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Politique DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Emmanuel Macron compare l'Europe actuelle à celle des années 1930 et met en garde contre "la lèpre nationaliste"

jeudi 1 novembre 2018 à 10:53 - Mis à jour le jeudi 1 novembre 2018 à 15:09 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Emmanuel Macron s'est dit "frappé", dans un entretien à Ouest-France publié mercredi soir, par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930 de l'entre-deux guerres. Le chef de l'Etat a également mis en garde contre "la lèpre nationaliste".

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © AFP - PHILIPPE WOJAZER

Il appelle à "être lucide" et à "résister". Emmanuel Macron a accordé un entretien à Ouest-France dans lequel il estime que l'Europe est menacée par la montée des populismes.   

"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", indique le chef de l'Etat dans des propos tenus au premier quotidien français en marge d'une visite de l'exposition consacrée à Georges Clemenceau au Panthéon en début de semaine.  

"Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", ajoute-t-il dans cet entretien publié sur le site du journal.    

Une mise en garde qui intervient au moment où le chef de l'Etat se lance dans une semaine de commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre à partir du dimanche 4 novembre en se rendant sur les lieux de bataille dans l'est et le nord de la France avant de revenir à Paris le 11 novembre.  

"Lèpre nationaliste"  

Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron indique qu'il ne "veux pas simplement regarder l'Histoire". "Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C'est un message de célébration, de mémoire et d'avenir". En promouvant, à cette occasion, une Europe "plus souveraine et plus multilatérale".  

Et de prévenir : "L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre".