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Politique

Emmanuel Macron propose que l'Europe aide financièrement les collectivités locales qui accueillent des réfugiés

mardi 17 avril 2018 à 12:57 - Mis à jour le mardi 17 avril 2018 à 16:41 Par Blandine Costentin, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Pour sa première visite au Parlement européen ce mardi à Strasbourg, le président français a notamment abordé l'épineux problème des migrants. Emmanuel Macron propose qu'un programme européen soutienne directement "financièrement les collectivités locales qui accueillent et intègrent les réfugiés".

Emmanuel Macron devant le Parlement européen à Strasbourg le 17 avril.
Emmanuel Macron devant le Parlement européen à Strasbourg le 17 avril. © AFP - FREDERICK FLORIN

Strasbourg, France

Comment dépasser "le débat empoisonné" que représentent l'accueil et la répartition des réfugiés arrivant sur le sol européen ? Devant le Parlement européen réuni en session plénière ce mardi à Strasbourg, Emmanuel Macron a proposé l'instauration d'un programme d'aide aux collectivités locales. Le dispositif soutiendrait "directement financièrement les collectivités locales qui accueillent et intègrent les réfugiés".

En plein débat hexagonal sur le projet de loi contesté sur le droit d'asile et l'immigration, le président français fait appel à "la solidarité interne et externe" de l'Europe. Il veut aller au-delà du règlement de Dublin qui doit être réformé avant l'été. A l'heure actuelle, ce règlement désigne quel pays doit traiter les demandes d'asile faites en Europe. Dans les faits, la charge repose presque toujours sur le pays par lequel les migrants sont entrés dans l'Union européenne, ce qui explique les difficultés rencontrées par la Grèce et l'Italie.

Emmanuel Macron estime que l'Europe doit obtenir sur ce sujet "des résultats tangibles". La réforme du dispositif de Dublin s'est enlisée. La Commission européenne propose de partager l'accueil entre pays de l'Union par des quotas de "relocalisation". Plusieurs pays, comme la Pologne et la Hongrie, refusent cette idée. Un plan similaire adopté en pleine crise migratoire en 2015 n'a pas été appliqué par plusieurs Etats-membres.

"L'autorité de la démocratie" contre "la démocratie autoritaire"

Le chef de l'Etat a aussi annoncé devant les parlementaires européens que la France pourrait augmenter sa contribution au budget européen, à condition que ce budget fasse l'objet d'une "refondation", avec de "nouvelles ressources propres" pour l'Union, sur le numérique par exemple. Il a aussi plaidé à nouveau pour davantage de "convergence en matière fiscale et sociale".

Emmanuel Macron a appelé à faire de l'Europe un rempart contre les tentations autoritaires. "Je veux appartenir à une génération qui aura décidé de défendre fermement sa démocratie (...) Je ne céderai à aucune fascination pour les régimes autoritaires (...) Je ne veux pas faire partie d'une génération de somnambules".

Le discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement européen est suivi d'un long débat avec les députés. Le président français reste ensuite à Strasbourg se rendre au Lieu d'Europe, un espace d'éducation à la citoyenneté européenne. Il va y signer le contrat triennal destiné à conforter Strasbourg capitale européenne

Le président français se rend ensuite dans les Vosges pour, ce mardi soir, lancer les consultations citoyennes sur l'Europe, un appel au débat auprès de tous les Européens. Mercredi, la suite de sa visite sera axée sur des problématiques économiques et sociales, comme la revitalisation des centres-villes, à Saint-Dié et le soutien à la filière bois.