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RÉCIT - La folle nuit où Christophe Ferrari a été réélu à la tête de la métropole grenobloise

- Mis à jour le -
Par , , , , France Bleu Isère

Au bout de la nuit ! Il aura fallu onze heures de débat et trois tours pour que Christophe Ferrari soit finalement réélu à la tête de la métropole grenobloise. Une élection marquée par l'explosion de la majorité de gauche.

La séance a lieu à Alpexpo
La séance a lieu à Alpexpo © Radio France - Lionel Cariou

00h58. C'est la fin de cette très longue séance qui aura duré près de 11 heures et qui marquera l'histoire de la métropole grenobloise. Merci d’avoir suivi ce live. Retrouvez les réactions et les analyses dès demain 6 heures sur France Bleu Isère et www.francebleu.fr.

00h40 : Le maire de Grenoble a immédiatement réagi à l'élection de Christophe Ferrari au micro de France Bleu Isère "ce n'est plus la Métrople de Grenoble, Christophe Ferrari s'est vendu à la droite et à LREM. Nous ne participerons pas à cette majorité" prévient Éric Piolle.

00h30 : À la tribune, Christophe Ferrari, tout juste élu, tend la main à la gauche et à "ceux avec qui il a cheminé tout au long de sa carrière politique", "Je suis très heureux et en même temps avec un sentiment particulier [une pause] de l'image que nous avons donné à nos concitoyens" a-t-il souligné.

00h20 : Christophe Ferrari est élu président de la métropole avec 62 voix contre 54 à Yann Mongaburu et 3 votes blancs.

00h05 : Le vote pour le troisième tour est ouvert. Le retrait de Dominique Escaron peut laisser envisager une élection de Christophe Ferrari avec les voix des maires de droite, et de LREM contre la ville centre. Mais alors comment gouverner ?

Minuit : Reprise de la séance, Yann Mongaburu prend la parole pour la première fois depuis l'ouverture de la séance, il y a maintenant 10 heures "Pouvons-nous nous permettre de dire à nos concitoyens que le résultat qu'ils ont donné dans les urnes serait inversé dans un troisième tour, à une heure tardive ? Pouvons-nous nous aventurer en laissant des voix de droite s’immiscer en notre sein, celui de la majorité ? Pouvons-nous nous perdre et perdre encore du temps en laissant s'installer une crise institutionnelle ?"

23h50 : La séance est suspendue pour cinq minutes... en théorie.

23h45 : Dominique Escaron candidat de la droite prend la parole : "ça fait dix heures que la majorité de gauche se déchire, qu'on ne parle pas de projet mais qu'on assiste à un combat entre deux candidats sur le ring. Quel triste spectacle. Parler de co-construction alors qu'on méprise les élus des autres communes pourtant légitimement élus. Notre proposition d'une gouvernance partagée avec toutes les communes reste criante d'actualité" déplore-t-il. 

Dominique Escaron annonce qu'il retire sa candidature et demande... une suspension de séance !

23h40 : Alain Carignon prend la parole : "Depuis 14 heures, on ne voit que des portes qui claquent, des personnes qui entrent d'un coté, sortent de l'autre par une porte dérobée. Nous, l'opposition, nous sommes spectateurs consternés de ce spectacle." Alain Carignon affirme qu'Éric Piolle a menacé de faire exploser la métropole s'il n’était pas dans la majorité.

"Vous avez montré votre vrai visage, vous avez oublié les électeurs, les habitants. On a assisté a un petit meurtre entre amis. La majorité de Grenoble ne dispose d'aucune légitimité pour imposer son candidat."

23h35 : Éric Piolle lâche ses coups et dénonce un problème de gouvernance avec Christophe Ferrari. "J'ai rencontré plus souvent, ces six dernières années, en tête à tête, le président LR de la région Laurent Wauquiez que Christophe Ferrari. Toute la journée je suis resté à la porte de la salle (du groupe Ferrari) quand ce groupe préférait discuter avec LREM" lâche le maire de Grenoble.

23h30 : Éric Piolle prend la parole : "la campagne qui se joue ici sur une peur de la ville centre, n'est pas une campagne opportune" assène-t-il. "En 2014 j'ai soutenu Christophe Ferrari car il était la bonne personne à ce moment-là. Et aujourd'hui nous pensons que Yann Mongaburu est le mieux à même de mener cette mission".

23h30 : Raphaël Guerrero, maire de Jarrie, annonce que le groupe NMC (petites communes) votera pour Christophe Ferrari.

23h25 : Après une prise de parole de plusieurs minutes, Christophe Ferrari annonce qu'il maintient sa candidature au troisième tour, et qu'il n'y a pas de deal. "Ce n'est pas nous qui ne respectons pas la majorité sortante, c'est bien ceux qui ont voulu créer une autre majorité, un autre fonctionnement, qui nous mettent dans cette situation" dénonce Christophe Ferrari.

23h20 : La séance reprend, Christophe Ferrari prend la parole. "Tout le monde parle depuis des semaines d'une majorité à quatre groupes. Tout le monde s'est focalisé sur le pourtour de la future majorité." Christophe Ferrari pointe la volonté des écologistes grenoblois de définir les pourtour de la future majorité et d'exclure ceux qui ne correspondaient pas à leur critères."

23h15 : Fin des négociations, les élus reviennent dans la salle. Éric Piolle et Christophe Ferrari se montrent discutant ensemble. Fumée blanche en vue ?

reprise de la séance à 23h15
reprise de la séance à 23h15 © Radio France - Nicolas Crozel

23h05 : Dépité Georges Oudjaoudi, président de la séance, prend la parole : "Si ceux qui peuvent agir auprès des négociateurs pouvaient aller leur dire qu'on les attend dans la salle pour reprendre la séance, ils rendraient service à la communauté."

22h45 : Un point de droit fait débat dans la salle : le président doit-il être élu avant minuit pour respecter la date de l'ouverture de la séance ? Ou bien la séance, une fois ouverte, peut-elle se poursuivre à l'infini ? Même les plus aguerris des élus ne disent pas tous la même chose.

22h42 : Le président ordonne une reprise des débats en séance à 22h50

22h40 : David Richard, le maire de Saint Paul de Varces quitte la séance bruyamment dénonçant ces interminables négociations.

22h25 : La situation politique semble inextricable. Des représentants des quatre groupes de la majorité sortante négocient toujours, le président de séance tente de rappeler les élus dans la salle car la suspension de séance est terminée depuis de longues minutes sur le plan légal.

Christophe Ferrari en discussion dans une salle annexe avec ses alliés Oliver Noblecourt (Grenoble) et Guillaume Lissy (Seyssinet-Pariset)
Christophe Ferrari en discussion dans une salle annexe avec ses alliés Oliver Noblecourt (Grenoble) et Guillaume Lissy (Seyssinet-Pariset) © Radio France - Nicolas Crozel

21h25 : Les discussions sont animées dans la salle où se retrouvent en conciliabule les partisans de Christophe Ferrari avec ce dilemme se maintenir à tout prix ou se retirer en négociant avec les soutiens de Yann Mongaburu ? 

Le Conseil de Métro pendant une interruption de séance
Le Conseil de Métro pendant une interruption de séance © Radio France - Lionel Cariou

21h15 : La séance ne reprend pas, une nouvelle suspension est annoncée jusqu'à 22 heures.

Le resto asiatique de Grand'place refuge de certains politiques et journalistes fatigués de cette séance interminable
Le resto asiatique de Grand'place refuge de certains politiques et journalistes fatigués de cette séance interminable © Radio France - Nicolas Crozel

20h50 : Alors que ça continue de discuter en coulisses, certains élus d'opposition et observateurs se retrouvent au snack asiatique de Grand'place ou au fast food situé juste en face.

19h55 : Aucun candidat n'atteint la majorité absolue, il y aura un troisième tour. La séance est suspendue de nouveau pour 90 minutes. Reprise annoncée pour 21h15.

19h50 : Résultats du deuxième tour : Yann Mongaburu 53 voix ( + 1 par rapport au premier tour) Christophe Ferrari 51 voix (=) et Dominique Escaron 15 voix (-1)

19H38 : Scrutin clos. Rappelons que pour ce deuxième tour, la majorité absolue est encore requise. Si chacun campe sur sa position, un troisième tour sera nécessaire pour une élection à la majorité relative.

19h30 : Enfin le début du deuxième tour ! quatre heures après le premier tour ! Les trois candidats se maintiennent. ( Yann Mongaburu, Christophe Ferrari et Dominique Escaron)

19h25 : Pour les soutiens de Christophe Ferrari, c'est Laurent Thoviste (LREM à Fontaine) qui prend la parole. "J'accepterai qu'on nous mette au banc si on était contre les politiques métropolitaines, mais ou avez vous vu que nous étions contre ? Au nom de quoi décidez vous qui peut être dans majorité ? uniquement sur des étiquettes politiques ? Arrêtez vos discours qui nous expliquent que vous avez raison et nous avons tort."

19h19 : Le maire PCF d'Échirolles, Renzo Sulli, prend à son tour la parole pour déplorer l'explosion des quatre groupes de la majorité qui ont pourtant géré pendant six ans la métropole. Il énumère ce qu'il qualifie comme les succès du mandat précédent. "La gauche se déchire, or nous sommes capables d'avoir une majorité pour nos habitants." Il évoque "les fractures, les divisions qui resteront dans les têtes après cette séance et le risque de rendre cette agglomération ingouvernable."

19h15 : La séance reprend. Prise de parole de Céline Deslattes pour le groupe UMA ( soutien de Mongaburu) "la gauche est belle quand elle est unie sur ses valeurs, elle est sombre quand elle laisse à d'autres le soin de décider." Elle appelle à nouveau "le candidat arrivé deuxième" à se retirer.

19h : Il ne se passe rien du coté des élus mais en tribune de presse passage de relais... entre les journalistes de France Bleu Isère, Lionel Cariou qui réveillera demain matin dès 6 heures, passe la main à Nicolas Crozel.

-
- © Radio France - -

18h40. La séance n'a toujours pas repris.

17h30. Dominique Escaron maintient lui aussi sa candidature à la présidence. Nouvelle suspension de séance alors que la gauche se déchire... Le deuxième tour doit théoriquement débuter à 18h30. Théoriquement...

David Queiros
David Queiros © Radio France - Lionel Cariou

17h29. David Queiros, maire (communiste) de Saint-Martin-d'Hères, demande à son tour le retrait de la candidature de Christophe Ferrari. Il estime qu'en l'absence de primaire à gauche, le résultat du premier tour doit prévaloir. Pour mémoire, c'est Yann Mongaburu (écologiste) qui est arrivé en tête (52 bulletins) avec une seule voix d'avance sur Christophe Ferrari.

17h23. Éric Piolle le maire de Grenoble prend la parole pour demander le retrait du candidat arrivé 2e, c'est-à-dire Christophe Ferrari.  Ce dernier maintient sa candidature.

17h22. Après trois prolongations de l'interruption de séance, les débats reprennent. 

17h10. La reprise repoussée à... 17h15.

16h40. Les discussions vont bon train pendant l'interruption de séance... le 2e tour est une nouvelle fois décalé. Il aura lieu à 17 heures. 

16h03. Interruption de séance. Le deuxième tour se tiendra à 16h35.

16h01. Yann Mongaburu (écologiste) arrive en tête du premier tour avec 52 voix sur 119. Christophe Ferrari (ex-PS) est en 2e position avec 51 voix. Dominique Escaron, candidat de la droite et du centre, récolte 16 bulletins. Aucun des candidats n'ayant obtenu la majorité absolue, il faut procéder à un 2e tour. 

Le dépouillement des votes du premier tour
Le dépouillement des votes du premier tour © Radio France - Lionel Cariou

15h47. Le dépouillement du premier tour a commencé. Il faut une majorité absolue pour l'emporter au premier tour.

Le vote débute
Le vote débute © Radio France - Lionel Cariou

15h35. Le vote débute. Les 119 conseillers déposent leur bulletin dans l'urne.

15h30. Il y a donc trois candidats à la présidence de la Métro : Christophe Ferrari, Dominique Escaron et Yann Mongaburu

Alain Carignon
Alain Carignon © Radio France - Lionel Cariou

15h20. Alain Carignon (droite) fustige "les désaccords de personnes" à gauche où deux candidats se sont font face. "Il s'agit de prendre tout le pouvoir, sans autre projet" déclare l'ancien maire de Grenoble.

15h15. Éric Piolle (EELV), le maire de Grenoble, prend la parole pour défendre la candidature de Yann Mongaburu au nom de "l'amplification des transitions"

15h05. Jean-Paul Trovéro (communiste) déplore l'absence de primaire au sein de la gauche qui aurait permis de présenter un candidat commun. Il soutient au nom de son groupe la candidature de Yann Mongaburu.

Olivier Six (LREM)
Olivier Six (LREM) © Radio France - Lionel Cariou

15h00. Olivier Six (La République en Marche) prône un avenir "prospère, écologique et solidaire" et "l'égalité des chances". Il appelle à une gouvernance partagée mais décide, finalement, de ne pas présenter sa candidature à la présidence. 

14h55. Francis Dietrich, maire de Champ-sur-Drac, présente la candidature de Yann Mongaburu (écologiste) au nom du groupe "Une Métropole d'avance" (39 élus).

Dominique Escaron
Dominique Escaron © Radio France - Lionel Cariou

14h50. Dominique Escaron, maire du Sappey-en-Chartreuse, présente sa candidature à la présidence et invite les conseillers à "choisir la voie d'un territoire uni".  

14h30. Le maire de Meylan Philippe Cardin présente la candidature à la présidence de la Métro de Christophe Ferrari (ex-PS), le président sortant.

14h22. Georges Oudjaoudi, doyen de la séance, fait l'appel des 119 conseillers.

14h18. Début de la séance à Alpexpo, pour des questions de normes sanitaires en raison bien sûr de l'épidémie de Covid-19.

13h00. Les enjeux. Les 119 élus communautaires de la Métropole de Grenoble se réunissent ce vendredi pour élire le président de cette assemblée pour les six prochaines années. Le scrutin s'annonce serré. Quatre candidats briguent le poste : le président sortant Christophe Ferrari (ex-PS), fera face à gauche à son vice-président aux transports le Grenoblois Yann Mongaburu (écologiste). Olivier Six (Grenoble) représentera la République en marche et Dominique Escaron, maire du Sappey-en-Chartreuse, a été désigné par le groupe de la droite et du centre.

Les candidats

  • Christophe Ferrari, ex-PS, président sortant
  • Yann Mongaburu, Génération.S, Grenoble, vice-président aux transports.
  • Olivier Six, LREM, Grenoble - RETIRE SA CANDIDATURE
  • Dominique Escaron, Divers centre-droit, maire du Sappey-en-Chartreuse
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