Politique

Emmanuel Macron aux pieds-noirs : "Il n'y a aucun manque de considération"

Par Thibault Maisonneuve et Christelle Marquès, France Bleu Provence et France Bleu vendredi 17 février 2017 à 17:40

Emmanuel Macron à Toulon samedi (photo d'illustration)
Emmanuel Macron à Toulon samedi (photo d'illustration) © Maxppp -

Avant son déplacement dans le Var, Emmanuel Macron est revenu pour France Bleu Provence sur ses propos polémiques sur la colonisation. Le candidat à la Présidentielle affirme que "la formule a été sortie de son contexte" et qu'il n'a "jamais voulu blesser personne".

Dans une interview accordée à France Bleu Provence et qui est diffusée ce vendredi soir à 18h10 (103.6 / 102.9), Emmanuel Macron indique "comprendre l'émotion" suscitée par ses propos sur la colonisation qu'il a comparée à "un crime contre l'humanité. [...] Une formule qui a été sortie de son contexte" se défend le candidat du mouvement En Marche. "J'ai surtout proposé à l'Algérie d'aller de l'avant, de sortir de cette histoire traumatique".

"Je ne veux blesser personne".

"En nommant toutes nos Histoires, nous devons aussi reconnaître ce que nous avons fait de mal" insiste Emmanuel Macron de retour de Carpentras où il a été bousculé par des représentants des pieds-noirs et des harkis. "Je ne veux blesser personne. C'est la responsabilité historique de la France".

"Je sais la vie de nos soldats, des pieds-noirs, des harkis que nous avons abandonnés, la violence des Algériens".

Emmanuel Macron reconnaît ensuite "les vies de nos soldats qui se sont battus, les vies des pieds-noirs qui ont subi les pressions, la violence des Algériens qui doit être reconnue, les crimes qui ont aussi été commis par ces derniers. Je sais la vie des harkis que nous avons abonnés et aussi celle des Français et des Françaises d'origine algérienne ou binationaux qui ont vécu leur propre histoire".

"Plusieurs mémoires à réconcilier".

"Ce qui est complexe dans l'Histoire entre la France et l'Algérie, c'est que nous avons plusieurs histoires à conjuguer, plusieurs mémoires à réconcilier", conclut Emmanuel Macron qui tiendra un meeting samedi à Toulon.

Une "police de sécurité quotidienne" dans les quartiers

Lors de son déplacement à Toulon, Emmanuel Macron plaidera également pour une "police de sécurité quotidienne". Il affirme que "le démantèlement de la police de proximité a été une erreur commise par la droite et non corrigée par la gauche". Selon lui dans les quartiers difficiles, "la police ne peut pas intervenir de façon ponctuelle en arrivant très armée avec des techniques qui ne sont pas celles de la sécurité au quotidien".

Emmanuel Macron s'engage à embaucher durant son quinquennat 10.000 policiers et gendarmes dont 7.500 policiers. Il souhaite aussi "dégager du temps utile aux policiers, libérés de tâches quotidiennes".