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Politique

En Ile-de-France, une partie du budget handicap va financer une étude sur l'avenir des autoroutes

dimanche 8 juillet 2018 à 12:22 Par Isabelle Piroux, France Bleu Paris et France Bleu

Valérie Pécresse pioche dans le budget handicap pour financer une consultation d’urbanisme sur les autoroutes, dénoncent des élus d’opposition au conseil régional. La région accuse le groupe Alternative écologique et sociale de monter l’affaire en épingle pour des raisons politiciennes.

Les 730 000 euros vont servir à financer une étude sur les autoroutes
Les 730 000 euros vont servir à financer une étude sur les autoroutes © Maxppp - James Hardy

Île-de-France, France

Début juillet lors de la commission permanente, les élus du groupe Alternative écologiste et sociale découvrent que Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France et Stéphane Baudet, vice-président en charge des transports, vont dépenser un million d’euros pour financer la Consultation internationale sur le devenir des autoroutes, lancée par le forum Métropolitain du Grand Paris.

Mais comme le budget consacré aux études est insuffisant, la région Ile-de-France a décidé de piocher dans l'enveloppe dédiée aux transports à la demande des personnes handicapées.  Une somme de 730.000 euros. La région cofinance en effet le service PAM avec les huit départements franciliens et Ile-de-France Mobilité.

« Un scandale », pour Mounir Satouri le président du groupe Alternative écologiste et sociale pour qui « c’est un signal négatif envoyé aux  personnes en situation de handicap dans notre région. L’isolement et le manque de mobilité des personnes handicapés  est un sujet trop sérieux pour qu’on réduise les budgets »

L’exécutif régional de son côté dénonce une présentation caricaturale. Chaque année, le budget destiné à financer le dispositif PAM est légèrement supérieur au besoin constaté. « Comme l’an dernier, on a budgété 14 millions d’euros alors que les dépenses prévues cette année seront du même ordre de grandeur qu’en 2017, c’est-à-dire 12 millions d’euros» explique Pierre Deniziot, conseiller Régional et délégué chargé  du handicap auprès de la présidente de la région. « Il n’y a donc pas de réduction de service, c’est de l’argent qui ne va pas être utilisé».

Pierre Deniziot qui reconnaît que le dispositif PAM pourrait être amélioré. Aujourd’hui trop de personnes handicapées en sont exclues et la qualité du service laisse quelque fois à désirer. D’ailleurs, la région et Ile-de-France mobilité travaillent à la refonte du dispositif afin d’améliorer le service rendu dès janvier prochain, annonce-t-il.

Une explication qui passe mal auprès des personnes handicapés

Claude Boulanger est membre du Comité Entente, qui réunit toute les associations franciliennes de personnes handicapées et leurs familles. Il est par ailleurs membre du CESER, le Conseil économique, social et environnemental régional, et il s’étonne : « Pourquoi ne dépense-t-on pas plus dans la limite des fonds ? », alors que de nombreuses personnes sont encore en liste d’attente pour bénéficier de ce service. 

Et pourquoi cette mesure passe en catimini ? «Lorsque nous avons appris en commission permanente, début juillet, alors que beaucoup de gens sont déjà partis en vacances, que l’exécutif régional avait décidé de piocher dans la ligne des transports spécialisés PAM pour aller abonder une étude sur les autoroutes, nous avons été tout simplement stupéfaits. On est habitué à ce que l’été soit propice à de mauvaises nouvelles, des augmentations de prix ou des votes de lois controversées, mais on ne s’attendait à retrouver ces pratiques à l’échelon régional, surtout au moment où la région annonce un vaste plan de mesure pour promouvoir une région solidaire », regrette-t-il.