Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Élections régionales et départementales : Romain Lopez du Rassemblement national en appelle à la mobilisation

-
Par , France Bleu Occitanie

Le maire Rassemblement national de Moissac (Tarn-et-Garonne) était l'invité de France Bleu Occitanie ce mardi. Il livre ses impressions sur le premier tour des élections régionales et départementales et appelle à une mobilisation plus générale pour le second.

Romain Lopez, le nouveau maire Rassemblement National de Moissac (82).
Romain Lopez, le nouveau maire Rassemblement National de Moissac (82). © Radio France - Flora Midy

Le jeune maire Rassemblement national de Moissac dans le Tarn-et-Garonne, le seul dans l'ex-région Midi-Pyrénées, livre ses impressions à l'heure de l'entre-deux tours des scrutins régionaux et départementaux. Le Rassemblement national en baisse dans les votes, l'appel aux électeurs de droite et d'Aurélien Pradié au second tour... Romain Lopez nous donne ses avis. 

Romain Lopez, le candidat du RN Jean-Paul Garraud est arrivé deuxième dimanche avec plus de 15 points de retard sur la socialiste Carole Delga. Vous pensez sincèrement qu'il peut créer la surprise ?

Tout est possible. Le coup de sifflet final n'a pas encore retenti. C'est vrai, vous l'avez dit, Jean-Paul Garraud est 15 points derrière Carole Delga, il a eu à peu près 300.000 de voix de moins par rapport à 2015. Force est de constater que l'électorat qui vote habituellement Rassemblement national ne s'est pas mobilisé pour ce premier tour, essentiellement les ouvriers et les jeunes. Pourquoi ? Peut-être parce que l'élection régionale, ils considèrent que c'est quelque chose d'un peu inutile qui ne changera pas leur quotidien. 

C'est vrai que c'est aussi une strate désincarnée, alors qu'en réalité, la région a de plus en plus de compétences sur l'emploi, la formation pour les jeunes, sur les transports, sur les mobilités, sur le développement économique, sur la santé également. 

Aurélien Pradié des Républicains qui se maintient au second tour, ça va vous faire beaucoup d'ombre ?

Non, parce que je pense que les électeurs, les républicains qui ne veulent pas d'une majorité socialo-communiste feront un vote utile au bénéfice de Jean-Paul Garraud. Il faut que les électeurs du Rassemblement national se mobilisent puisqu'ils manquent. Et puis, il faut que les électeurs d'Aurélien Pradié fassent aussi le pas, on se retrouve quand même sur des valeurs communes.  

Sur le terrain, dans le Tarn et Garonne, on voit qu'il y a des passerelles très importantes entre les électeurs républicains et les électeurs du Rassemblement national. Il y a les états-majors des républicains qui sont un peu déconnectés des réalités. Et puis, il y a ensuite les électeurs qui, eux, sur les seconds tours, votent massivement. Surtout dans notre région Languedoc-Roussillon et dans certains départements de Midi-Pyrénées. 

Sur les départementales maintenant, sur le canton de Moissac, vous êtes arrivé largement en tête, mais pas assez de participation pour passer dès le premier tour. Comment vous allez mobiliser les troupes ? 

Effectivement, on a réalisé 57,42% sur le canton, ce qui est le meilleur résultat pour un binôme de Tarn et Garonne. On a réalisé aussi 76% dans la commune de Moissac, ce qui est satisfaisant pour moi en tant que nouveau maire. Mais vous l'avez dit, aucun candidat que ce soit d'ailleurs Jean-Michel Baylet, Christian Astruc, Valérie Rabault, tous ces poids lourds du département, aucun n'est passé au premier tour parce qu'il y a eu une abstention trop importante. 

Donc au second tour, il va falloir recommencer. Les scores sont remis à zéro, il va falloir mobiliser notre électorat. Leur dire, leur expliquer que le département, c'est utile pour leur quotidien, c'est utile pour toutes les générations et toutes les classes sociales puisque c'est la santé, c'est les routes, les collèges...

Vous parlez de votre réussite à Moissac, mais ailleurs, c'est plutôt la douche froide pour le RN. Il n'est jamais en tête, sauf sur le canton de Montech, pourquoi seulement cette poche d'électeurs frontistes uniquement dans votre secteur ?

Alors, le Tarn et Garonne résiste bien. En ce qui concerne l'électorat national, nous sommes présents sur huit cantons. Il ne faut pas oublier aussi nos alliés sur le canton de Castelsarrasin, qui ont réalisé face aux maires de la sous préfecture 39% à peu près et surtout aussi Michel Cornille et Jacqueline Thonet sur le canton de Beaumont de Lomagne, qui est un canton symbolique puisqu'il est actuellement sous la coupe de Jean-Luc Deprince, qui est le grand ami de Jean-Michel Baylet, le suppléant de Sylvia Pinel, le président du PRG de Tarn et Garonne.

À quoi ça va vous servir, vous d'être conseiller départemental si vous êtes tout seul dans votre camp ?  

Rien ne dit que l'on sera tout seul, il faut attendre le troisième tour. Il faut déjà que nous soyons élus au second tour. Tout d'abord, parce qu'il ne faut pas griller les étapes. Il faut respecter bien sûr nos concurrents puisque le match n'est pas terminé. Nous ne serons pas seuls. Et puis, la commune de Moissac a besoin d'être représentée par son maire au sein du conseil départemental 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess