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Politique

Emmanuel Macron à Souillac : les maires du Lot ont beaucoup de choses à lui dire

dimanche 13 janvier 2019 à 19:31 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie et France Bleu

En cette semaine de lancement du grand débat national, le président Emmanuel Macron fera étape dans le Lot vendredi à Souillac, pour entendre les maires et les élus locaux. Ils comptent sur sa venue pour remettre les enjeux de la ruralité au cœur des débats.

Emmanuel Macron lors de sa venue à Souillac pendant la campagne électorale en février 2017
Emmanuel Macron lors de sa venue à Souillac pendant la campagne électorale en février 2017 © Maxppp - SEBASTIEN LAPEYRERE

Lot, France

Le grand débat national démarre mardi. Emmanuel Macron attaque par un déplacement en Normandie, dans la commune de Grand Bourgtheroulde, pour rencontrer les élus. La deuxième étape le conduira ensuite en Occitanie. Il va rencontrer les maires et les élus vendredi à Souillac, une commune lotoise de 3700 habitants, aux confins de la Dordogne et de la Corrèze. Emmanuel Macron y était déjà venu pendant la campagne électorale. 

Souillac en plein projet de renouveau

Gilles Liébus, le président de la communauté de communes Cauvaldor (Causses vallées de la Dordogne) estime que son retour dans cette ville est un symbole fort, car "Souillac est une ville qui a connu une période difficile après l'arrivée de l'autoroute. Elle n'avait pas su rebondir", mais aujourd'hui elle est en train de renaître grâce à un gros projet porté par la communauté de communes, pour attirer de nouveaux touristes étrangers.

Nous avons besoin d'avoir du shopping. Nous allons réhabiliter le centre bourg de Souillac avec la création d'un village de marques de luxe.

Les explications de Gilles Liébus, le président de la communauté de communes Cauvaldor

L'idée pour Gilles Liébus est clairement de viser le haut-de-gamme en transformant l'abbaye en hôtel. Pour l'instant, ce n'est encore qu'un projet, mais l'élu estime que ce sont les projets qui font vivre les territoires ruraux. 

Maintien des services publics 

Cela devrait ressortir dans les débats vendredi avec le président de la République. Mais il sera aussi et beaucoup question des finances et du maintien des services publics. Les élus le disent en cœur : il faut des moyens. 

Quand une entreprise veut progresser, elle investit. Nous ce qu'on demande à l'Etat c'est d'arrêter de diminuer les services publics - Philippe Canceil, maire de Labastide du Vert 

Ecoutez l'interview de Philippe Canceil, maire de Labastide-du-Vert

Le maire de Labastide-du-Vert, un village de 300 habitants, dénonce surtout la baisse des postes dans l'éducation nationale et la fermeture des écoles. Il estime qu'une "école qui disparaît entraîne la fermeture de commerces" et c'est tout l'équilibre de la commune qui est remis en cause. La question est particulièrement sensible dans le Lot, un département de 173 350 habitants et où 3 communes seulement dépassent les 4000 âmes (Cahors, Figeac et Gourdon). 

Les élus de ces petites communes rurales ont l'impression de passer leur temps à se battre. A Duravel, un village d'un millier d'habitants à l'ouest du Lot, à la limite du Lot-et-Garonne, la maire Josefa Ruiz-Rubio et les conseillers municipaux se sont battus pour installer une agence postale dans le local de la mairie après la fermeture de la poste et pour installer juste à côté un cabinet médical après le départ du médecin. Aujourd'hui, l'élue se pose beaucoup de questions sur l'avenir des petites communes. Elle pense qu'il faut notamment revoir la distribution des richesses.

Nos retraités, ils viennent d'où ? De la grande ville. Et leurs vieux jours, ils les passent chez nous. L'APA (allocation personnalisée d'autonomie) c'est le Département qui le finance donc ça nous coûte cher à nous. Mais ces gens-là ont cotisé toute leur vie dans les métropoles, dans les villes et à la retraite ils viennent chez nous. Les infrastructures, il les faut chez nous - Josefa Ruiz-Rubio 

Travailler ensemble et décentraliser

Le président du Conseil départemental du Lot Serge Rigal va dans le même sens. Il faut donner une chance aux territoires ruraux. Pour lui "quand on pense école, il faut penser aussi crèches et assistantes maternelles pour que les territoires ruraux puissent accueillir de nouvelles populations". C'est un tout. Serge Rigal appelle tout le monde à "travailler ensemble". 

Le président de la communauté de communes Cauvaldor Gilles Liébus lui emboîte le pas. Cet élu qui a rejoint LREM estime qu'il faut également donner davantage de poids aux élus locaux et "décentraliser". Il déplore les navettes entre les organismes départementaux et nationaux pour de nombreuses décisions. Il prend l'exemple du projet de Retail Park de Cahors, avec l'implantation entre autres d'un magasin Décathlon. Ce projet a été validé au niveau départemental, mais il vient d'être retoqué au niveau national par la CNAC (Commission Nationale d’Aménagement Commercial).  

C'est dommage. Nos concitoyens vont partir à Montauban. Ils vont partir à Brives, à Sarlat ou sur Amazon - Gilles Liébus 

Ces différents sujets seront au cœur des débats vendredi avec le chef de l'Etat. L'enjeu est énorme pour ces élus. Il ne faut pas oublier la ruralité et il faut surtout lui donner une chance.