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Politique

EN IMAGES - L'hommage de La Rochelle à son maire Michel Crépeau, disparu il y a 20 ans

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Quelques centaines de personnes, dont un ancien Premier ministre, Lionel Jospin, ont rendu hommage samedi matin à une figure incontournable de La Rochelle, son député-maire Michel Crépeau, emporté par une crise cardiaque il y a tout juste 20 ans.

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées sous le soleil pour un hommage à Michel Crépeau, 20 ans jour pour jour après sa disparition.
Quelques centaines de personnes se sont rassemblées sous le soleil pour un hommage à Michel Crépeau, 20 ans jour pour jour après sa disparition. © Radio France - Julien Fleury

La Rochelle, France

L'hommage à Michel Crépeau, décédé il y a 20 ans d'une crise cardiaque à 68 ans, a débuté samedi matin devant sa tombe, dans le petit cimetière de Saint-Maurice. Près de 150 "amis" se sont réunis pour couvrir sa tombe de fleurs multicolores. Parmi eux, le maire de La Rochelle Jean-François Fountaine, et le député de La Rochelle, Olivier Falorni. Autrefois alliés, les deux hommes issus de la gauche sont désormais concurrents en vue des prochaines élections municipales. Mais tous deux se réclament de l'héritage de Michel Crépeau. En attendant, c'est une femme, Colette Chaigneau, qui a lancé les cérémonies.

Colette Chaigneau a été suppléante de Michel Crépeau lors des législatives de 1981, elle a siégé à l'Assemblée nationale durant cinq ans quand le maire de La Rochelle a été nommé ministre de François Mitterrand. "Un journaliste a dit que je m'étais fondu dans mon maître à penser, et c'est vrai. Je lui ai toujours fait confiance" assure aujourd'hui Colette Chaigneau qui se souvient très bien comment Michel Crépeau l'a convaincue de s'engager : "Il m'a dit : mais qu'est-ce que c'est de faire de la politique ? C'est utiliser tout ce qu'on a de cœur et d'intelligence, pour rendre la société plus juste et le monde meilleur. Comment voulez-vous refuser ?"

Le Rétais Lionel Jospin présent dans la foule

Vers 11h, une grande silhouette familière apparaît à la pointe du Gabut, près du monument en hommage à Michel Crépeau posé il y a dix ans à l'entrée du chenal d'accès à La Rochelle. C'est Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre, qui vient en voisin, lui qui a une maison sur l'île de Ré. Lionel Jospin était aux commandes lorsque Michel Crépeau est mort en 1999, foudroyé par une crise cardiaque en pleine Assemblée nationale. C'est lui qui avait prononcé l'éloge funèbre à La Rochelle, avec notamment cette formule: "Rarement un homme se sera à ce point identifié à sa ville. Rarement une cité se sera reconnue à ce point dans son maire."

Place aux discours. Difficile de rester objectif face à une figure aussi complexe et consensuelle que Michel Crépeau. Colette Chaigneau, mais Dominique Bussereau, le président de la Charente-Maritime, rappellent la grande oeuvre de celui qui est resté maire de La Rochelle durant 28 ans : l'université, créée officiellement en 1999. Mais Michel Crépeau avait obtenu que la première pierre soit posée dès 1992 par François Mitterrand, venu accompagné du chancelier Helmut Kohl à l'occasion d'un sommet franco-allemand.

Hommages de la gauche, comme de la droite

De son côté, Jean-Michel Baylet, ancien patron du PRG (formation présidée en son temps par Michel Crépeau) rappelle l'aventure de la présidentielle de 1981, quand Michel Crépeau se déclare candidat. "Nous avions été convoqués par François Mitterrand, pour nous dire que c'était risqué pour la gauche. En sortant, je doutais, et j'ai demandé à Michel ce qu'il fallait faire. Il m'a répondu : on continue !" Une preuve s'il en fallait d'un caractère bien trempé.

Même à droite, difficile de trouver une voix dissonante. Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime, joint sa voix aux louanges déjà exprimées, marqué notamment par les talents oratoires de Michel Crépeau, mais aussi par son bilan de maire bâtisseur, mais écolo avant l'heure. "Il nous bluffait ! Il a toujours été plus moderne que son époque, et il a certainement inventé l'écologie urbaine." Dominique Bussereau qui veut aussi saluer son amour de la mer, et de l'Europe avec cette phrase : "Je ne voudrais pas que mes petits-enfants pataugent dans la boue de Verdun."

Un héritage disputé

De son côté, le député Olivier Falorni, rappelle cette formule prononcée par Michel Crépeau à la tribune de l'Assemblée nationale à propos de l'engagement politique : "avoir les pieds sur terre et le cœur dans les étoiles". Pour Olivier Falorni, la leçon de Michel Crépeau c'est que pour être élu local, "il faut aimer les gens, sinon on fait autre chose". Difficile de ne pas y voir le reproche formulé il y a quelques mois à l'encontre de Jean-François Fountaine.

Ce dernier, très alerte, réplique en invoquant un autre héritage de Michel Crépeau : "l'esprit de rassemblement". "Il avait un conseil municipal très large, rassemblant des personnalités aux parcours extrêmement différents." Difficile, aujourd'hui encore à La Rochelle, d'échapper à la figure tutélaire qu'est Michel Crépeau, ressortie à chaque élection. Pourtant, "il n'y a pas d'héritage, veut croire Jean-François Fountaine. On n'hérite pas d'une ville, chacun à son parcours, mais il y a des valeurs qui restent partagées."

Concert de louanges à Michel Crépeau, venus aussi bien de la droite que de la gauche. Dans la foule, Lionel Jospin, Dominique Bussereau, ou encore l'ancien député-maire Maxime Bono. - Radio France
Concert de louanges à Michel Crépeau, venus aussi bien de la droite que de la gauche. Dans la foule, Lionel Jospin, Dominique Bussereau, ou encore l'ancien député-maire Maxime Bono. © Radio France - Julien Fleury
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