Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"On est musulmans en respectant la loi française" disent des Toulousains après les annonces d'E. Macron

-
Par , France Bleu Occitanie

Première visite de terrain ce mardi pour Emmanuel Macron dans le cadre de son plan de lutte contre le communautarisme. Le chef de l'Etat était à Bourtzwiller, quartier sensible de Mulhouse dans le Haut-Rhin. Réactions à Toulouse et analyse d'un chercheur.

Pour Emmanuel Macron, 'l'islam politique" n'a pas sa place en France
Pour Emmanuel Macron, 'l'islam politique" n'a pas sa place en France © Maxppp - JEAN-FRANCOIS BADIAS

Ses annonces étaient très attendues, à un moins d'un mois des municipales. Le président de la République était à Mulhouse ce mardi pour la première étape d'une séquence qui s'étendra jusqu'aux élections des 15 et 22 mars, dédiée à la stratégie du gouvernement contre la radicalisation et l'islam politique. Emmanuel Macron a notamment annoncé que la France allait progressivement cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, en augmentant le nombre d'imams formés en France.  Sans préciser à quelle date cette mesure serait appliquée.

Une bonne nouvelle selon le chercheur à l'Université Toulouse Jean-Jaurès Séraphin Alava, spécialiste de la question de la radicalisation, qui reste toutefois prudent : "Je ne pense pas que ça soit à l'Etat de former des imams, mais à la communauté musulmane de former ses propres référents. Il faudra bien voir si c'est une volonté de demander aux organisations religieuses un effort dans la formation de leurs cadres, ou si ça va être de rajouter des propositions de formations aux valeurs de la République et aux principes de la laïcité". Emmanuel Macron a changé de vocabulaire, il ne souhaite plus lutter contre le "communautarisme", mais contre le "séparatisme islamiste", précisant que ce n'est pas dirigé contre les musulmans. "Je ne suis pas à l'aise avec le thème de communautarisme", a-t-il déclaré à son arrivée dans le quartier de Bourtzwiller, un quartier sensible de Mulhouse, parce que "dans la nation française", il y a des "identités multiples reconnues si on respecte les lois de la République". Pour Séraphin Alava, ce n'est pas le bon terme non plus : "Personne ne s'est séparé de l'Etat. La loi de la République vaut pour tous et en tout lieu". 

"On reste des musulmans, on garde notre culture. En respectant la loi française"

La question du communautarisme est un sujet sensible pour beaucoup de musulmans, qui se sentent parfois stigmatisés dans le débat sur le communautarisme. C'est le cas de ce Toulousain : " On peut vivre avec les Français. On travaille avec les Français, on travaille avec des gens de n'importe quelle origine. Par contre, on reste des musulmans, on garde notre culture. En respectant la loi française". "On peut vivre avec les Français" : pourtant Français lui-même, il admet malgré lui ne pas tout à fait trouver sa place. Pour Séraphin Alava, l'Etat doit permettre à chacun de pouvoir vivre sa différence. 

Le chercheur est également membre de la chaire de l'UNESCO dédiée à la prévention des extrémismes. Son rôle est de mesurer l'impact des actions de prévention dans les QRR (quartiers de reconquête républicaine), un dispositif de renforcement des forces de polices dans les quartiers dits sensibles. Il y en aurait un peu moins de 10 en Occitanie.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess