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Élections régionales en Nouvelle-Aquitaine : "Oui, je repars", le socialiste Alain Rousset lance sa campagne

L'actuel président de la région Nouvelle-Aquitaine a lancé sa campagne pour les élections régionales ce mardi matin à Bordeaux en officialisant sa candidature. Alain Rousset a fait un bilan de ses dernières années au conseil régional et exposé ses motivations pour repartir pour un cinquième mandat.

Alain Rousset, ce mardi 20 avril 2021 à Bordeaux.
Alain Rousset, ce mardi 20 avril 2021 à Bordeaux. © Maxppp - Claude Petit

"Oui je repars. Enfin, si les habitantes et les habitants de Nouvelle-Aquitaine veulent bien me faire de nouveau confiance." Ce mardi, Alain Rousset a brisé un secret de polichinelle et a présenté officiellement sa candidature pour les élections régionales pour le scrutin prévu les 20 et 27 juin prochain. Un candidat socialiste à la tête d'une liste soutenue par le PC et des membres de la société civile. 

L'actuel président du conseil régional a structuré son annonce sur trois axes : un bilan de la fusion des anciennes régions, ses projets pour les prochaines années, et sa motivation. Il a également répondu aux récentes attaques de la Landaise Geneviève Darrieussecq, et n'a pas écarté l'idée d'une "coalition" avec d'autres partis de gauche, dans la lignée de sa gouvernance actuelle, écartant de fait de possibles fusions avant les élections.

Alain Rousset a d'abord fait le bilan de la fusion de l'Aquitaine et du Poitou-Charentes, il y a cinq ans. "J'étais plutôt pour approfondir la décentralisation qu’élargir. Je n’étais pas pour ces grandes régions. Est-ce que c’est un succès, pour le Poitou-Charentes, le Pays basque… ? La réponse est oui", affirme-t-il. Le président a cité plusieurs exemples : le sauvetage du lycée de Felletin, le camp militaire de La Courtine, en Creuse, qui selon lui, aurait fermé sans la région, et serait remonté dans le Nord, le projet du Ferrocampus dans les friches SNCF de Saintes, le redressement des finances de Poitou-Charentes et la reconstruction du tissu ferroviaire.

Un programme axé autour de la lutte contre le réchauffement climatique

"Deuxième question : est-ce qu’on a des projets dans la seringue ? La réponse est mille fois oui." a poursuivi Alain Rousset, rappelant son "objectif 2030", l'idée de basculer tous les projets de la région en intégrant la lutte contre le réchauffement climatique. Citant des priorités comme l'accompagnement des aînés pour rester le plus possible à domicile, ou encore la lutte contre le cancer avec la création du cancéropole (trois établissements de Limoges et Bordeaux travaillant ensemble), il a fustigé une certaine tendance des élus au "saupoudrage". "Ce n'est ni mon éthique, ni ma stratégie", a-t-il rappelé. "On a 2.300 km de lignes ferroviaires à régénérer", insistant sur la priorité du ferroviaire, de la LGV vers le Sud, et du ferroutage. "Peut on accepter, en étant écologiste, qu’il y ait 10.000 camions qui polluent chaque jour notre région ?" L'actuel président a souligné qu'un seul projet routier était essentiel à ses yeux : la liaison autoroutière entre Limoges et Poitiers. 

"Certains disent que la politique n’est pas un métier. Moi je dis que sinon, c’est l’administration qui a le pouvoir."

Quant à sa motivation pour rempiler pour un cinquième mandat, Alain Rousset a tenu à rassurer : "Je me suis dit, tu as quand même 70 balais, il faut que tu fasses ton jardin. Mais la passion est là, elle est entière. L’expérience aussi. Certains disent que la politique n’est pas un métier. Moi je dis que sinon, c’est l’administration qui a le pouvoir. Je suis d’abord un jardinier. Préserver le cadre de vie, c’est un des défis majeurs de notre région. J’aime bien l’idée d’être en politique comme un jardinier est dans son lopin. Et en politique, à l’échelle d’une région, c’est encore plus passionnant."

"Quand on dit « il faut un souffle nouveau », il est où le souffle ?"

L'actuel président de la Nouvelle-Aquitaine a également réagi aux récentes attaques de Geneviève Darrieussecq : "Quand on commence une campagne en critiquant la personne, c’est plutôt mal parti. Quand on dit, « il faut un souffle nouveau », il est où le souffle ?" Celle qui s'est lancée dans la campagne pour le MoDem et LREM a souligné le centralisme de sa politique à l'échelle régionale. Alain Rousset rétorque : "Geneviève Darrieussecq a disparu du territoire depuis cinq ans. Il faut lui répondre : vous connaissez Felletin ? Vous avez eu l’idée de faire une école vétérinaire à Limoges ? Qu’est-ce qui n’a pas été fait sur le plan économique ? Nous avons créé 36% de l’emploi industriel net de France en 2019. Nous n’avons jamais réussi à faire remonter dans les débats parisiens qu’il y avait un modèle économique, industriel et technologique aquitain qui suppose de la confiance, et beaucoup d’argent, à l’Allemande, comme les PME et le Mittelstand."

Des alliances possibles 

Alors que Lutte Ouvrière ou les écologistes menés par Nicolas Thierry se lancent en solo dans la campagne des régionales, Alain Rousset est-il prêt à faire alliance pour contrer Edwige Diaz du Rassemblement National ? "Je ne crois pas qu’en Nouvelle-Aquitaine il y ait un risque Front National" a-t-il affirmé. "Le groupe arrivé en tête empoche 25%", a-t-il poursuivi. "J’aime bien la coalition à l’allemande. Ces dernières années, il y a eu un accord avec le PC, les Verts, la gauche et la société civile. Je ne vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas cette fois-ci. Mais il est évident que la politique de la région sera celle du groupe arrivé en tête."

Alain Rousset est-il encore socialiste ? "J’ai toujours été partisan d’ouvrir les partis politiques. Les partis socialistes se sont atrophiés aujourd’hui. Si vous n’ouvrez pas les bras à des personnalités extérieures pour les mettre dans l’action publique, tout mon discours sur l’efficacité disparaît", a-t-il asséné, parlant d'une "belle surprise" à venir dans la Vienne, alors que la présentation des têtes de listes départementales se déroulera le lundi 26 avril dans son fief de la Bergerie.

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