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VIDEO - Revivez le débat France Bleu Pays Basque et Sud Ouest des municipales à Biarritz

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Par , France Bleu Pays Basque

Les candidats à la mairie de Biarritz se sont retrouvés ce vendredi au casino municipal pour un grand débat organisé par France Bleu Pays Basque et Sud Ouest. À revoir en vidéo !

Les 7 candidats en lice à Biarritz se sont affrontés dans un débat au Casino Municipal
Les 7 candidats en lice à Biarritz se sont affrontés dans un débat au Casino Municipal © Radio France - Stéphane Garcia

Un peu plus d'une semaine avant le premier tour des élections municipales, les candidats à la mairie de Biarritz se sont affrontés au casino municipal ce vendredi. Les sept têtes de liste (ou leur représentant) ont répondu aux questions de Yves Tusseau (rédacteur en chef de France Bleu Pays Basque), Véronique Fourcade (Sud Ouest) et Michel Garicoix (correspondant du Monde dans les Pyrénées-Atlantiques) : 

  • Michel Veunac (Vivons Biarritz)
  • Karim Guerdane (Biarritz Bonheur)
  • Lysiann Brao (Euskal Herrian Vert et Solidaire)
  • Guilaume Barucq (Biarritz Nouvelle Vague)
  • Maider Arosteguy (Pour Biarritz, pour vous)
  • Nathalie Motsch (Biarritz en a besoin)
  • Jean-Benoît Saint-Cricq (Biarritz Ensemble)

Revoir le débat en vidéo

Ce qu'il faut retenir du débat

Projet Aguiléra, pour ou contre ?

Maider Arosteguy : "C'est le projet qu'on aurait dû réalisé depuis six ans. L'avenir du BOPB n'est qu'un élément de ce projet, mais c'est aussi la création d'un quartier nouveau [...] si je suis élue, je vais essayer d'entamer une relation apaisée avec les propriétaires du club."

Guillaume Barucq : "J'ai toujours été favorable à un projet à Aguiléra. La différence avec le projet qui nous a été proposé au dernier conseil municipal, c'est que nous ne voulons pas céder du terrain à un consortium privé. Nous allons proposer un aménagement du stade, avec des installations, mais sur le centre de formation, je suis opposé à ce qu'on crée un projet à 12 millions d'euros, je suis pour qu'on fasse un centre de formation mutualisé."

Lysiann Brao : "D'un côté, on a un club de sport, de l'autre on a un terrain public à aménager, ce sont deux choses différentes. Quand on sera en poste, la première chose que l'on fera, cela sera de vraiment réunir tous les éléments, de comprendre ce qui se joue là-bas pour prendre une décision éclairée."

Karim Guerdane : "On a beau demander des chiffres, des études, on n'en voit aucune trace. Il faut des projections sur plusieurs mois, années. On commence à en avoir ras-le-bol de voir le BO occuper toutes les conversations. "

Michel Veunac : "L'avenir de la plaine d'Aguiléra et du BOPB ont été tracés par la délibération du dernier conseil municipal. On propose un montage, qui tient compte des intérêts de la ville (de finaliser un projet sportif) et c'est dans l'intérêt de la ville de maintenir un grand club de rugby. Il y aura 300 logements, la moitié sera du logement social. La cession des terrains d'Aguiléra pourrait rapporter 20 millions d'euros."

Nathalie Motsch : "Si on en parle autant, c'est parce qu'il y a un problème, ça se passe mal depuis le départ. Des gens sont arrivés de Hong-Kong avec des méthodes brutales, de mafieux, violentes. Le projet, ça coûte le terrain aux Biarrots ! Quand je vois ce que l'UBB a fait pour quatre millions d'uros, je me demande pourquoi on a ce chiffre pharaonique, alors qu'on a tant de besoin d'argent pour notre ville."

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Le problème vient de ceux qui cherchent des problèmes, et qui instrumentalisent le dossier pour essayer d'affoler les Biarrots. Ce n'est pas correct d'affoler les gens alors qu'à Bayonne c'est sensiblement la même chose."

Problème avec la personnalité du président du directoire du BO ?

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Je ne valide pas les propos tenus. Lorsqu'on serre les boulons, et qu'on cherche à pérenniser le club, on peut comprendre qu'un dirigeant soit un peu tendu."

Nathalie Motsch : "Le contexte dont je parlais avant m'attriste. On a deux camps, on a celui qui ont voté pour le projet, qui sont estampillés les bons élus, et ensuite on aurait les mauvais élus qui n'ont pas voté ce projet."

Karim Guerdane : "Si on parle autant du BO, c'est aussi parce qu'ils ont fait rentrer la politique dans le sportif." 

Maider Arosteguy : "Il y a un problème avec la façon dont nous considérons à Biarritz les entreprises privées. Je me dis que nous donnons une image de cette ville qui est incroyable. Je souhaite qu'on laisse le président du BOPB à ses actionnaires."

Lysiann Brao : "Le problème, c'est que la majorité municipale s'est effondrée, ça fait le jeu de personnalités comme Jean-Baptiste Aldigé qui peuvent jouer à la toute puissance."

Michel Veunac : "La question de fond, c'est de dire si oui ou non on veut du rugby professionnel à Biarritz. Moi je suis pour. J'ai dénoncé les excès des dirigeants du BOPB, mais ce sont les dirigeants du BOPB et on est obligés de discuter."

Guillaume Barucq : "Vous ne pouvez pas tolérer toutes les exactions de dirigeants de clubs. A un moment, il faut les mettre devant leur responsabilité et si ça dépasse les bornes, demander leur démission. Nous n'avons rien contre les investisseurs, mais les dirigeants du BOPB ont trouvé des bonnes poires pour financer leur projet, là on n'est pas d'accord."

Comment se loger à Biarritz ?

Nathalie Motsch : "C'est le problème à Biarritz, on manque de logements, je crois qu'il faut utiliser tous les outils juridiques à notre disposition, il faut qu'on sorte du logement. Il faudra être vigilant à toutes les plateformes de locations saisonnières qui assèchent les logements à l'année. Il faudra mettre en place des contrôles de la limitation à quatre mois de location saisonnière. Il faudra sortir du logement à Aguiléra et à Iraty."

Maider Arosteguy : "On a perdu six ans dans le quartier Aguiléra. Le second grand quartier qui nous permettra de faire du logement c'est Iraty. Les intérêts de Biarritz n'ont pas été bien défendus à l'agglomération."

Michel Veunac : "La future zone d'expansion de Biarritz, c'est effectivement Iraty, et ça passe par l'agglomération, parce que c'est sa compétence. Il y a un potentiel d'environ 1000 logements."

Guillaume Barucq : "Il faut faire attention, c'est la cuvette de Biarritz. Nous, on fera du logement mais à la marge, on veut surtout faire un quartier économique à la Darwin (à Bordeaux). On va résoudre le problème en remettant du logement déjà existant, en limitant les logements AirBnB. On veut remettre par ce biais 1.500 logements. Nous avons tout un plan pour faire revenir les jeunes à Biarritz."

Karim Guerdane : "Je pense que taper sur AirBnB, ce n'est pas forcément la meilleure solution, même les Biarrots de la classe moyenne ont fait un investissement sur le long terme, on peut les réguler. Nous, on mettrait en place une garantie loyers impayés. Biarritz n'est pas assez attractive en terme économique."

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Je suis favorable à la construction de logements sur Aguiléra, et à Iraty, entre 1.000 et 1.200."

Lysiann Brao : "Cela me fait la sensation que Biarritz a fait un arrêt cardiaque, il y a six ou 12 ans. Cela fait un moment que Biarritz manque de logements. Il faut avoir la volonté de reloger des Biarrots. Cela passe par des taxations des résidences secondaires, cela va mener de l'argent à la commune." 

Guillaume Barucq : "Biarritz est un paradis fiscal, à côté de Bidart ou Guéthary, qui ont déjà appliqué cette surtaxe. Nous, nous proposerons d'utiliser cette surtaxe pour financer une aide à la rénovation des logements et notamment des logements vacants, et un prêt à taux zéro pour aider à acheter à Biarritz."

Maider Arosteguy : "On n'est pas en Union soviétique, on ne peut pas obliger un propriétaire à vendre son logement, plutôt que de punir, il faut savoir que les résidences secondaires ce sont des gens qui vivent à Pau, Toulouse, Bordeaux et qui font vivre Biarritz. Il faudrait inciter les propriétaires à mettre leur logement en location avec une fiscalité attractive, mais cela passe par une modification de la loi."

Karim Guerdane : "Je suis d'accord avec Maider Arosteguy.  On a le levier aussi sur la taxe foncière, oui c'est l'existant."

Nathalie Motsch : "Aujourd'hui on a un système de résidences 'secondes', on ne peut avoir qu'une résidence principale, on a des couples qui vivent entre deux villes, et de fait l'une des deux est secondaire, mais dans certaines familles, les enfants sont scolarisés ici, il faut donc être prudent."

Faut-il lutter contre l'érosion ou laisser comme ça ?

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Sur le parcours de golf d'Ilbaritz, il y a une partie qui va disparaître, c'est une réalité, on ne peut pas s'opposer à la mer, il y a une partie de Biarritz qui doit être protégée, mais dans certaines zones, il faut laisser faire."

Michel Veunac : "Nous avons fait avec les communes de la côte une stratégie du trait de côte pour définir sur chaque zone s'il fallait défendre la zone ou laisser faire la nature. C'est de la protection active devant le casino, et c'est du laisser faire sur des zone plus menacées, les trois trous du golf d'Ilbaritz sont perdus."

Maider Arosteguy : "On n'utilise pas assez nos entrepreneurs innovants pour protéger notre littoral."

Guillaume Barcuq : "Biarritz s'est construite en défendant sa côte, sinon on serait sous l'eau. Mais il faut déterminer où et comment. Mais Il faut préserver les spots de surf."

Lysiann Brao : "Je tiens à signaler l'urgence climatique dans laquelle on est, il n'y a pas que l'érosion, je n'ai jamais connu autant de tempêtes, d'inondations, il faut se métamorphoser, et être réactifs par rapport à tout ça. Il va falloir se mettre autour d'une table faire des scénarios, de voir comment cela va évoluer en fonction de l'augmentation des degrés."

Karim Guerdane : "Les moratoires doivent être faits avec des professionnels, il y a des spécialistes pour ça."

Nathalie Motsch : "On vise une excellence environnementale. Tout ceci a déjà été décidé fin 2016, on protège la côte, et on se retire au niveau d'Ilbaritz parce qu'on est pas en zone urbaine."

La qualité des eaux de baignade : faut-il passer au réseau séparatif ?

Maider Arosteguy : "Cela n'est pas l'alpha et l'oméga, mais c'est le chantier majeur, il est très long. Cela prendra entre 20 et 25 ans, ce sont des coûts à 220 millions d'euros. Je pense que pour la santé des Biarrots on peut dépenser autant."

Michel Veunac : "C'est une folie, éventrer la ville pendant 30 ans, qui coûtera entre 250 et 300 millions d'euros alors qu'en même temps des solutions technologiques qui existent déjà peuvent compenser un réseau séparatif. La mise en place de ce système séparatif imposerait à chaque Biarrot une connexion au réseau, qui créerait des dépenses à chacun et puis l'ARS qualifie depuis trois ans nos plages de qualité excellente."

Lysiann Brao : "Cette eau, elle est dégueulasse. Oui, nous sommes pour la séparation, même si oui ça prend du temps. A chaque fois qu'il y aura des travaux sur la voirie, on mettra le double réseau. Et à côté de ça, on développera des récupérateurs d'eau de pluie."

Nathalie Motsch : "C'est la pire idée qu'on puisse avoir. C'est un urbanisme désuet et ringard, ça ne se fait plus nulle part. L'important c'est de rendre à la terre sa fonction d'éponge. Plus la ville sera verte plus les eaux de pluies seront absorbées par la terre. Quand il pleut beaucoup, il y a des déversement dans l'océan, si l'eau est captée dans des matériaux perméables, poreux, ça permet un résultat sur un mandat."

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Il faut être réaliste. Quand on connait bien Biarritz, on sait déjà que le sol est déjà une éponge, et on sait déjà que le sous-sol de Biarritz est déjà gorgé d'eau. La solution immédiate c'est en fait que l'agglo construise des réservoirs de stockage qui vont régler le problème."

Guillaume Barucq : "Ce problème est politique, car Michel Veunac dit que tout va bien. Les problèmes ne sont pas résolus. Il faut dé-imperméabiliser les sols, comme à Kléber, il faut aussi faire des bassins de rétentions supplémentaires. Le séparatif il faut y aller, mais pas tout d'un coup."

Karim Guerdane : "Tout cela ne réglera en rien la qualité des eaux de baignade, il faut se poser le problème de ces industries en sortie d'Adour qui polluent. Et quand allons nous poser la question aux villes voisines de ce qu'il en est de leur réseau d'assainissement." 

La mobilité

Karim Guerdane : "On ne peut pas tout faire, on pourra satisfaire tout le monde dans une idée de compromis. On ne pourra pas installer des pistes cyclables sécurisées partout, je propose qu'on fasse un trajet."

Maider Arosteguy : "Le trambus est fait, il ne résout aucun des problèmes des Biarrots qui veulent se déplacer dans leur ville ou faire leur trajet en dehors, vers l'aéroport, etc... Il faudra procéder à une réflexion d'ensemble pour savoir quelle partie de la ville rendre piétonne, laquelle pour les vélos et laquelle pour les voitures. Les Biarrots sont très attachés à leur navette, il faut les faire aller dans des endroits où elles ne vont pas."

Lysiann Brao : "J'étais contente de la mise en place du trambus et j'ai vu que c'était impossible à utiliser pour mon quotidien, même chose pour les vélos en location. Pas de site propre à Biarritz, pas de piste cyclable, on risque sa vie quand on fait du vélo à Biarritz, il va falloir piétonniser les centres de quartier en concertation avec les habitants."

Michel Veunac : "Il faut développer les navettes. Il faut établir un code de la rue, comment partager l'espace public."

Guillaume Barucq : "A l'heure actuelle on a de gros problèmes, il faut régler les problèmes de voiture et créer des parkings de délestages pour pouvoir poser sa voiture, et à l'entée du centre, qu'on pourra piétonniser. Il nous faudra un trambus qui ira jusqu'à la gare, mais aussi une navette des plages, et de vraies pistes cyclables en site propre."

Nathalie Motsch : "Notre ville est arrivée au bout du bout de l'aménagement urbain, il faudra un grand plan mobilité, il faudra doubler les navettes, on propose c'est de réaménager l'espace public pour mieux vivre ensemble."

Jean-Benoit Saint-Cricq : "Nous avons prévu des navettes gratuites pour tous les quartiers, sur les trottoirs, c'est un carnage, il faudra tout refaire."

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