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Politique
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Grand Débat - Emmanuel Macron à Bordeaux avec les maires de Gironde : ce qu'on peut retenir

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Emmanuel Macron, en visite à Bordeaux, a rencontré ce vendredi matin les maires des chefs-lieux de canton de la Gironde, dans le cadre du Grand Débat. Les échanges, qui ont duré trois heures, ont porté sur les services publics, Ford, les gilets jaunes, etc. On vous fait un résumé.

Emmanuel Macron devant les maires de Gironde ce vendredi.
Emmanuel Macron devant les maires de Gironde ce vendredi. © AFP - Caroline BLUMBERG

Bordeaux, France

Le chef de l'Etat a discuté ce vendredi matin à Bordeaux pendant plus de trois heures avec plusieurs dizaines de maires de Gironde en présence de plusieurs autres élus de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine. Assis à côté d'Alain Juppé, qui passe ce vendredi sa dernière journée de maire de Bordeaux, le président a écouté les question des maires, limitées à deux minutes, pendant deux heures. Emmanuel Macron a ensuite pris le micro pour répondre. Voici ce qu'on peut en retenir.

Ford 

La maire d'Eysine, Christine Bost, réagissant au refus de Ford d'accepter le rachat de son usine de Blanquefort, a demandé au président d'amender la loi Florange, pour que les entreprises qui ont reçu de l'argent public, et qui font des bénéfices restituent a minima le foncier aux territoires lorsqu'elles décident de fermer. "La loi aujourd'hui nous permet d'obliger l'entreprise à payer la revitalisation", a répondu Emmanuel Macron. "On doit être aux cotés du territoire et des anciens salariés du site", a-t-il poursuivi. Le président de la République a parlé notamment de présenter à ces derniers rapidement des offres d'emploi ou des formations qualifiantes permettant de répondre aux besoins d'emplois dans la région. La veille, à Pessac, Emmanuel Macron avait condamné le "cynisme" de Ford.

Services publics 

Gérard César, président de l'association des maires de Gironde, a été le premier à prendre la parole. Le maire Les Républicains de Rauzan a demandé un moratoire sur la fermeture des services publics. "Le moratoire ne peut pas être la bonne réponse, car il faut pouvoir accompagner nos démographies. Je souhaite en revanche qu'il y ait plus de concertation dans l'évolution des services publics", a répondu Emmanuel Macron. "Je souhaite que l'Etat repense son organisation, et engage un fort mouvement de déconcentration et qu'en même temps on re-réfléchisse à notre cartographie des services. On a beaucoup trop gardé de fonctionnaires de circulaires et pas de fonctionnaires de guichets", a-t-il ajouté. 

Daniel Barbe, le maire PS de Blasimon, et président de l'association des maires ruraux de Gironde avait appelé à "un maillage équilibré" des écoles rurales. "Jamais les regroupements pédagogiques ne seront obligatoires", a promis Emmanuel Macron. "On va continuer à innover." Daniel Barbe a également évoqué la nouvelle hausse des prix du carburant qui pourrait de nouveau mettre le feu aux poudres.

Taxe d'habitation

La suppression de la taxe d'habitation a également été mise au centre du débat. "Là où sont les territoires en difficulté, c'est là où la taxe d'habitation la plus élevée. C'est un impôt qui est injuste géographiquement et socialement", a répondu Emmanuel Macron, en reconnaissant qu'il "plaid[ait sa] cause". Le président avait en préambule rappelé que cette taxe n'était payé que par un Français sur deux.

Mobilité

"Quand je regarde ces dernières décennies, on a mis beaucoup d'argent sur les infrastructures de transports entre les grandes villes et Paris. [...] Nous allons concentrer nos investissements dans les infrastructures du quotidien", a affirmé Emmanuel Macron, laissant une nouvelle fois entendre que s'il y avait un choix à faire, la prolongation de la LGV au-delà de Bordeaux ne serait pas prioritaire.

Le président répondait notamment à Alain Rousset, qui évoquait plusieurs problèmes dans le département de la Gironde : celui de la mobilité, et de la concentration de l'emploi dans la métropole bordelaise, et celui de la santé et notamment en milieu rural. En introduction, le président de la région avait appelé de ses vœux une augmentation du permis de chasser (Emmanuelle Wargon, secrétaire d'état en charge de l'écologie était présente dans la salle).

Gilets jaunes

Marcel Berthomé, le maire de St-Seurin-sur-l'Isles, s'est notamment exprimé sur les gilets jaunes, alors que la mobilisation est forte en Gironde et notamment à Bordeaux depuis quinze semaines. Le doyen des maires de France, âgé de 97 ans, a rappelé qu'il avait servi dans l'armée pendant 30 ans, de 1938 à 1968 : "Moi j'appelle des gilets jaunes des rebelles." Le président lui a répliqué : "Vous avez rappelé la force d'âme qu'a toujours eu la nation française. [...] Aujourd'hui, le pays a besoin d'un retour au calme. Comme vous, je pense que la situation que nous vivons n'est plus compréhensible par nos concitoyens. [...] Une société démocratique où plus aucun compromis n'est possible, où chacun dit son désaccord chaque samedi [...] à la fin c'est la négation de la démocratie."

Le président est également revenu sur les manifestations du samedi : "Interdire les manifestations serait sans effet. J'ai décidé de ne pas revenir à l'état d'urgence. C'aurait été une erreur. [...] Nous avons la possibilité au niveau local d'interdire des zones. La seule solution, c'est le discernement et la morale collective." 

Emmanuel Macron est arrivé en Gironde ce jeudi. Dans la soirée, il s'est invité à un grand débat organisé dans un gymnase de Pessac avec 400 femmes. L'une d'entre elle, Nathalie, une habitante de Marcheprime et "gilet jaune" de la première heure, a offert au président de la République un pendentif avec un mini-gilet jaune. Emmanuel Macron a accepté le cadeau mais refusé de le porter.

Dernier jour de maire d'Alain Juppé 

C'est le dernier acte d'Alain Juppé en tant que maire de Bordeaux. Il doit en effet remettre sa démission au préfet dans l'après-midi, avant d'être nommé au Conseil Constitutionnel le 11 mars. Lors de son propos d'introduction ce vendredi matin, Alain Juppé, après avoir eu un mot d'hommage pour Michel Sainte-Marie, l'ancien maire de Mérignac, récemment décédé, a tenu ces propos sur les maires : "Contrairement à ce que l'on entend, nous aimons ce que nous faisons, alors écoutez-nous, appuyez-vous sur nous - enfin sur eux - car nous sommes, d'une certaine manière, la colonne vertébrale de la République." Le maire de Bordeaux avait précédemment rencontré le Chef de l'Etat en tête-à-tête dans la matinée. Emmanuel Macron avait également discuté en privé avec Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine.

Les différents déplacements d'Emmanuel Macron dans le cadre du Grand Débat - Visactu
Les différents déplacements d'Emmanuel Macron dans le cadre du Grand Débat © Visactu -
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