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Politique

Emmanuel Macron entre en campagne : ses soutiens se mobilisent en Moselle

lundi 3 octobre 2016 à 17:04 Par Lucas Valdenaire, France Bleu Lorraine Nord

L'ancien ministre de l'Economie est en meeting ce mardi soir à Strasbourg. Cela fait six mois qu'Emmanuel Macron a lancé son mouvement En Marche. L'occasion de faire le point sur ses soutiens en Moselle, en vue d'une possible candidature à l'élection présidentielle de 2017.

Emmanuel Macron est en meeting ce mardi soir à Strasbourg
Emmanuel Macron est en meeting ce mardi soir à Strasbourg © Maxppp - Vincent Isore

Metz, France

Six mois après le lancement de son mouvement En Marche et un mois et demi après sa démission du gouvernement, Emmanuel Macron compte ses adhérents. Si on se réfère aux inscriptions gratuites sur le site officiel, ils sont plus de 84.000 en France et près de 900 en Moselle. Depuis plusieurs semaines, dans la région, les militants tentent d'amplifier le mouvement auprès des soutiens populaires et politiques.

"Un peu faible pour devenir président"

Dans les rues de Metz, l'ancien ministre de l'Economie ne laisse pas indifférent. Certains n'y croient pas du tout, d'autres tirent à boulets rouges et quelques uns se disent tentés par le personnage. "Pour l'instant, ce n'est pas très clair, on ne sait pas trop où il veut aller," explique Olivier.

Ils se battent à droite, ils se battent à gauche. Pour sortir son épingle du jeu, il faut voir ce qu'il propose.

"Pour l'instant, on ne sait pas trop où il veut aller" - Olivier

Alain, quant à lui, se veut très critique à l'égard de l'ancien ministre : "à part avoir mis des lignes de bus c'est un peu faible pour devenir président et quand on sort de nulle part. Quand on a été fait par un homme, François Hollande, c'est un peu limite comme reconnaissance."

A mon avis, il se voit plus beau qu'il ne l'est en réalité.

"Il se voit plus beau qu'il ne l'est en réalité" - Alain

"C'est lui qui amènera le changement"

Mais Marie, de son côté, se dit partante pour marcher derrière Emmanuel Macron, porteur de "renouveau politique", selon elle. "C'est vrai qu'on est lassés et déçus par toujours les mêmes."

C'est quelqu'un qui amènera le changement, il va attirer plus de jeunes.

"Il va attirer les jeunes" - Marie

Les jeunes lorrains, justement, se mobilisent eux aussi. Avec leur collectif, les Jeunes avec Macron espèrent bien mobiliser la société civile autour de leur chef de file. En Moselle, ils sont une centaine de membres. Leur référent Ludovic Mendes estime qu'il faut "rassembler les Français bien au delà du clivage gauche-droite."

On veut rassembler les progressistes contre les conservateurs. L'alternative ne passe pas que par la gauche. C'est à nous de proposer une nouvelle force.

"L'alternative ne passe pas que par la gauche" - Ludovic Mendes, référent des Jeunes avec Macron en Moselle.

"Ouvrir les portes et les fenêtres"

Plusieurs élus politiques du département sont aussi derrière lui. Le sénateur de la Moselle et ancien président de région Jean-Pierre Masseret ou encore Richard Lioger. L'adjoint au maire de Metz et vice-président de Metz Métropole affiche sans ambiguïté son soutien à Emmanuel Macron. Il estime que l'ancien ministre "a toutes ses chances pour la présidentielle de 2017."

Aucun des candidats de la primaire n'est en capacité de nous faire gagner la présidentielle. La démarche de rassemblement d'Emmanuel Macron d'ouvrir les portes et les fenêtres est une bonne démarche.

"Il sera le troisième homme de cette présidentielle" - Richard Lioger, adjoint au maire de Metz

Dans tous les cas, ce sera le troisième homme derrière la droite et l'extrême droite. On aura peut-être une bonne surprise.

Pour l'instant Emmanuel Macron n'a toujours pas officialisé sa candidature mais selon la plupart de ses soutiens, il pourrait le faire dans les prochaines semaines. L'ancien ministre est donc ce mardi soir à Strasbourg. C'est sa première "conférence-meeting" destinée à présenter son "diagnostic" de l'état de la France. Il est attendu pour 19h au Palais de la musique et des congrès devant près de 700 partisans.