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Élus au premier tour et toujours pas investis, des maires creusois écrivent au ministre de l'Intérieur

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu

Des futurs maires creusois, s’apprêtent à écrire au ministère de l'Intérieur. Ils ont été élus au premier tour des élections municipales, mais confinement oblige, ils ne sont toujours pas en fonction. Certains se sentent tenus à l'écart de la gestion de leur commune.

Des élus du premier tour des élections municipales écrivent au ministère de l'Intérieur pour demander à prendre leurs fonctions au plus vite.
Des élus du premier tour des élections municipales écrivent au ministère de l'Intérieur pour demander à prendre leurs fonctions au plus vite. © Radio France - Nicolas Blanzat

Ils ont été élus au premier tour des municipales, mais ne sont toujours pas en fonction. Plusieurs futurs maires de la Creuse ont décidé d’écrire au ministre de l’Intérieur. Les signataires habitent Saint-Sulpice-le-Guérétois, Ahun ou encore le Moutier-d'Ahun. Ils réclament le droit d’exercer leur mandat au plus vite et pressent Christophe Castaner de signer le décret adéquat, dès que le déconfinement sera lancé. 

Deux maires pour une seule commune 

Face à l'épidémie de Covid-19, le Gouvernement n'a pas autorisé les conseils municipaux à se réunir, au lendemain du premier tour des élections municipales. Les nouveaux maires n'ont pas été officiellement investis

En attendant, les anciennes équipes municipales continuent de prendre les décisions concernant la vie des communes. Les relations entre les maires sortants et leurs successeurs ne sont pas toujours bonnes, et certains nouveaux élus se sentent tenus à l'écart

Pas de conversation depuis le soir de l'élection

"On se retrouve avec des maires qui ont été battus, pour certains largement, et qui sont encore aux commandes de la commune", regrette Eric Bodeau, tête de liste nouvellement élue à Saint-Sulpice-le-Guérétois. C'est lui qui a eu l'idée d'écrire au ministre de l'Intérieur. 

Eric Bodeau a décidé d'écrire au ministre de l'Intérieur.
Eric Bodeau a décidé d'écrire au ministre de l'Intérieur. © Radio France - Sophie Peretti

"C'est la loi et il convient de la respecter. Cependant la loi ça n'empêche pas d'agir de façon intelligente", détaille celui qui aurait aimé s'investir dès à présent pour sa commune et les administrés

On pourrait profiter de ce temps pour avancer dans la passation d'un certain nombre de dossiers. Mais ce n'est pas le cas. 

Eric Bodeau se sent écarté des affaires. Le futur maire et son prédécesseur ont déjà échangé quelques paroles acides.  

La situation à Saint-Sulpice-le-Guérétois n'est pas unique. "Je n'ai pas eu de conversation avec le maire sortant depuis le soir de l'élection. J'ai laissé mes coordonnées au secrétariat de la mairie, mais ils ne m'ont pas sollicité", confie le futur maire d'Ahun, Thierry Cotiche. 

Une situation inconfortable pour les deux parties

En ce moment à Saint-Sulpice-le-Guérétois, c’est Claude Guerrier qui prend les décisions. Le maire est en poste depuis 23 ans, mais aux dernières élections il avait l'intention de passer la main. Il ne s’est pas présenté comme tête de liste : il briguait un poste de conseiller sur une liste qui n'a pas reçu la majorité. 

Claude Guerrier reconnaît que la situation est ambiguë.
Claude Guerrier reconnaît que la situation est ambiguë. © Radio France - Valérie Mosnier

Depuis un mois, il continue d'assurer ses obligations de maire et regrette cette situation aussi inédite qu’ambiguë : "Je comprends qu'il y ait des frustrations de la part des personnes qui ont été élues le 15 mars, puisque la légitimité est de leur côté, mais la légalité appartient à l'ancien conseil municipal." 

Il n'y a pas de mise à l'écart. Il n'est simplement pas possible pour moi de consulter deux assemblées.

"Il n'y a que le conseil municipal sortant que je peux légalement consulter", résume Claude Guerrier. La loi d'urgence est claire : les nouveaux élus n'ont pas à participer aux décisions pour le moment. Elle oblige seulement l'ancien conseil municipal à informer les élus du premier tour de toutes les décisions qui sont prises

Avec le déconfinement qui approche, les maires sortants vont devoir gérer des dossiers importants ces prochains jours, notamment celui de la réouverture des écoles. Les nouvelles municipalités, elles, prendront les commandes quelques semaines plus tard. "Qui va prendre la responsabilité en cas de problème ?", s'interroge Thierry Cotiche.

Difficile à comprendre pour la population

Cette période de flottement n'est pas très lisible pour la population. Isabelle Depeige, tête de la liste majoritaire au Mouthier d'Ahun en a fait l'expérience :

Certains m'ont demandé qui était le nouveau maire !

Thierry Cotiche, le futur maire d'Ahun renchérit : "Beaucoup d'Ahunois me demandent si j'apporte mon aide pendant cette crise sanitaire majeure et je suis dans l'obligation de leur répondre que je ne suis pas légitime."

En France 30.000 conseils municipaux ont été élus dès le premier tour des élections municipales. Cela représente près de neuf communes sur dix.

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