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Politique

En Finistère, une partie des marcheurs grince des dents

vendredi 28 septembre 2018 à 19:43 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel

La République En Marche organise sa journée départementale aujourd'hui à Pleyben. Le mouvement lancé par Emmanuel Macron et aujourd'hui dirigé par Christophe Castaner fait pourtant face à quelques remous dans le département. Querelles d'ego ou problème plus profond ?

Pierre Karleskind, le référent départemental d'En Marche dans le Finistère
Pierre Karleskind, le référent départemental d'En Marche dans le Finistère - Capture d'écran Facebook

Finistère, France

"C'est que du copinage". Louis Ménard est assez catégorique. Lui était l'un des premiers marcheurs, à Quimper. Il a fait le choix dimanche dernier de quitter un mouvement qui ne lui convient plus, alors qu'il en a été l'un des animateurs les plus actifs. Sur les réseaux sociaux notamment. Il reproche au parti d'avoir perdu ce qui faisait son originalité. "On nous impose des personnes que personne n'a désigné, le mouvement est devenu trop vertical".

Nous ne ferons pas des listes monolithiques La République En Marche - Pierre Karleskind

En Marche fait-il là son épreuve du feu ? Finalement, les échéances européennes et municipales seront les premières élections "post-état de grâce" et la machine électorale a parfois besoin d'un peu de stratégie. Pour cela il faut aussi de l'expérience politique. Comment les prochaines listes se décident-elles ? Pierre Karleskind, le référent départemental, conteste l'idée de copinage entre anciens du PS.

"Est-ce que ce seront des accords avec les appareils politiques ? Je ne sais pas. Aujourd'hui la logique est de faire avec ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d'En Marche, les progressistes. Des accords d'appareils, ce n'est pas l'objectif, l'objectif c'est de faire avec ceux qui sont de bonne volonté. Nous ne ferons pas des listes monolithiques La République En Marche !"

Je vais créer une nouvelle structure, où on pourra aborder tous les sujets en toute liberté, et nombre de marcheurs sont prêts à me suivre - Virginie Loisel animatrice de comité à Quimper

A cette différence politique, s'ajoute aussi des querelles de leadership local. Virginie Loisel, l'une des premières animatrices de comité à Quimper regrette aussi que la parole ne soit pas aussi libre qu'elle le voudrait. Selon elle, elle doit aujourd'hui "avant de parler à la presse, passer par mon référent (ndlr : Pierre Karleskind). _C'est problématique et symptomatique_. Donc je vais rester En Marche ! Mais je reprends ma liberté de parole, et je vais créer une nouvelle structure à côté, et j'ai nombre de marcheurs qui sont prêts à me suivre". Réponse du référent : "à Quimper, nous avons quelqu'un qui s'est de lui-même mis en dehors du fonctionnement de La République En Marche" indique Pierre Karleskind. Le divorce semble donc consommé. 

Journée de discussion à Pleyben ce samedi

De ces problèmes-là, discutera-t-on ce samedi à Pleyben, où s'ouvre la journée de La République En Marche dans le Finistère ?  Demi-journée, plutôt, puisque le programme annonce un début des discussions à 10h, et la fin vers 12h30.  Dans le département, le mouvement revendique 3300 adhérents, et 28 comités locaux.