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Politique

Municipales : en Indre-et-Loire aussi, la circulaire Castaner fait polémique

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Par , France Bleu Touraine

Cette circulaire prévoit d'exclure du calcul des forces politiques au niveau national toutes les communes de moins de 9000 habitants pour les élections municipales de mars 2020. La très grande majorité des communes d'Indre-et-Loire est concernée.

Seuls les résultats obtenus dans les 12 plus grandes villes d'Indre-et-Loire seront prises en compte dans le calcul national des forces politiques
Seuls les résultats obtenus dans les 12 plus grandes villes d'Indre-et-Loire seront prises en compte dans le calcul national des forces politiques © Maxppp - Vincent Isore

A moins de deux mois des municipales, c'est une circulaire qui fait beaucoup parler, qui fait même hurler l'opposition ! Celle du ministère de l'intérieur qui prévoit que seules les listes des villes de plus de 9000 habitants auront une étiquette politique. En clair, cela veut dire qu'au soir du second tour, le 22 mars prochain, le score de chaque formation politique au niveau national ne sera calculé que sur la base des résultats de 4% des villes françaises, exit donc les votes de 96% des autres communes. Jusqu'ici, c'était le cas pour les municipalités de moins de 1000 habitants. Cette fois donc, plus d'un électeur sur 2 verra son vote compter pour sa propre ville, mais plus dans le décompte politique au niveau national.  

"Ca me dérange car c'est pas démocratique" - Michèle, une habitante de Ballan-Miré

L'opposition accuse le gouvernement de manipulation. Pour elle, c'est une manière de gonfler artificiellement les scores de LREM, le parti présidentiel, réputé moins fédérateur dans les petites communes. Chez nous, seuls les résultats obtenus dans les 12 plus grandes villes d'Indre-et-Loire seront ainsi pris en compte dans le calcul national. Et ça fait déjà râler les principaux concernés. Comme à Ballan-Miré. Avec ses 8200 habitants, la commune est juste en-dessous de la limite fixée par le gouvernement. Michèle et Olivier ont voté Emmanuel Macron lors de la présidentielle, ils le soutiennent encore, en partie, et pourtant ils ne voient pas pourquoi leurs votes ne feraient pas partie du calcul des forces politiques au niveau national. "Oui ça me dérange car c'est pas démocratique. C'est pas le reflet de ce qui se passe, des gens qui ont voté pour Macron et qui ne voteraient plus pour lui. C'est de la manipulation électorale". 

Un avis partagé par le maire de Luynes, Bertrand Ritouret. Lui est étiquetté LR, mais sa liste ne le sera pas. Pourtant, lui aussi voit dans tout ça une sorte de tambouille électorale. "C'est pas le reflet de ce que vote la France. _C'est peut-être pour ça qu'il y a aussi beaucoup d'éloignement entre le citoyen et le reste de la vie parisienne ou des grandes villes_". 

"Ce n'est pas de la tambouille" - Philippe Perruchon, le référent LREM dans le département

Il ne faut y voir aucune manipulation se défend le référent LREM dans le département Philippe Perruchon, juste le signe selon lui que l'époque a changé. "La réalité de la constitution des listes, c'est qu'on a une majorité de listes pas étiquetées aujourd'hui. Les gens n'en veulent plus de cet étiquetage. Il y a beaucoup de listes citoyennes, beaucoup de gens qui sont de bords différents et qui se réunissent sur des listes. Il n'y a pas que l'identité de la tête de liste, il y a tout le reste derrière". 

Le secrétaire fédéral du PS en Indre-et-Loire regrette, lui, un manque total de concertation, "une décision jupitérienne qui tombe comme ça" résume-t-il.

Cette circulaire du ministère de l'intérieur est d'ailleurs attaquée en justice par deux conseillers municipaux LR. Leur recours en référé sera examiné vendredi prochain par le Conseil d'Etat. 

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