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Régionales en Bourgogne-Franche-Comté : "il faut stopper l'éolien" selon le candidat LR, Gilles Platret

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Auxerre, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu Bourgogne

Gilles Platret le candidat Les Républicains aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté était l'invité de France Bleu ce lundi 31 mai 2021. À trois semaines du premier tour, gros plan sur quelques unes de ses propositions, transports, sécurité, éolien et MBF au menu de cet entretien.

Gilles Platret dans les locaux de France Bleu Auxerre
Gilles Platret dans les locaux de France Bleu Auxerre © Radio France - Philippe Renaud

Gilles Platret, le candidat LR aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, était l'invité de France Bleu ce lundi 31 mai 2021. Le maire de Chalon-sur-Saône, tête de liste LR-DLF-MEI, et vice-président des Républicains, a répondu aux questions de Denys Baudin et à celles des auditeurs de France Bleu dans la région. Il se veut à la tête d'une liste de "rassemblement de la droite, du centre et des écologistes indépendants". Morceaux choisis.

L'éolien

Ce sujet des éoliennes, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Nous, on a passé un accord avec le Mouvement écologiste indépendant, qui est un mouvement  dont on connaît le patron, c'est Antoine Waechter, qui est un écologiste depuis longtemps, mais qui est un écologiste réaliste qui aujourd'hui soutient la filière nucléaire et surtout combat l'éolien. 

C'est une énergie qui n'est pas pilotable. Elle ne fonctionne qu'un cinquième du temps. C'est une énergie qui détruit la biodiversité. C'est une énergie qui ne devrait pas se développer dans un secteur où il y a peu de vent. C'est pour ça que, d'ailleurs, la nouvelle génération des éoliennes va monter à 240 mètres de haut. Je ne sais pas si vous vous rendez compte ce que ça représente. Il faut des blocs de béton énormes, évidemment, pour que tout ça tienne en terre. On a aucune condition de réussite avérée sur le démantèlement. C'est des matériaux qui ne sont pas renouvelables et de surcroît, ça détruit le paysage. Mais qu'est ce qu'on attend pour y mettre fin ? Donc, nous, c'est très clair. Si on est élu demain, ça sera le moratoire. 

On interdira toute nouvelle implantation. Il y a 500 dossiers, 500 dossiers dans les cartons sur ce sujet là.  Nous sommes des anti éolien parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas la bonne énergie. Celles qui sont là? Hélas, il faudra les laisser aller jusqu'au terme de leur existence. Une vingtaine ou une trentaine d'années. En revanche, il faut absolument interdire toute nouvelle implantation. Je pense qu'un jour, on va sortir de ce mirage là . Donc, il faut qu'on en sorte. Et demain, il n'y aura plus une seule nouvelle éolienne sur la région si nous sommes élus. 

Gilles Platret - L'éolien

La sécurité

La sécurité, c'est l'affaire de tous. Des régions l'ont déjà mise en place. Des régions voisines, l’Île de France, Auvergne-Rhône-Alpes exercent aujourd'hui des compétences en matière de sécurité, notamment en soutien des Communes. C'est exactement ce que nous voulons faire en Bourgogne Franche-Comté, donc ça n'est pas une compétence obligatoire par la loi, mais c'est une compétence qui peut être exercée avec un peu de volonté politique. C'est celle que nous avons. La sécurité, c'est la première des libertés. Elle doit être assurée partout et nous irons demain aux côtés des communes et même des entreprises quand elles veulent se protéger.  Nous leur apporterons cette aide parce que c'est une nécessité absolue. On étend la compétence de sécurisation qui d'ailleurs, n'a pas été exercée par la majorité sortante dans les lycées, les TER, puisque il y a eu un refus obstiné de vidéoprotection, de portiques, de gardiennage, etc. Donc on va sur cette compétence là. Ça nous paraît nécessaire. 

On ne peut pas aujourd'hui, dans un monde où la violence monte, où l'insécurité grandit, être des "béa ou des ravis de la crèche" en disant tout va bien, on est chez les Bisounours, non. J'ai été élu maire de Chalon en 2014. On a commencé immédiatement par installer la vidéoprotection. 150 caméras aujourd'hui sur la ville. Je peux vous dire que ni le procureur ni le commissaire ne souhaitent qu'on revienne en arrière parce que ce sont des outils extraordinaires de prévention de la délinquance. Ne soyons pas naïfs, soyons actifs pour protéger nos concitoyens, tout simplement

Gilles Platret - La sécurité

Le transport ferroviaire 

Aujourd'hui, on a une ruralité qui souffre par manque de desserte. Je le dis alors on a une vraie problématique déjà avec nos lignes TGV parce que la SNCF est en train de les réduire drastiquement. Sur fond de baisse de la fréquentation dans le cadre de la crise épidémique. Mais on a aussi sans doute manqué d'ambition pour entretenir les petites lignes. Aujourd'hui, nous, nous voulons tester un dispositif qui commence à se répandre, qui s'appelle un taxi rail. C'est en fait une voiture autonome qui peut circuler sur les petites lignes et qui ne fonctionne que si elle a des réservations. Si vous laissez pas des horaires stricto sensu qui fonctionneraient tous les jours, c'est uniquement en fonction de la demande, donc c'est un dispositif léger d'ailleurs, qui peut fonctionner à l'hydrogène. 

Donc oui, il y a un avenir pour le transport ferroviaire, que ce soit d'ailleurs pour les voyageurs ou pour le fret, parce que j'y suis favorable avec le fluvial, bien évidemment. Et je crois que la région aujourd'hui a manqué, en tout cas jusqu'à présent, a manqué d'ambition. Mais nous, notre ambition, c'est à la fois de maintenir les dessertes existantes, de les améliorer.  J'ajouterai juste une chose il est grand temps que nous passions à l'ouverture à la concurrence. La majorité sortante l'a retardée. Elle l'a retardée et c'est une faute parce que je pense qu'un peu de concurrence, pas de la privatisation. Mais il s'agit bien de l'ouverture à la concurrence de certaines lignes nous permettrait d'améliorer substantiellement la qualité du service et donc le bien être des usagers.

Gilles Platret - Le transport ferroviaire

Le contournement sud d'Auxerre

Je suis allé sur place avec Guillaume Larrivé et Dominique Verien pour me rendre compte de la situation. C'est juste infernal. Jamais le qualificatif l'infernal a été plus mérité pour ce triangle là. On ne peut pas aujourd'hui considérer que c'est des conditions de vie naturelle pour les riverains. . Aujourd'hui, il y a un marché de dupes de la part de l'Etat qui voudrait financer une partie du contournement, mais pas la totalité. Moi, j'ai pris un engagement et je le redis volontiers sur cette antenne. C'est que la région arrête de parler de pourcentages et qu'elle mette enfin une somme totale brute pour faire avancer et débloquer le dossier. 

Moi, je me suis engagé pour que la région débloque 35 millions d'euros. C'est un financement qui permettrait de lancer l'ensemble du chantier, sachant qu'il y a une partie de l'Etat, évidemment, et une partie des collectivités et la ville d'Auxerre, l'agglomération sont ultra favorables. Aujourd'hui, elles sont complètement en phase pour faire avancer ce dossier. C'est très clair. Si demain je suis élu président de région, 35 millions d'euros iront à ce dossier, ce qui devrait, me semble-t-il, permettre de sécuriser les financements et de faire enfin aboutir quelque chose qui dure depuis trop longtemps. 

Gilles Platret - Le contournement sud d'Auxerre

Le soutien à la fonderie MBF Aluminium dans le Jura

La région s'est déjà investie pour le coup. Ce n'est pas un sujet de désaccord avec la majorité sortante. Je pense qu'on a voté récemment un soutien aux salaires pour qu'au moins on arrive à tenir le temps que la décision du tribunal soit prise. Je ne suis pas opposé du tout à ce que la région s'intéresse de près à ce sujet. Est-ce qu'elle doit faire une prise de participation directe ? Je ne le pense pas. Par contre, elle peut participer volontiers à une société d'économie mixte dont elle serait partenaire. On a un vrai sujet sur cet enjeu là. C'est à la fois la désindustrialisation, c'est surtout une perte de savoir faire et une perte d'emplois. Donc, on ne peut pas être étranger. En tout cas, ce dossier et moi je souhaite. Ça sera le cas si nous sommes élus, qu'on continue de l'accompagner fortement.

Gilles Platret - Le soutien à la fonderie MBF Aluminium dans le Jura

Les questions qui fâchent 

Vous adorez faire le buzz médiatique ? 

J'adore développer des convictions qui ne sont pas toujours celles de la majorité bien pensante. 

Vous reconnaissez être parfois limite sur le plan réglementaire ?

J'assume de vouloir faire bouger la réglementation. Depuis, depuis Paris et le gouvernement, on essaye de cadenasser les Français. 

Si vous étiez en région PACA, est-ce que vous voterez pour Renaud Muselier ? 

En me bouchant le nez, en fermant les yeux ? Sans doute parce qu'il a été un bon président  de région. Par contre, il se fourvoie totalement dans une alliance avec En marche. On ne peut pas soutenir en marche, être soutenu par En marche localement et combattre nationalement. Moi, j'ai choisi de le combattre partout. 

Votre parti, Les Républicains, est-ce qu'il a encore un avenir seul ? 

Oui, alors seul, évidemment. Il a un avenir parce que c'est le pôle structurant de l'opposition républicaine. Vous verrez qu'on aura un candidat à la présidentielle au mois de septembre et que les choses iront beaucoup mieux à partir de ce moment-là. 

Qui est Gilles Platret ?

Vos questions aux candidats sur France Bleu

  • Lundi 31 mai - Gilles Platret (LR) 
  • Mardi 1er juin - Denis Thuriot (LREM)
  • Mercredi 2 juin - Julien Odoul (RN)
  • Jeudi 3 juin - Stéphanie Modde (EELV)
  • Vendredi 4 juin - Marie-Guite Dufay (PS)
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