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Politique

Aide médicale d'État : Emmanuel Macron souhaite "évaluer", mais "pas supprimer"

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Par , France Bleu

Emmanuel Macron a jugé "ridicule" l'hypothèse d'une suppression de l'aide médicale d'État, mardi, mais a jugé nécessaire "d'évaluer" ce système permettant aux étrangers en situation irrégulière d'accéder à des soins pris en charge à 100%.

L'AME bénéficie à quelque 300.000 personnes pour un budget annuel de près d'un milliard d'euros.
L'AME bénéficie à quelque 300.000 personnes pour un budget annuel de près d'un milliard d'euros. © Maxppp -

Depuis New York où il participe à l'Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a plaidé pour une "évaluation" de l'aide médicale d'État (AME). Ce dispositif permet à des étrangers résidant de manière illégale en France de bénéficier de soins pris en charge à 100%. Pas question, en revanche, d'envisager sa suppression : "Ce serait ridicule", a estimé le chef de l'État.

Interrogé par Europe 1, le président de la République a notamment avancé l'hypothèse d'une modification du "panier de soins" aujourd'hui pris en charge dans ce dispositif. "Il faut un débat pour regarder ce qu'on fait par rapport à nos voisins et est-ce qu'on rembourse à 100% tout ce qui est nécessaire d'être remboursé, est-ce qu'il y a parfois un peu des excès ?", s'est-il interrogé, 

Les défenseurs des droits des migrants sont inquiets

Le débat sur l'AME refait surface depuis quelques jours, alors que le débat sur la politique migratoire promis par Emmanuel Macron à la sortie du "grand débat national" aura lieu lundi prochain à l'Assemblée nationale. Ces dernières semaines, ONG et associations de défense des droits de migrants ont exprimé leurs inquiétudes face à une possible restriction de l'AME qui aurait, selon elles, des conséquences dramatiques à la fois pour les personnes concernées et pour la santé publique en général.

Leurs craintes ont été renforcées par le fait que le gouvernement a commandé un rapport sur le sujet à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale des finances (IGF), mais aussi par des déclarations du patron de LREM Stanislas Guerini sur de possibles "abus", "par exemple pour financer des prothèses mammaires".

Un sujet qui divise la majorité

Le sujet suscite les passions, y compris au sein de la majorité. Dans une lettre ouverte publiée le 19 septembre, 35 députés essentiellement LREM et MoDem ont exhorté le gouvernement à ne pas toucher à l'AME. De leur côté, le Rassemblement national (RN) et certains responsables de droite plaident de longue date pour la suppression de cette prestation dont bénéficient quelque 300.000 personnes pour un budget annuel de près d'un milliard d'euros.

À écouter les membres du gouvernement, l'AME ne devrait toutefois pas être remise en cause dans ses grands principes, et ce quelle que soit l'issue du débat parlementaire. Le 22 septembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, a insisté sur la "nécessité absolue de préserver" le dispositif. Lors du débat parlementaire du 30 septembre, "les chiffres exacts seront donnés" car "il faut arrêter les fantasmes", a promis la ministre. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, a de son côté affirmé ce mercredi matin "qu'il n'y aura pas d'économies faites sur l'AME" dans le projet de loi de finances pour 2020, qui sera présenté vendredi en Conseil des ministres.

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