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Élections régionales en Bretagne - Agriculture, alliances : un débat de l'entre-deux-tours houleux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Le second tour des élections régionales se déroule ce dimanche 27 juin. En Bretagne, cinq listes s'affronteront. Les candidats têtes de liste étaient invités à débattre ce jeudi matin sur France Bleu. Agriculture, alliances, aménagement du territoire : les passes d'armes ont été nombreuses.

Les 5 candidats au 2nd tour des régionales en Bretagne : Thierry Burlot, Isabelle Le Callennec, Loïg Chesnais-Girard, Claire Desmares-Poirrier et Gilles Pennelle.
Les 5 candidats au 2nd tour des régionales en Bretagne : Thierry Burlot, Isabelle Le Callennec, Loïg Chesnais-Girard, Claire Desmares-Poirrier et Gilles Pennelle. - Maxppp / Radio France

Qui sera élu à la tête de la région Bretagne ? Le second tour des élections régionales se déroule ce dimanche 27 juin en France. Dans notre région, cinq listes se maintiennent. Au premier tour, marqué par une forte abstention, le président PS sortant, Loïg Chesnais-Girard, est arrivé en tête avec 20,95% des suffrages exprimés. Isabelle Le Callennec (LR) a obtenu la deuxième position (16,28% des voix), devant le candidat LREM Thierry Burlot (15,93%), l'écologiste Claire Desmares-Poirrier (14,84%) et le candidat du RN Gilles Pennelle (14,27%). 

Ces cinq candidats ont débattu ce jeudi matin sur France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel. Un débat animé par nos journalistes Justine Sauvage et Laetitia Cherbonnel. 

Pas d'alliance PS/LREM

Pour ce second tour, Loïg Chesnais-Girard a décidé de s'allier avec l'écologiste Daniel Cueff. Claire Desmares-Poirrier a choisi elle de partir seule, n'ayant pas trouvé d'alliance possible. Isabelle Le Callennec, maire de Vitré, estime de son côté ne pas avoir besoin d'alliances pour le second tour dimanche.

Et ce sujet a entraîné un débat houleux entre les candidats. Claire Desmares-Poirrier a rappelé avoir tendu la main au président sortant, mais Loïg Chesnais-Girard n'a pas souhaité aller plus loin : "Le but d'une alliance c'est de renforcer le projet, pas de le changer", a-t-il rétorqué. "Les résultats de dimanche dernier sont catastrophiques pour les uns et pour les autres, a répliqué Thierry Burlot, il y en a qui trouve le moyen de se féliciter d'arriver en tête. Quatre ans de présidence, sortir avec moins de 5% des électeurs bretons qui ont voté pour sa liste, ça méritait le rassemblement, quel qu'il soit."

De son côté, Isabelle Le Callennec a vanté un projet "cohérent" : "Nous, nous sommes clairs". "Moi je n'ai pas essayé de fusionner avec Loïg Chesnais-Girard, j'ai été son principal adversaire, je le reste, a indiqué Gilles Pennelle. Ce qui chasse aussi les acteurs des urnes, ce sont les petits tripatouillages, les tambouilles, les 'je t'aime moi non plus'". 

Interrogé sur d'éventuelles alliances en vue d'un "troisième tour" au conseil régional si aucun candidat n'obtenait de majorité dimanche prochain, Claire-Desmares-Poirrier a affirmé que le président sortant "n'excluait pas d'aller chercher chez les marcheurs de gauche". "Faux !" a répondu Loïg Chesnais-Girard : "Je redis que je veux être seul en tête, vous mentez madame !"

L'écologiste a souligné qu'elle était "capable de créer un collectif à gauche", "sans aller jusqu'à la majorité présidentielle". "Moi non plus, je le dis haut et fort", a répliqué le socialiste. 

Nouvelle passe d'armes sur l'agriculture

Autre sujet débattu : l'agriculture en Bretagne. Gilles Pennelle, le candidat du Rassemblement national, a dit vouloir défendre "la préférence locale", en développant notamment les circuits courts : "Faire venir du lait d'Allemagne, c'est ça qui pollue, (..) je suis un défenseur de la cause rurale". Claire Desmares-Poirrier, elle-même agricultrice, a attaqué la majorité sortante sur son soutien aux groupes agroalimentaires : "Le modèle agricole breton est en grande difficulté. (...) Le danger, c'est de ne rien faire. Vous donnez des millions à un système à bout de souffle". 

L'ancien vice-président de la région chargé de l'environnement, Thierry Burlot, s'est lui dit "très fier de la ferme bretonne". "Je n'ai pas dit que tout allait bien, a ajouté le candidat soutenu par La République en Marche. Mais l'agriculture et l'agroalimentaire sont une vraie chance en Bretagne, ça fait vivre des milliers de familles en Bretagne, avec des revenus c'est vrai modestes". Selon lui, cette Bretagne "n'a pas le droit d'être humiliée, d'être stigmatisée". 

Loïg Chesnais-Girard a également défendu son bilan sur le sujet : "Si le modèle, c'est l'écroulement du système agroalimentaire, j'y suis opposé. (...) Nous avons mis des moyens considérables sur la table, (..) nous avons installé beaucoup de bio, de circuits courts, nous avons accompagné des poulaillers de 5.000 m2 carrés maximum."

De son côté, Isabelle Le Callennec a dit souhaiter "que la région continue de soutenir l’installation, qu’on soutienne l’investissement dans les nouvelles pratiques technologiques, digitales et qu’on assure avec les agriculteurs la transition écologique". La candidate de la droite et du centre admet un problème de revenus des agriculteurs : elle souhaite donc "travailler sur un nouveau partage de la valeur entre les agriculteurs, les transformateurs et la grande distribution". 

L'aménagement du territoire

Selon l'INSEE, la population bretonne augmentera de plus de 400.000 habitants d'ici 2040, les nouveaux arrivants se concentrant dans les territoires à l'est de la région. "Il faut répartir les emplois, assurer les mobilités, le très haut débit et construire ou rénover des logements", a indiqué Isabelle Le Callennec. Elle s'est dit déçue d'entendre mercredi "de la bouche de Thierry Burlot" que "l'on pourrait abandonner la ligne TGV Paris-Brest-Quimper en trois heures".

Le candidat soutenu par LREM lui a répondu : "Le TGV arrive à Brest et à Quimper, le problème c'est qu'il faut moderniser ces deux axes, sauf que ça coûte six milliards d'euros, qui a six milliards ? Vous allez les chercher où ? Vous mentez aux Bretons et aux Bretonnes !". "Si vous êtes président de la région, et que vous ne pouvez pas aller de l'argent, il vaut mieux changer d'orientation", lui a rétorqué Isabelle Le Callennec.

Concernant cet enjeu de l'aménagement du territoire, Gilles Pennelle souhaite "dynamiser nos petites villes et villes moyennes". "Il faut cesser de densifier nos grandes villes, a martelé le candidat du Rassemblement national. Il faut que les entreprises puissent s’implanter dans les villes moyennes, réduire les mobilités pendulaires, en fléchant les crédits régionaux vers ces villes moyennes qui ont été souvent abandonnées."

Pour Claire Desmares-Poirrier, il faut gérer l'attractivité de la Bretagne : "On veut développer les trains du quotidien, les TER. Et dans les territoires, créer de nouvelles dynamiques avec des lieux pour créer des emplois.

Enfin, le président sortant a rappelé que la Bretagne "est l’une des régions où la qualité de vie est la meilleure". Il faut, selon lui, travailler aux transports du quotidien, "et il n'y a pas que le train, il y a le car, les bateaux et les nouveaux systèmes de covoiturage, d'autopartage". "Tout au long de ces années, en tant que président de région, j'ai mis beaucoup d'argent sur les villes moyennes", a souligné Loïg Chesnais-Girard, ajoutant que le développement fibre "sera terminé d'ici 2026".

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