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Politique
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Emmanuel Macron renonce à sa future retraite de président de la République

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu'il renonçait à sa retraite d’ancien président de la République. Cette décision intervient en plein mouvement de grève contre la réforme des retraites pour lequel il a aussi appelé à une trêve de Noël. L'opposition de gauche l'étrille.

Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu'il renonçait à sa retraite d’ancien président de la République.
Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu'il renonçait à sa retraite d’ancien président de la République. © Maxppp - LEGNAN KOULA

France

En plein conflit sur la réforme des retraites, le chef de l’État vient d'annoncer, ce week-end, qu’il renonçait par avance à sa future retraite d'ancien président de la République. Cette retraite présidentielle est fixée par une loi datant de 1955 qui prévoit que les anciens présidents de la République touchent, dès leur sortie de l’Élysée et sans condition d'âge ou de ressource, l’équivalent du traitement d’un conseiller d’État… soit un peu plus de 6.000 euros bruts par mois.

Interrogé à ce sujet, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de ne pas bénéficier de ce régime particulier qui convergera, à l’avenir, vers le droit commun. Emmanuel Macron sera le premier président à renoncer au bénéfice de cette loi du 3 avril 1955.

Question de "cohérence" d'après son entourage

"Simple question de cohérence", d'après son entourage, "il veut s’appliquer les principes qu’il entend faire appliquer aux Français". "Il n’est pas question de faire une démonstration d’exemplarité" ajoute l’Élysée qui rappelle au passage qu’ "Emmanuel Macron a démissionné de la fonction publique dès le début de son mandat et qu’il a aussi indiqué qu’il ne siégerait pas, comme ancien président, au conseil constitutionnel, une fonction qui donne droit à une indemnité de 16.000 euros bruts par mois".  

Appel à une trêve de Noël

En déplacement à Abidjan, en Côte-d'Ivoire, le président français en a aussi profité pour appeler les gréviste à faire une trêve pour Noël. Emmanuel Macron a estimé qu'il était "bon de savoir faire trêve", appelant les grévistes français opposés à la réforme des retraites "à l'esprit de responsabilité" et souhaitant que "triomphe l'intelligence collective".

Depuis 17 jours, syndicats et gouvernement s'affrontent autour d'une réforme du système des retraites en France, réforme voulue par le gouvernement mais très critiquée par les syndicats et les nombreux grévistes. Le système de retraite est un sujet éminemment sensible en France, la population restant attachée au système par répartition par rapport au système à point préconisé par le gouvernement. Ce système par répartition est, jusqu'à présent, réputé comme l'un des plus protecteurs au monde.

Communication politique dénoncée par l'opposition

Cette déclaration a été largement relativisée, voire critiquée par l'opposition de gauche. "Que le président de la République, les ministres, les parlementaires soient alignés au régime général, c'est la moindre des choses", a salué le secrétaire national du PCF et député Fabien Roussel. Comme Emmanuel Macron "a touché 2,4 millions en 18 mois à la banque Rothschild" et "payait l'impôt sur la fortune", au moment de partir à la retraite, il pourra donc bien se passer de cette pension _"parce qu'_il en aura les moyens", a-t-il critiqué.

La présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale a, elle, évoqué une "drôle de façon de présenter les choses" de la part de l'Élysée : "1. Le Gouvernement veut supprimer les régimes spéciaux 2. Le régime de retraite du Président de la République est en quelque sorte un régime spécial 3. Donc y a-t-il quelque chose d'extraordinaire à s'appliquer ce qu'on préconise pour les autres ?", a demandé Valérie Rabault sur Twitter.

L'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal a pour sa part considéré que "la vraie question c'est de savoir s'il renonce à retourner après l'Élysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure..."

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