. Peut être sûr aussi mobiliser, encourager. C'est ce qu'on veut dans notre programme. Les entreprises à anticiper certaines mutations, à aller dans l'innovation. Les entreprises qui démontreront qu'elles investissent dans l'innovation. On s'engagera à les aider deux fois plus par notre dispositif et aussi par l'Agence économique régionale. C'est un exemple. Maintenant, celles qui sont en difficulté, il faut véritablement vérifier si elles ont un avenir. Et il y a les emplois derrière. S'il y a des emplois à reclasser, les accompagner parfois dans des entreprises pas très loin et il faut mieux faire connaître les pôles d'excellence sur notre territoire. Donc, évidemment, c'est un sujet dans lequel la région de s'investir pleinement pour trouver la solution. 

La gratuité dans les transports

C'est une idée à travailler. Maintenant, la gratuité, ça n'existe pas. Il y a toujours un payeur. Soit c'est l'usager, soit c'est le contribuable, soit c'est un peu les deux. D'une façon générale, j'aime bien quand c'est un peu des deux parce que ça me parait plus juste. C'est peut être mon côté avocat. Après, je pense qu'il faut étudier au cas par cas. Il faut surtout le dispositif avec les élus concernés par cette ligne. Pas tout seul au niveau des élus régionaux et je souhaite qu'il y ait des élus régionaux beaucoup plus présents aux côtés des élus locaux. 

La santé

Vous savez que je suis président d'hôpital, président de Groupe hospitalier du territoire de la Nièvre, donc je m'intéresse fortement à la santé. J'ai remis un adjoint à la santé à Nevers qui avait plus en 2014. Donc voilà, je m'intéresse fortement au secteur de la santé. Simplement, ce n'est pas une compétence spécifique de la région. Moi, je veux bien qu'on vendre du rêve et que certains disent qu'ils vont tout porter. La sécurité, la santé. Chacun a ses compétences. On se plaint des doublons permanents que ça coûte cher aux contribuables. Mais ce n'est pas la région qui porte principalement la santé. Bien sûr que nous ne désintéressons sont pas de la santé et on va la porter autrement par les nouvelles technologies, par le financement des derniers kilomètres de fibre, parce que les intercommunalités ont du mal à le financer. Et ça, ça va permettre de la téléconsultation, de la télécabine et de la complémentarité, évidemment, de la présence de médecins. Mais on sait très bien qu'il y a des endroits où on ne les fera plus venir. Donc, il faut compenser et par contre, faut se battre aussi pour être attractif et que nos hôpitaux puissent se développer. Mais ça, ce n’est pas la région. La région, elle, le fait dans le dialogue avec les CHU, avec les centres hospitaliers régionaux et nous avons effectivement un certain nombre de mesures, surtout d'attractivité, pour implanter des médecins. Je pense que c'est ça l'enjeu. La région n'a pas une piqûre et ce n'est pas elle qui va faire les piqûres. 

Denis Thuriot - Les alliances

Les alliances

Les alliances, c'est le deuxième tour pour l'instant au premier. Chacun vise de faire le mieux qu'il peut, moi. L'avantage, c'est que je porte déjà un mouvement très large. Vous avez oublié Territoire Progrès, qui est l'aile gauche de la majorité présidentielle ? Le mouvement radical donc on est largement au delà du spectre de quelques étiquettes. Et j'ai déjà des gens de gauche, de centre gauche, d'anciens PS. J'en suis dans ma liste. Donc pour moi, il y a aucun souci de discuter avec ceux qui veulent discuter, sauf évidemment les extrêmes et particulièrement l'extrême droite dont je suis un combattant et que j'ai permis d'affaiblir fortement dans la Nièvre. C'était un enjeu majeur pour notre région ne pas tomber dans l'escarcelle du rassemblement national. Maintenant, je fais ma route, je porte la majorité présidentielle et c'est ce qui compte. C'est une première pour la majorité présidentielle de se confronter à cette élection. Il y a aussi les élections départementales.  Voilà bas les clivages. Et ce qu'il faut une région de droite. Est ce qu'il faut une région de gauche et ce qu'il faut de région de droite extrême, encore moins d'extrême droite? Encore encore moins. Pour moi, il faut une région pour tous et je pense que le mouvement et tous ceux qui m'accompagnent incarnent ces populations qui ne se retrouvent dans aucune étiquette. C'est la majorité des "Bourguignons-Franc-Comtois".

Les questions "poil à gratter"

Un ministre qui perdra l'élection régionale devra démissionner du gouvernement ?

Mais non, je ne suis pas d'accord avec ça. On est toujours  en France sur ce drame. Je ne gagne pas, je dois me faire hara kiri. C'est plutôt au Japon.

La République en marche devient finalement un parti comme les autres ? 

Oui, vous avez raison, c'est un mouvement aujourd'hui, moi, je ne porte pas que la République en marche, je l'ai dit, je porte un arc. Et puis je m'intéresse surtout à la majorité des Bourguignons franc comtois qui n'ont pas d'étiquetage et qui ne se retrouvent plus dans les clivages anciens. Je porte un courant progressiste pour moi aujourd'hui, le clivage chez les progressistes et les "régressistes". 

Vous êtes un marcheur de la première heure, Denis Thuriot. Est ce que vous serez un marcheur de la dernière heure? En bref, est ce que vous resterez fidèle à Emmanuel Macron jusqu'au bout ? 

A Partir du moment où il est en adéquation avec mes idées, oui. J'ai d'autant plus cette légitimité, comme il me dit amicalement, que c'est moi qui écrit en marche puisque j'ai fait ce courant. Je vous le dis humblement, mais ce courant de rassemblement dès 2014 en marche n'existait pas, donc je ne suis pas dans l'opportunité. 

Est-ce que nous sommes encore en démocratie aujourd'hui ? 

Bien sûr, Heureusement. Natacha Polony a écrit un livre là dessus. (c'est son livre de chevet) Oui, bien sûr que nous vivons en démocratie. Il faut relativiser, ce n'est pas parfait, mais aller dans d'autres pays, franchement, on est largement en démocratie. D'ailleurs, la preuve, Il y a sept listes aujourd'hui qui se présentent à vous avec chacune leurs idées. 

Vous ne dormez que cinq heures par nuit. Si vous êtes président, vous dormirez encore moins ? 

J'ai même dormi un peu moins pour venir jusqu'à Auxerre ce matin. Mais oh oui, à peu près pareil. 

Denis Thuriot candidat de LREM aux régionales dans les locaux de France Bleu Auxerre
Denis Thuriot candidat de LREM aux régionales dans les locaux de France Bleu Auxerre © Radio France - Philippe Renaud

Qui est Denis Thuriot ?

  • 54 ans.
  • À la tête de la liste "La région partout et pour tous - Majorité présidentielle"
  • Maire (sans étiquette puis LREM) de Nevers, depuis 2014 et réélu en 2020.
  • Président de la Communauté d'agglomération de Nevers.
  • Ancien socialiste, il quitte le PS en 2014.
  • Ancien avocat et bâtonnier.
  • Site de campagne
  • Facebook

Vos questions aux candidats sur France Bleu

  • Lundi 31 mai - Gilles Platret (LR) 
  • Mardi 1er juin - Denis Thuriot (LREM)
  • Mercredi 2 juin - Julien Odoul (RN)
  • Jeudi 3 juin - Stéphanie Modde (EELV)
  • Vendredi 4 juin - Marie-Guite Dufay (PS)
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