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Élections régionales : "J'ai le sentiment que si je n'y vais pas, je déserte" explique Marie-Guite Dufay

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté est candidate à sa propre succession. Sa décision a été annoncée ce vendredi. Ce samedi elle a expliqué ses intentions en direct sur France Bleu.

 Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la région Bourgogne Franche-Comté est candidate à sa réélection les 20 et 27 juin prochains.
Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la région Bourgogne Franche-Comté est candidate à sa réélection les 20 et 27 juin prochains. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

À deux mois des élections régionales, les 20 et 27 juin prochain, Marie-Guite Dufay annonce sa candidature à sa propre succession. La présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté a officialisé sa décision ce vendredi. Ce samedi 24 avril elle est venu défendre son bilan et expliquer ses intentions aux auditeurs de France Bleu. 

Cela fait plusieurs mois que vous laissiez planer un petit peu le doute sur votre candidature. Pourquoi êtes-vous, aujourd'hui, candidate à votre succession ? 

Pourquoi aujourd'hui ? J'avais besoin d'être présidente le plus longtemps possible. Nous sommes encore dans une situation extrêmement tendue au niveau des conséquences de la crise sanitaire et économique, au niveau du soutien aux acteurs économiques, aux acteurs sociaux, aux acteurs de la formation, aux acteurs culturels, à l'agriculture. On est en pleine négociation sur la PAC. J'ai besoin et j'avais besoin vraiment de pouvoir faire mon travail de présidente le plus longtemps possible. Donc là, je me déclare. Pourquoi je me déclare ? Parce que j'ai le sentiment que si je n'y vais pas, je déserte. J'ai un peu un sentiment de désertion.

Je pense que si la crise n'était pas passée par là, je ne serai pas candidate. Mais il y a eu un certain nombre d'évolutions à la faveur de cette crise, de travail avec l'industrie, de travail avec tous les acteurs, de travail, avec les territoires, puisque nous avons établi vraiment un pacte territorial très précis avec toutes les communautés de communes et les communautés d'agglomération pour qu'elles puissent faire bénéficier l'économie de proximité, les commerces, les artisans de toutes les mesures que la région est en mesure de dispenser. Donc, tout ce travail de partenariat, il est là, il est en train de se consolider.   

L'industrie est en difficulté dans la région comme partout en France. Il y a les dossiers comme General Electric LMB, Jacob Delafon, ce sont des dossiers importants dans la région. Comment  accompagner ces entreprises en très grandes difficultés ? 

Mais comme vous voyez qu'on le fait ! Vous voyez sur General Electric, on est très, très, très attentif aux projets qui sont à la fois en train de germer autour de cette entreprise. Et nous nous battons pour limiter le plus possible les plans de sauvegarde pour l'emploi (PSE) qui se succèdent. Nous en appelons à l'Etat parce qu'il faut absolument garder les compétences sur ce territoire-là. Il y a des projets qui germent en même temps issus des compétences de General Electric. 

Donc, nous sommes là pour les accompagner, pour les financer, pour les pousser, pour argumenter auprès de l'Etat. Nous en appelons vraiment à l'Etat pour que cesse cette entreprise de démolition et de déconstruction complète de General Electric. Sur MBF Fonderie à Saint-Claude (Jura), nous sommes présents dans quelque chose qui, aujourd'hui, s'apparente au sauvetage de la dernière heure. Il y aura peut être des repreneurs, mais ils n'ont pas encore déposé leur offre et il n'y a plus de cash dans l'entreprise pour financer les salaires. Alors nous y allons grâce à des réglementations européennes qui peuvent nous permettre cela. 

On essaye tout. Sauver les entreprises, trouver des repreneurs, aller chercher des investisseurs à l'extérieur, aider les entreprises à tous les stades de leur développement. Dans l'Yonne il y a des entreprises qui viennent de bénéficier d'un fonds de relocalisation que l'on a mis en place depuis la crise. Donc, il faut être sur tous les fronts. C'est pour cela que je voulais être sur tous ces fronts : industriel, agricole, culturel jusqu'au bout. 

La situation politique est, elle aussi, assez complexe. Vous disiez le 14 février dernier -d'ailleurs le jour de la Saint-Valentin- "il faut absolument que la gauche soit unie". Vous parliez de la gauche et des Verts. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Votre demande en mariage n'a pas très bien fonctionné. 

Je le regrette absolument. Si je me présente, c'est effectivement au nom des valeurs de gauche qui sont les miennes et j'aurais souhaité d'abord une alliance très forte avec les écologistes. Nous avons beaucoup de choses qui nous rassemblent parce que j'ai toujours mis la question écologique et la question des transitions écologiques en priorité de mon action publique. Les écologistes souhaitent d'une part se compter, et souhaitent d'autre part faire vivre toute leur radicalité. En s'alliant, on n'est plus tout à fait les mêmes. 

Vous n'êtes pas en situation très favorable parce que le Rassemblement national est fort sur la région. Gilles Platret, qui représente Les Républicains, est aussi assez puissant. Vous voilà en ordre dispersé malgré tout ? 

Oui, tout à fait. Je le regrette absolument, et si je me présente, c'est pour faire valoir aux yeux de tous ce qu'est la politique, ce qu'une région peut faire en matière de développement et de lutte contre les inégalités territoriales, de lutte contre certaines fatalités économiques. La région a des leviers puissants. Je suis attachée à ce territoire. On dit beaucoup trop que la politique ne sert plus à rien que rien ne se fait. Nous avons un bilan qui montre qu'on peut avancer, on peut faire des choses. J'ai envie de le faire valoir, ce bilan. J'ai envie d'aller de l'avant dans la résorption de cette crise que nous traversons. 

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