Politique

Elections régionales : pour EELV en Dordogne "ce qui est bon pour le climat est bon pour les emplois"

Par Xavier Ridon, France Bleu Périgord mercredi 9 septembre 2015 à 19:38

Lucien Frel - EELV Dordogne
Lucien Frel - EELV Dordogne © Radio France - Xavier Ridon

Dans trois mois, ce sont les élections régionales. On vote pour la première fois pour la grande région : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Divisé, Europe-Ecologie-Les-Verts se lance avec François Coutant qui sera représentée en Dordogne par Lionel Frel.

France Bleu Périgord : quelle est l'importance de ces élections pour EELV ?

Lionel Frel :  L'enjeu principal est de réussir la transition énergétique. Le conseil régional a plusieurs compétences pour réussir : le développement économique, l'environnement, les transports. Ce sont des secteurs sur lesquels on a d'énormes progrès à faire pour engager la transition énergétique, non pas pour faire plaisir aux petits écolos que nous sommes, mais pour lutter contre le changement climatique. C'est devenu urgent.

Qu'est-ce que cela pourrait apporter aux Périgourdins ?

Dans cet énorme chantier qui s'ouvre devant nous, ce qui est bon pour le climat est bon pour les emplois. On va pouvoir faire des installations de panneaux photovoltaïques sur le bâti. Ce n'est pas la peine d'aller sacrifier des champs agricoles pour cela. Il y a suffisamment de toitures qui pourraient le permettre. Je rappelle qu'il y a des entreprises - déjà en Dordogne - qui sont exemplaires et performantes dans les énergies renouvelables.

Vous menez votre campagne en même temps que Jean-Vincent Placé et François de Rugy ont quitté le parti...

Ils font leur route, seuls de leurs côtés. Ce qui m'interpelle, c'est qu'ils annoncent qu'ils créent un parti, d'abord pour participer aux élections, et pas pour construire un projet et dans un deuxième temps participer aux élections. Étonnamment, dans cette période qu'on pensait un peu bouleversée, dans la même semaine avec ces départs, j'ai constaté en tant qu'animateur du groupe de Bergerac que deux personnes ont frappé à notre porte. Parallèlement. Je préfère travailler avec des personnes qui ont envie d'être avec nous et de laisser libre toutes les autres personnes.