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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Emmanuel Macron à Pessac : "J'ai le droit de ne pas mettre un gilet jaune"

vendredi 1 mars 2019 à 3:00 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu

Invité surprise du grand débat national organisé avec 400 femmes dans un gymnase de Pessac, le président de la République, Emmanuel Macron a été pris à partie par Nathalie, gilet jaune de Marcheprime depuis le 17 novembre.

Emmanuel Macron lors d'un échange avec Nathalie, une "gilet jaune" de Marcheprime
Emmanuel Macron lors d'un échange avec Nathalie, une "gilet jaune" de Marcheprime © AFP - Caroline BLUMBERG / POOL

Pessac, France

Cinq heures de grand débat national pour les 400 femmes réunies à Pessac autour de Bérangère Couillard, la députée LREM de Gironde, de Christelle Dubos, la secrétaire d'Etat girondine auprès de la ministre des solidarités et de la santé, et de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat Femme-Homme. Et quatre heures pour le président de la République venu s'inviter dans les échanges peu après 20h. Il a écouté, noté et répondu longuement aux diverses questions et préoccupations exprimées.

Débat policé avec un seul moment un peu plus crispé quand Nathalie venue de Marcheprime, a saisi le micro, se revendiquant "gilet jaune depuis le 17 novembre". Avant de l'interpeller sur l'ISF et la prime d'activité, elle a ouvert son imperméable pour ôter son pendentif, représentant un petit gilet jaune marqué "GJ 33", et tenté de le lui offrir : "Faites plaisir aux dames, ayez confiance." Face à elle, le chef de l'Etat a répondu : "Si vous me l'offrez, je le prends [mais] je suis président de toutes les Françaises et tous les Français."

E. Macron répond à Nathalie "gilet jaune" de Marcheprime

De nombreux sujets et thématiques ont été évoqués lors de cette soirée : violences conjugales, concilier vie professionnelle et vie personnelle, le burn-out, les services publics, la discrimination, la loi de 1905, les cancers pédiatriques, la prise en charge de la psychiatrique, ou encore la transition écologique.

Et la femme d'un salarié de Ford Blanquefort depuis 35 ans, l'a également interpellé, pour reprocher au gouvernement de ne pas s'être battu pour sauver l'usine. "L'Etat s'est battu" a rétorqué le président. "Il y a eu beaucoup de cynisme de Ford, que je condamne". Et il a pris l'engagement d'un dispositif de suivi et d'accompagnement des 850 salariés.

E. Macron sur Ford : "l'Etat s'est battu"