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Emmanuel Macron en Corse : premiers échanges et attentes politiques

Le Président de la République, arrivé à Ajaccio en fin d'après-midi ce mercredi, a pu rencontrer les élus insulaires. Des échanges notamment autour de la crise sanitaire et économique et ses conséquences dans l’île mais aussi des projets locaux.

Le Président de la République, arrivé à Ajaccio ce mercredi, a déjà pu rencontrer les élus insulaires lors d'un dîner républicain le soir même
Le Président de la République, arrivé à Ajaccio ce mercredi, a déjà pu rencontrer les élus insulaires lors d'un dîner républicain le soir même © Maxppp - maxppp

Emmanuel Macron a tout d'abord pris le temps d'échanger avec les badauds qui l'attendaient devant la préfecture de région, il s'est ensuite rendu aux commémorations de la libération d’Ajaccio, sur la place Campinchi, avant de retourner en préfecture pour un dîner républicain. Parmi les convives se trouvaient des députés, des sénateurs, mais aussi les représentants des associations des maires, les maires de Bastia et d’Ajaccio ou encore des présidents d'intercommunalités. Jean-Jacques Panunzi sénateurs de Corse du Sud les républicains était plutôt satisfait à la sortie de ce dîner avec Emmanuel Macron.

Jean-Jacques Panunzi

Du côté nationaliste, on retient aussi du positif, notamment sur les sujets économiques où l'on juge que le président semble avoir été à l'écoute. Sur les dossiers chers à la majorité territoriale on est en revanche plus réservés. Le président a prêté une oreille attentive selon Jean-Félix Acquaviva le député de la seconde circonscription de Haute-Corse, qui attend à présent des actes concrets.

Jean-Félix Acquaviva

"Oui, une discussion a eu lieu mais elle ne va pas assez loin" selon Jean-Christophe Angelini, maire de Porto-Vecchio, conseiller exécutif nationaliste, présent hier en sa qualité de président de la communauté de commune du Sud corse.

Jean-Christophe Angelini

Jean-Guy Talamoni, le président de l'Assemblée de Corse avait décliné l'invitation, contrairement à Gilles Simeoni. Il a finalement rencontré Emmanuel Macron ce jeudi matin lors d’une réunion de travail.

Qu’attendre de la séquence corse de la visite du Président de la République ? 

Ce jeudi matin à la préfecture de Région les projets insulaires seront passés en revue en présence des trois ministres qui accompagnent le chef de l’État (Gérald Darmanin, Jacqueline Gourault et Marlène Schiappa). Il s'agira pour les trois ministres de détailler la feuille de route de l’État en Corse. Quelques thèmes se dégagent déjà : déchets, eau et  énergie.  L'idée étant de rappeler que l’État a pris des engagements (dans le numérique par exemple) et faire un point sur l'avancée des politiques prioritaires de l’État pour la Corse. La feuille de route dédiée à la Corse devrait donc faire la part belle à ces projets portés par les territoires et à qui manque le petit coup de pouce de l’État pour les faire aboutir. Les élus, l'Exécutif en tête, attendent également des réponses aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Ce jeudi matin à la préfecture de Région les projets insulaires seront passés en revue en présence des trois ministres qui accompagnent le chef de l'Etat
Ce jeudi matin à la préfecture de Région les projets insulaires seront passés en revue en présence des trois ministres qui accompagnent le chef de l'Etat © Maxppp - maxppp

Des réponses qui tardent, « l’État n'a pas pris la mesure de ce qui va se passer dans les prochains mois dans l'île », estime Gilles Simeoni. Le président de l'Exécutif qui insiste sur les pertes du secteur touristique, dont le chiffre d'affaires de près de 3 milliards pourrait être amputé de moitié à cause de l'épidémie de coronavirus. Les dommages se feront sentir dans tous les secteurs. Des annonces pourraient être faites  à Bonifacio lors de la rencontre du chef de l’État avec les acteurs touristiques, en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État en charge de ce dossier, qui avait, en mai dernier,  promis un plan spécifique à la Corse pour venir en aide au tourisme. Selon Emmanuel Macron, il faut travailler main dans la main. Le Président de la République a d'ailleurs tenu à rappeler que 1,4 milliards d'euros avaient été consacrés à la Corse depuis le début de la crise de la Covid19.

Emmanuel Macron

Des attentes au plan politique…

Gilles Simeoni parle de blocage, et considère que les revendications essentielles validées par le suffrage universel ne sont toujours pas prises en compte. Quant au groupe Femu a Corsica, première force de la majorité territoriale, il ne se fait guère d'illusion sur les annonces qui pourraient être faites. Son président, Hyacinthe Vanni, regrette par ailleurs que l'assemblée de Corse soit snobée par le président Macron.
 

Quelles critiques dans l'opposition?

Sans illusion du côté de Jean-Martin Mondoloni : "C'est de la courtoisie républicaine, mais j'attends de l'opérationnel, sur les déchets, l'énergie, la crise", lâche dubitatif le président du groupe Pè l'Avvene qui pense que coupler l'international et le local dans une même séquence est une erreur.

Toujours à droite, François-Xavier Ceccoli, du groupe la Corse dans la République, souhaite que priment les annonces pour faire face à la crise économique et sociale qui se profile. « L'heure, dit-il, n'est pas aux sempiternelles discussions sur les évolutions institutionnelles. »
Enfin, du côté du groupe Andà pè dumane, on se félicite du choix de l'île pour le sommet international du Med7 que préside Emmanuel Macron ce jeudi. Pour François Orlandi, "c'est un signe fort de l'intérêt  que porte l’État à la Corse selon lui et l'occasion aussi de renouer le dialogue entre Paris et la majorité territoriale. Une sorte de main tendue. "  

…mais aussi économique

Le monde socio-économique aussi attend beaucoup de ce déplacement présidentiel. La chambre régionale de commerce, on le sait, souhaite un plan de relance de deux milliard et demi, car elle estime que la Corse, du fait la prédominance du tourisme dans son économie, est une des régions les plus touchées par les conséquences de la crise sanitaire. Charles Zucarelli, le président du MEDEF/Corse, espère avoir des précisions notamment sur la déclinaison corse du plan de relance gouvernemental de 100 milliards.

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