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En Moselle, 500 gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité des électeurs

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Par France Bleu Lorraine Nord

Les électeurs votent ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle, dans un contexte de menace terroriste. L'attentat sur les Champs-Elysées n'a fait que confirmer la nécessité d'un renfort des forces de l'ordre. En Moselle, 450 gendarmes et 60 réservistes seront déployés.

Image d'illustration
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"On n'est pas dans un pays en guerre, il n'y pas de kalachnikovs à chaque coin de rue, il faut arrêter de paniquer", sourit Annie, non sans une pointe d'agacement. Cette mère de trois enfants n'a loupé aucune élection et ce n'est pas le contexte de menace terroriste qui va lui faire changer ses habitudes électorales. Alors ce dimanche, elle ira voter, sans se soucier de sa sécurité. "On n'est jamais à l'abri, de toutes façons. Ça peut arriver à Metz, à Nancy Paris. C'est bien arrivé à Nice l'été dernier, donc je pense qu'on est tous concernés", souligne la Messine de 50 ans.

Annie, ici avec sa fille Caroline, ne s'est jamais abstenue et elle ne compte pas changer ses habitudes électorales à cause de la menace terroriste
Annie, ici avec sa fille Caroline, ne s'est jamais abstenue et elle ne compte pas changer ses habitudes électorales à cause de la menace terroriste © Radio France - Maïwenn Bordron

A Metz, comme dans ses environs, les électeurs semblent bien déterminés à se rendre au bureau de vote. Joëlle habite à Pommerieux, un village de 700 habitants, situé au sud de Metz. Elle en est persuadée, les petites villes ne sont pas la cible des terroristes, qui visent plutôt de grandes métropole, comme Paris ou Nice.

"Ça serait quand même le plus grand des hasards qu'on s'attaque à ce petit village" (Joëlle, une habitante de Pommerieux, un village près de Metz)

Claude, lui, vit à Verny, une commune de 2000 habitants située au sud de Metz. " La France a déjà vécu d'autres moments difficiles. Je crois qu'il faut continuer à vivre et à entretenir notre démocratie", s'indigne ce retraité de 77 ans. Face aux craintes que pourraient avoir les électeurs au moment de se rendre au bureau de vote, le colonel Eric Bammé, à la tête du groupement de gendarmerie départementale de la Moselle, se veut rassurant : " Le dispositif de sécurité n'a pas été revu par rapport aux derniers événements sur Paris, nous avions déjà anticipé ce scénario. Depuis les attentats de 2015/2016, nous avons changé de paradigme. La mission prioritaire du policier et du gendarme, c'est de lutter contre le terrorisme."

Consignes de sécurité dans les bureaux de vote

Les forces de l'ordre ont contacté l'ensemble des présidents de bureaux de vote du département. La procédure à suivre en cas d'incident leur a par exemple été détaillée. Il faut éviter que des files d'attente se forment à l'extérieur. Au moindre doute, il suffit de composer le 17 pour que les forces de l'ordre puissent réagir au plus vite. Grâce au déploiement de 450 gendarmes et de 60 réservistes dans toute la Moselle, aucun des 102 bureaux de votes que compte le département ne sera isolé. Toutes les voitures des gendarmes sont désormais géolocalisées : il est donc facile d'envoyer rapidement une équipe si un incident est signalé. Ce dispositif sera mis en place pour chacun des scrutins, le premier puis le second tour de l'élection présidentielle, mais également pour les législatives ou encore les sénatoriales.

Les électeurs mosellans face à la menace terroriste : un reportage de Maïwenn Bordron

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